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AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2304612

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2304612

mercredi 8 novembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2304612
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantRODIER & HODE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 18 avril 2023 et le 23 juin 2023, la commune de Livry-Gargan, représentée par le cabinet ADAES Avocats, agissant par Me Corneloup, demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l'article R. 541-1 du code de justice administrative :

1°) de condamner in solidum les sociétés Osmose Ingénierie, Jean Lefebvre et

Parcs et Sports à lui payer une somme de 931 729,73 euros à titre de provision ;

2°) de condamner in solidum les sociétés Osmose Ingénierie, Jean Lefebvre et Parcs et Sports au paiement d'une somme de 4 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- elle a lancé un appel public à concurrence pour un marché de travaux relatif à la réalisation d'un terrain de football homologué en gazon synthétique et ses annexes divisé en six lots, la société Jean Lefebvre, mandataire d'un groupement avec Technifence et Parcs et Sports, a été attributaire du lot n° 5 relatif au " terrassement - VRD - Terrain de grand jeu " ;

- des désordres ont rapidement été constatés sur le terrain synthétique après sa réception le 30 novembre 2016 du fait de multiples trous sur sa surface ;

- une ordonnance du Président du tribunal administratif de Montreuil a désigné le

13 mai 2020 un expert pour déterminer l'étendue des désordres, leurs causes, les responsabilités et les travaux réparatoires ;

- dans son rapport final remis le 25 avril 2022, l'expert a procédé à une répartition des responsabilités pour la reprise financière des désordres en la fixant à 30 % pour la société Osmose Ingénierie, à 30 % pour la société Jean Lefebvre et à 40 % pour la société

Parcs et Sports, le montant total des travaux de reprise augmenté de la mission de maîtrise d'œuvre étant évalué à 1 035 255,25 euros TTC ;

- la commune a supporté le coût de réparations temporaires du terrain et des frais d'expertise à hauteur de 33 686,64 euros TTC ;

- la commune ne dispose pas de fonds propres suffisants pour financer ces travaux qui doivent être réalisés rapidement pour permettre d'assurer la continuité du service public des sports ;

- le juge du référé provision peut s'appuyer sur les conclusions d'un rapport d'expertise judiciaire pour déterminer qu'une provision n'est contestable ni dans son principe, ni dans son montant ;

- le principe de la provision n'est pas sérieusement contestable dès lors que la responsabilité des constructeurs peut ici être engagée sur le fondement décennal dès lors que les désordres rendent l'ouvrage impropre à sa destination et la responsabilité du maître d'œuvre peut également l'être sur le fondement contractuel du manquement au devoir de conseil après la réception des ouvrages ou de la faute dans la conduite générale du chantier ;

- le montant de la provision sollicitée n'est pas plus sérieusement contestable dès lors qu'il s'établit à 90 % du montant retenu par l'expertise judiciaire ;

- la condamnation in solidum des sociétés responsables pour avoir concouru à la réalisation de ces dommages est justifiée.

Par un mémoire en défense, enregistré le 5 juin 2023, la société par actions simplifiée (SAS) Jean Lefebvre, représentée par Me Rodier, demande au juge des référés :

1°) de rejeter la requête ;

2°) à titre subsidiaire, de limiter le montant de la provision qui serait allouée à sa fraction non sérieusement contestable d'un montant de 625 228,80 euros TTC ;

3°) à titre très subsidiaire, de condamner in solidum les sociétés Osmose Ingénierie et Parcs et Sports à la relever et la garantir indemne de toute condamnation qui serait prononcée contre elle au bénéfice de la commune de Livry-Gargan, en principal, frais et intérêts ;

4°) de condamner la commune de Livry-Gargan à lui verser la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la demande de provision est sérieusement contestable sur son principe et sur son montant ;

- le montant de la provision sollicitée est excessif et la solution réparatoire retenue va au-delà de la reprise des désordres observés, emportant des surcoûts considérables et méconnaît le principe de la réparation intégrale des préjudices ;

- la solution proposée par le cabinet Technicite constitue un enrichissement sans cause de la requérante ;

- la solution alternative proposée par la société Osmose est acceptable et est significativement moins onéreuse ;

- le projet de reprise complète du plateau va conduire à un gain financier pour la commune ;

- elle est fondée à appeler en garantie d'une éventuelle condamnation la société maître d'œuvre et la société Parcs et Sports dès lors qu'elle n'est intervenue ni dans la conception, ni dans la réalisation du drainage défectueux.

