LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2306576

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2306576

jeudi 10 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2306576
TypeDécision
Formation11ème chambre
Avocat requérantSOURTY

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 1er juin 2023, M. A C, représenté par Me Sourty, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis, de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de deux mois ou, à défaut, de procéder à un nouvel examen de sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 150 euros par jour de retard et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;

3°) de mettre à la charge de l'État le versement à son conseil de la somme de 1 800 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, relative à l'aide juridique.

Il soutient que :

- la décision est entachée d'un défaut de motivation ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

La requête a été communiquée au préfet de la Seine-Saint-Denis qui n'a pas produit de mémoire en défense.

M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 4 juillet 2023.

Par un courrier du 8 novembre 2024, une demande de maintien de la requête a été adressée à M. C sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative.

Par un courrier enregistré le 13 novembre 2024, M. C a indiqué qu'il entendait maintenir sa requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Caldoncelli-Vidal a été entendu au cours de l'audience publique.

Les parties n'étant ni présentes ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. M. C, ressortissant kosovar né le 28 janvier 1986, est entré sur le territoire français le 4 janvier 2015, selon ses déclarations. Le 1er décembre 2022, il a sollicité la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des articles L. 421-1, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par une décision implicite en date du 1er avril 2023, dont M. C demande l'annulation, le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de faire droit à sa demande.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

2. Aux termes de l'article R.* 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le silence gardé par l'autorité administrative sur les demandes de titres de séjour vaut décision implicite de rejet ". Aux termes de l'article R. 432-2 du même code : " La décision implicite de rejet mentionnée à l'article R.* 432-1 naît au terme d'un délai de quatre mois ". Aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; () ". Aux termes de l'article L. 232-4 du même code : " Une décision implicite intervenue dans les cas où la décision explicite aurait dû être motivée n'est pas illégale du seul fait qu'elle n'est pas assortie de cette motivation. / Toutefois, à la demande de l'intéressé, formulée dans les délais du recours contentieux, les motifs de toute décision implicite de rejet devront lui être communiqués dans le mois suivant cette demande. () ".

3. La décision refusant la délivrance d'une carte de séjour à un étranger constitue une mesure de police qui est au nombre de celles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Par suite, en application des dispositions précitées de l'article L. 232-4 du même code, il est loisible à l'étranger auquel est opposé implicitement, après quatre mois, un rejet de sa demande de titre de séjour de demander, dans le délai du recours contentieux, les motifs de cette décision implicite de rejet. En l'absence de communication de ces motifs dans le délai d'un mois, la décision implicite se trouve entachée d'illégalité.

4. Il ressort des pièces du dossier que M. C a déposé, le 1er décembre 2022, en préfecture, une demande de délivrance de titre de séjour. Il a été mis en possession d'un récépissé le jour même. Le préfet de la Seine-Saint-Denis s'est abstenu de répondre à cette demande dans le délai de quatre mois. Il est réputé avoir pris, le 1er avril 2023, une décision implicite de rejet de sa demande. Par un courrier reçu le 18 avril 2023 par le préfet de la Seine-Saint-Denis, M. C a sollicité la communication des motifs qui en constituent le fondement. Le préfet qui se borne à faire valoir, dans sa lettre du 25 avril 2023, que la demande de l'intéressé est toujours en cours d'instruction, ne peut être regardé comme ayant communiqué les motifs de cette décision implicite dans le délai d'un mois prévu à l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration précité. Par suite, le requérant est fondé à soutenir que la décision attaquée est entachée d'un défaut de motivation.

5. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que M. C est fondé à demander l'annulation de la décision implicite du 1er avril 2023 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de lui délivrer un titre de séjour.

Sur les conclusions aux fins d'injonction sous astreinte :

6. Eu égard au motif d'annulation retenu, l'exécution du présent jugement implique seulement que le préfet de la Seine-Saint-Denis, ou tout autre préfet territorialement compétent, procède à un nouvel examen de la demande de M. C dans un délai de quatre mois à compter de la notification du présent jugement sans qu'il soit besoin d'assortir cette injonction d'une astreinte.

Sur les frais liés au litige :

7. M. C ayant obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale, son avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, relative à l'aide juridique. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État (préfet de la Seine-Saint-Denis) une somme de 1 100 euros, à verser à Me Sourty, avocat de M. C, sous réserve qu'il renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État à la mission d'aide juridictionnelle qui lui a été confiée.

D É C I D E :

Article 1er : La décision implicite de rejet du préfet de la Seine-Saint-Denis en date du 1er avril 2023 est annulée.

Article 2 : Il est enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis, ou à tout autre préfet territorialement compétent, de procéder à un nouvel examen de la demande de M. C dans un délai de quatre mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 3 : L'État (préfet de la Seine-Saint-Denis) versera à Me Sourty, avocat de M. C, une somme de 1 100 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve qu'il renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État à la mission d'aide juridictionnelle qui lui a été confiée.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A C, au préfet de la Seine-Saint-Denis et à Me Sourty.

Délibéré après l'audience du 25 mars 2025, à laquelle siégeaient :

- M. Israël, président,

- M. Marias, premier conseiller,

- Mme Caldoncelli-Vidal, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 avril 2025.

La rapporteure,

Mme Caldoncelli-Vidal Le président,

M. Israël

La greffière,

Mme B

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis ou à tout autre préfet territorialement compétent, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Décisions similaires

TA44Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2408728

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête en annulation d'une décision implicite de rejet d'un visa de réunification familiale pour un enfant mineur. Le tribunal a jugé que la motivation de la décision contestée, qui reprenait les motifs du refus consulaire basés sur l'absence de preuve probante du lien de filiation, était suffisante au regard du code des relations entre le public et l'administration. Il a ainsi écarté le moyen d'insuffisance de motivation soulevé par la requérante.

31/03/2026

TA44Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2312412

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête d'un attaché d'administration demandant l'annulation de son compte-rendu d'évaluation professionnelle. Le juge a estimé que les vices de procédure allégués, notamment l'absence d'annexion de son rapport d'activité au compte-rendu, n'étaient pas de nature à entacher d'illégalité l'acte, car ils n'ont pas exercé d'influence sur la décision ni privé l'agent d'une garantie. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique, du décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010 et de l'arrêté du 18 mars 2013.

31/03/2026

TA44Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2300373

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête du syndicat SNUDI-FO 53 visant à faire reconnaître le droit des enseignants du premier degré de la Mayenne à un service effectif de médecine préventive. Le tribunal a jugé que le syndicat n'apportait pas la preuve d'une carence dans l'organisation de ce service au niveau départemental, ni que la situation des personnels justifiait une action en reconnaissance de droits collectifs. La décision s'appuie sur les dispositions du décret n°82-453 du 28 mai 1982 et de l'article L. 77-12-1 du code de justice administrative.

31/03/2026

TA44Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2406872

**Sujet principal** : Recours en annulation contre une suspension conservatoire d'une fonctionnaire publique pour faute grave. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (11ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule l'arrêté de suspension, considérant que les faits reprochés (propos injurieux lors d'un entretien) ne présentent pas, à eux seuls, le caractère de gravité suffisant requis pour justifier une telle mesure conservatoire. L'autorité administrative a commis une erreur d'appréciation. **Textes appliqués** : L'article L. 531-1 du code général de la fonction publique, qui encadre la suspension pour faute grave.

31/03/2026

← Retour aux décisions