jeudi 13 mars 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2308270 |
| Type | Décision |
| Formation | 11ème chambre |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 7 juillet 2023, M. A B, représenté par Me Sadoun, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 8 juin 2023 par lequel le préfet du Nord a refusé de renouveler son certificat de résidence avec changement de statut, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, et lui a interdit le retour sur le territoire pendant une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis, ou à tout autre préfet territorialement compétent, de lui délivrer un certificat de résidence mention " commerçant " ou à défaut un certificat de résidence mention " visiteur " dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis, ou à tout autre préfet territorialement compétent, de supprimer son signalement à fin de non admission dans le système d'information Schengen ;
4°) de mettre à la charge de l'État le versement à son conseil de la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
La décision de refus de séjour :
- est entachée d'incompétence ;
- est entaché d'une erreur de droit au regard des stipulations de l'article 5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié, d'une erreur de fait et d'une erreur manifeste d'appréciation ;
L'obligation de quitter le territoire français :
- est entachée d'incompétence ;
- est illégale en raison de l'illégalité de la décision refusant la délivrance d'un titre de séjour ;
L'interdiction de retour sur le territoire français :
- est entachée d'incompétence ;
- est illégale en raison de l'illégalité de la décision refusant la délivrance d'un titre de séjour, et de l'illégalité de la décision faisant obligation de quitter le territoire français ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des critères fixés par l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et porte également une atteinte disproportionnée au droit du requérant au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
Par un mémoire en défense enregistré le 31 janvier 2025, le préfet du nord conclut au non-lieu à statuer.
Il fait valoir que, postérieurement à l'introduction de la requête, M. B a déménagé dans le département de la Seine-Saint-Denis, et que le préfet de la Seine-Saint-Denis lui a délivré un récépissé de demande de titre de séjour le 13 octobre 2023, ainsi qu'un certificat de résidence algérien valable du 6 décembre 2023 au 5 décembre 2024.
Par un mémoire, enregistré le 10 février 2025, M. B, représenté par Me Sadoun, déclare se désister des conclusions à fin d'annulation et à fin d'injonction de sa requête et maintenir ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Dumas a été entendu au cours de l'audience publique.
Les parties n'étaient ni présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B, ressortissant algérien né le 24 octobre 1999, est entré en France pour suivre ses études sous couvert d'un titre de séjour étudiant. A l'occasion du renouvellement de son dernier titre de séjour expirant le 18 novembre 2021, il a sollicité, auprès du préfet du Nord, un changement de statut, afin d'obtenir un certificat de résidence en qualité de commerçant. Par un arrêté du 8 juin 2023, dont il demande l'annulation, le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de renouveler son certificat de résidence avec changement de statut, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, et lui a interdit le retour sur le territoire pendant une durée d'un an.
Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction :
2. Par un courrier enregistré le 10 février 2025, M. B déclare se désister purement et simplement de ses conclusions à fin d'annulation et à fin d'injonction de sa requête. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les frais liés au litige :
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'Etat (préfet du Nord) le versement à M. B de la somme qu'il réclame au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions à fin d'annulation et à fin d'injonction de la requête de M. B.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, au préfet du Nord et au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Délibéré après l'audience du 25 février 2025, à laquelle siégeaient :
Mme Dely, présidente,
M. Dumas, premier conseiller,
Mme Caldoncelli Vidal, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 mars 2025.
Le rapporteur,
M. Dumas
La présidente,
I. Dely
La greffière,
A. Cardon
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne, ou à tout autre préfet territorialement compétent, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2408728
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête en annulation d'une décision implicite de rejet d'un visa de réunification familiale pour un enfant mineur. Le tribunal a jugé que la motivation de la décision contestée, qui reprenait les motifs du refus consulaire basés sur l'absence de preuve probante du lien de filiation, était suffisante au regard du code des relations entre le public et l'administration. Il a ainsi écarté le moyen d'insuffisance de motivation soulevé par la requérante.
31/03/2026
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2312412
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête d'un attaché d'administration demandant l'annulation de son compte-rendu d'évaluation professionnelle. Le juge a estimé que les vices de procédure allégués, notamment l'absence d'annexion de son rapport d'activité au compte-rendu, n'étaient pas de nature à entacher d'illégalité l'acte, car ils n'ont pas exercé d'influence sur la décision ni privé l'agent d'une garantie. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique, du décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010 et de l'arrêté du 18 mars 2013.
31/03/2026
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2300373
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête du syndicat SNUDI-FO 53 visant à faire reconnaître le droit des enseignants du premier degré de la Mayenne à un service effectif de médecine préventive. Le tribunal a jugé que le syndicat n'apportait pas la preuve d'une carence dans l'organisation de ce service au niveau départemental, ni que la situation des personnels justifiait une action en reconnaissance de droits collectifs. La décision s'appuie sur les dispositions du décret n°82-453 du 28 mai 1982 et de l'article L. 77-12-1 du code de justice administrative.
31/03/2026
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2406872
**Sujet principal** : Recours en annulation contre une suspension conservatoire d'une fonctionnaire publique pour faute grave. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (11ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule l'arrêté de suspension, considérant que les faits reprochés (propos injurieux lors d'un entretien) ne présentent pas, à eux seuls, le caractère de gravité suffisant requis pour justifier une telle mesure conservatoire. L'autorité administrative a commis une erreur d'appréciation. **Textes appliqués** : L'article L. 531-1 du code général de la fonction publique, qui encadre la suspension pour faute grave.
31/03/2026