Par ordonnance du 7 juillet 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 21 août 2023.

Vu :

- l'ordonnance n°2003407 du 13 mai 2020 ;

- le rapport d'expertise de M. A, établi 25 avril 2022 ;

- et les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code civil ;

- le code des marchés publics ;

- le code de la commande publique ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Silvy, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. La commune de Livry-Gargan (Seine-Saint-Denis) a lancé en 2015 une consultation pour l'attribution de lots d'un marché public de travaux n° 2016-011 relatif à la construction d'un terrain de football homologué en gazon synthétique situé avenue du Maréchal Leclerc et rue Rabelais sur le territoire de cette commune. Un groupement conjoint constitué de la société à responsabilité limité (SARL) B+C Architectes, mandataire, et des sociétés ARETEC et Osmose Ingénierie, assurait la maîtrise d'œuvre de cette opération, par l'effet d'un acte d'engagement du 27 mai 2015. Le lot n°5 de ce marché relatif au " Terrassement /VRD, terrain de grand jeu " a été attribué à un groupement constitué des sociétés SAS Jean Lefebvre Ile-de-France, mandataire, Parcs et Sports IDF et Technifence SAS par un acte d'engagement daté du

10 mars 2016. La décision de réception est intervenue le 28 septembre 2016 sur formulaire EXE6 sous réserve de l'exécution de certains travaux et prestations avant le 26 novembre 2016, lesquels ont été réalisés. Des désordres sont apparus sur le terrain entre 2017 et 2019 qui ont conduit la commune à saisir le 5 mars 2020 le juge des référés du tribunal administratif de Montreuil d'une demande de désignation d'un expert, lequel a rendu son rapport le

25 avril 2022. Par la présente requête, la commune de Livry-Gargan demande au juge des référés que les sociétés Osmose Ingénierie, Jean Lefebvre et Parcs et Sports soient condamnées in solidum à lui verser une somme de 931 729,73 euros à titre de provision sur le fondement des dispositions de l'article R. 541-1 du code de justice administrative.

Sur les demandes de provision présentées au titre de l'article R. 541-1 du code de justice administrative :

2. Aux termes de l'article R. 541-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, même en l'absence d'une demande au fond, accorder une provision au créancier qui l'a saisi lorsque l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable. Il peut, même d'office, subordonner le versement de la provision à la constitution d'une garantie. ".

3. Il résulte des dispositions précitées de l'article R. 541-1 code de justice administrative que pour regarder une obligation comme non sérieusement contestable, il appartient au juge des référés de s'assurer que les éléments qui lui sont soumis par les parties sont de nature à en établir l'existence avec un degré suffisant de certitude. Dans ce cas, le montant de la provision que peut allouer le juge des référés n'a d'autre limite que celle résultant du caractère non sérieusement contestable de l'obligation dont les parties font état. Dans l'hypothèse où l'évaluation du montant de la provision résultant de cette obligation est incertaine, le juge des référés ne doit allouer de provision, le cas échéant assortie d'une garantie, que pour la fraction de ce montant qui lui paraît revêtir un caractère de certitude suffisant.

4. Il résulte de l'instruction et du rapport d'expertise du 25 avril 2022 que le terrain de football homologué livré le 28 septembre 2016 est affecté de nombreux affaissements, apparus dès le 22 juin 2017, qui le rendent impropre à son usage et ce malgré des travaux de reprise ponctuels réalisés depuis 2017. Il résulte également de ce même rapport d'expertise que l'importance des désordres est telle qu'elle implique une réfection complète de cet équipement. La commune de Livry-Gargan est par suite fondée à soutenir que ces désordres, qui n'étaient pas apparents à la date de la réception, sont à l'origine d'un préjudice dont elle peut rechercher la réparation et il résulte de ses écritures qu'elle entend fonder ses demandes sur la responsabilité décennale des constructeurs et sur la responsabilité contractuelle du maître d'œuvre.

5. Il ressort également des conclusions de l'expertise, suite à plusieurs visites sur le site qui ont permis d'évaluer la résistance du sol et d'inspecter avec une caméra l'état des drains situés sous la pelouse synthétique et destinés à assurer l'évacuation des eaux de pluie, que l'origine des désordres proviendraient d'erreurs de conception et d'exécution de ce réseau de drainage et de la très mauvaise qualité du sol.

