Le Tribunal administratif de Montreuil, par une ordonnance du 21 novembre 2025, a constaté que le préfet de la Seine-Saint-Denis avait exécuté l'injonction de loger M. A... en lui attribuant un logement le 15 janvier 2021, conformément à l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. En conséquence, le tribunal a jugé qu'il n'y avait pas lieu de liquider définitivement l'astreinte de 400 euros par mois prononcée par une précédente ordonnance du 17 décembre 2020.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance n° 2008662 du 17 décembre 2020, le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Montreuil a enjoint sous astreinte au préfet de la Seine-Saint-Denis d’assurer le logement de M. B... A... en application de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation.
Par une lettre enregistrée le 21 juin 2022, le préfet de la Seine-Saint-Denis a informé le tribunal de l’attribution d’un logement à M. A....
Vu les pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l’habitation,
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Toutain, vice-président, pour statuer sur les litiges visés à l’article R. 778-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. En application de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Montreuil a, par une ordonnance n° 2008662 du 17 décembre 2020, enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d’assurer le logement de M. A... et prononcé une astreinte, destinée au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement, de 400 euros par mois de retard à compter du 1er mars 2021 à l’encontre de l’Etat si le préfet de la Seine-Saint-Denis ne justifiait pas avoir procédé, avant cette date, au logement de M. A... dans un logement tenant compte de ses besoins et capacités.
2. Il résulte de l’instruction que le logement de M. A... a été assuré par le préfet de la Seine-Saint-Denis le 15 janvier 2021 dans un appartement de type T2, situé au 123 avenue Jean Jaurès à Bobigny (93000). Le préfet doit, en conséquence, être regardé comme ayant exécuté à cette date l’ordonnance n° 2008662 du 17 décembre 2020. Dans ces conditions, il n’y a pas lieu de liquider définitivement l’astreinte prévue par cette ordonnance.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de liquider définitivement l’astreinte prononcée par l’ordonnance n° 2008662 du 17 décembre 2020.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au ministre de la ville et du logement et au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Fait à Montreuil, le 21 novembre 2025.
Le magistrat désigné
E. Toutain
La République mande et ordonne au ministre de la ville et du logement en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.