En ce qui concerne l'existence d'obligations non sérieusement contestables :

6. En premier lieu, il résulte de l'instruction que la société Parcs et Sports était en charge du drainage du terrain de grand jeux selon le détail quantitatif estimatif (DQE) du lot n°5 versé à l'instruction et non utilement contesté. Il résulte également des constatations de l'expert, non contredites sur ce point, que cette entreprise a commis de nombreuses et importantes erreurs dans l'exécution de sa mission en premier lieu en raison du recours à des drains à cunette de type agricole inadaptés alors que le cahier des clauses techniques particulières (CCTP) du lot n° 5 prescrivait à son article 2.10.1 le recours à des drains à cunette de type routier de diamètre 160 mm. Il résulte également de l'instruction que cette société a entaché la réalisation du réseau de drainage de nombreux défauts d'exécution tels que l'absence de mise en œuvre de manchons entre les différents linéaires de drains ou de T de raccordement des canalisations en épi à la canalisation périphérique ce qui a provoqué des infiltrations à l'origine de la liquéfaction et de l'affaissement du sol et de la déformation du terrain. Ces malfaçons présentent, dès lors, un lien de causalité directe avec les désordres qui affectent ce terrain de sports. L'obligation pour la société Parcs et Sports de réparer les conséquences de ses manquements présente, par suite, dans son principe, un degré de certitude suffisant.

7. En deuxième lieu, la commune fait valoir que l'expert a estimé que la société Osmose Ingénierie devait supporter une part de responsabilité au titre de sa mission de maître d'œuvre pour avoir établi un CCTP inadapté aux besoins, ne pas s'être entouré d'un géotechnicien et ne pas avoir suffisamment suivi les travaux. Il ressort toutefois de la partie " Étude du dossier ", IV-2, de ce même rapport, que la commune de Livry-Gargan avait passé en amont de la réalisation des travaux de construction du stade un marché d'études des sols de ce site à la société Geoexpert, laquelle a remis deux rapports et une étude entre le 30 décembre 2014 et le 28 septembre 2015. La question de l'existence d'une faute imputable à la société Osmose Ingénierie résultant de l'insuffisance des études préalables du sol présente, par suite, une difficulté sérieuse. La seule circonstance, relevée par l'expert, que l'entreprise Geoexpert aurait recommandé le recours à des drains d'un diamètre de 160 mm, ce qui correspond pourtant aux spécifications du CCTP rappelées au point 6, n'est pas plus, en l'état de l'instruction, de nature à révéler avec un degré de certitude suffisant une faute de la société Osmose Ingénierie dans la conception de ce cahier. Enfin, il ne résulte pas de l'instruction que cette société aurait eu connaissance des malfaçons et erreurs commises par la société Parcs et Sports en cours de chantier sans s'y opposer ou appeler l'attention du maître d'ouvrage sur elles et sa responsabilité au titre du défaut de conseil allégué ne présente pas plus un caractère suffisamment certain en l'état de l'instruction (cf. CE, 10 décembre 2020, n°432783 ; CE, 28 janvier 2011, n° 330693 ; CAA Bordeaux, 5 mars 2019, n° 16BX03154).

8. En troisième lieu, la commune fait valoir que la responsabilité de la société

Jean Lefebvre, en charge notamment des terrassements préalables à l'installation du terrain, est engagée dès lors qu'elle a manqué à ses obligations contractuelles, notamment en s'abstenant d'alerter le maître d'ouvrage au sujet du manque de résistance du terrain. Il résulte toutefois de l'instruction et du rapport dont se prévaut la commune que l'expert désigné par le tribunal a procédé à une évaluation de la résistance des sols après quatre années de fonctionnement défectueux du réseau de drainage et la constitution d'accumulation d'eaux dans le sol qui ont provoqué une altération de celui-ci. Si les évaluations faites à la demande de l'entreprise Jean Lefebvre, avant amendement du sol par un traitement à la chaux et le démarrage de ses travaux, établissaient des niveaux de résistance compris entre 20 et 43 Mégapascals (MPa), ceux-ci s'établissaient après mise en œuvre de la couche consolidée à des valeurs comprises entre 32 et 75 MPa. Si l'expert a relevé dans son rapport une très grande variation entre ces deux extrêmes, il ne résulte pas de l'instruction que la valeur minimale de 32 MPa ou l'écart constaté serait contraire aux prescriptions des documents contractuels ou aux règles de l'art. En l'absence de constatation d'une anomalie réelle en ce qui concerne la résistance des sols, la méconnaissance d'une obligation d'information ou de conseil du maître d'ouvrage n'est pas plus établie avec un degré de certitude suffisant. Il résulte de ce qui vient d'être dit que l'obligation dont se prévaut la commune de Livry-Gargan à l'égard de la société Jean Lefebvre présente, en l'état de l'instruction, un caractère sérieusement contestable.

9. Il résulte de ce qui précède que la commune de Livry-Gargan est seulement fondée, en l'état de l'instruction, à se prévaloir de l'obligation de réparer les conséquences de ses malfaçons qui pèse sur la société Parcs et Sports.

En ce qui concerne le montant des préjudices et le montant de la provision :

10. La commune de Livy-Gargan se prévaut d'une estimation du coût des travaux à réaliser émise par la société Technicité, à sa demande et dans le cadre d'une mission d'assistance à maîtrise d'ouvrage, incluant le retrait du gazon synthétique et des terres sur une épaisseur de 40 cm avant un nouveau terrassement de terre complétée d'un traitement à la chaux compactée pour atteindre une résistance de 120 MPa et la mise en place d'une membrane étanche et de drains périphériques de diamètre 200 mm. Une consultation lancée par la commune pour la désignation d'un maître d'œuvre s'est avérée infructueuse et ne permet donc pas de disposer d'une information sur des prix de marchés pour la reprise de cette installation. Toutefois, la solution retenue par cet assistant à maitrise d'ouvrage aboutit concrètement à la reprise à zéro de tous les aménagements réalisés pour la construction de ce terrain de football pour un montant estimé à 1 035 255,25 euros TTC et ce alors que l'acte d'engagement initial du lot n°5 prévoyait un montant forfaitaire de 816 000 euros TTC aux conditions économiques de janvier 2016 tout en incluant des travaux complémentaires significatifs. Il ne résulte pas de l'instruction que d'autres solutions curatives ne sont pas techniquement possibles et satisfaisantes. Par suite, cette évaluation qui se traduirait non pas par la réparation de l'existant mais par la livraison d'un nouvel équipement neuf au maître d'ouvrage ne permet pas d'évaluer le montant de la provision à allouer de manière certaine. Il y a lieu, dès lors, de fixer son montant à une valeur qui revêt un caractère de certitude suffisant par référence aux montants hors taxe prévus pour les prestations à la charge de la société Parcs et Sports dans le DQE du lot n°05 relatives au drainage du terrain de grand jeux (6.1) et à la réalisation du terrain de jeux en gazon synthétique (8.2 à 8.8), soit un montant total de 360 000 euros TTC.

11. Il résulte de l'acte d'engagement du relatif au lot n°5 que le groupement constitué entre les sociétés Jean Lefebvre, Parcs et Sports et Technifence présentait le caractère d'un groupement conjoint et il résulte de ce qui a été dit aux points 6 à 9 qu'en l'état de l'instruction ces deux autres sociétés ne peuvent être regardées avec un degré suffisant de certitude comme ayant concouru à la réalisation fautive du réseau de drainage. Il n'y a pas lieu, dès lors, de prononcer une condamnation in solidum à verser cette provision, qui sera mise à la charge exclusive de la société Parcs et Sports.

12. Il résulte encore de ce qui vient d'être dit qu'en l'absence de condamnation de la SAS Jean Lefebvre, il n'y a pas lieu de faire droit à ses appels en garantie.

Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

13. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".

14. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le juge des référés ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de la société Parcs et Sports la somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la commune de Livry-Gargan et non compris dans les dépens. Dans les circonstances de l'espèce, il n'apparaît pas inéquitable de laisser à la charge de la société Jean Lefebvre les frais exposés par elle et non compris dans les dépens.

O R D O N N E :

Article 1er : La société Parcs et Sports est condamnée à verser une provision d'un montant de 360 000 euros TTC à la commune de Livry-Gargan au titre de la reprise des désordres affectant le terrain de football en gazon synthétique situé avenue du Maréchal Leclerc.

Article 2 : La société Parcs et Sports versera à la commune de Livry-Gargan une somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la société Jean Lefebvre est rejeté.

Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune de Livry-Gargan, à la société Parcs et Sports, à la société Jean Lefebvre et à la société Osmose Ingénierie.

Fait à Montreuil, le 8 novembre 2023.

Le juge des référés,

J.-A. SILVY

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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