jeudi 27 mars 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2313096 |
| Type | Décision |
| Formation | 11ème chambre |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 6 novembre 2023, M. A C doit être regardé comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite née du silence gardé par le préfet de la Seine-Saint-Denis sur sa demande de regroupement familial ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis ou à tout préfet territorialement compétent, d'admettre son épouse au bénéfice du regroupement familial dans un délai raisonnable.
Il soutient qu'il a droit au bénéfice du regroupement familial et que la décision implicite en litige est illégale.
La requête a été communiquée au préfet, qui n'a pas présenté d'observations en défense.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Marias a été entendu au cours de l'audience publique.
Les parties n'étaient ni présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant malien né le 7 novembre 1961, a déposé, le 18 mars 2022 selon ses dires, une demande de regroupement familial au bénéfice de son épouse, qui a été enregistrée le 20 décembre 2022. Il demande l'annulation de la décision implicite de rejet, née du silence gardé par le préfet de la Seine-Saint-Denis sur sa demande.
Sur les conclusions de la requête :
2. Aux termes de l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui en fait la demande est autorisé à être rejoint au titre du regroupement familial s'il remplit les conditions suivantes : 1° Il justifie de ressources stables et suffisantes pour subvenir aux besoins de sa famille ; 2° Il dispose ou disposera à la date d'arrivée de sa famille en France d'un logement considéré comme normal pour une famille comparable vivant dans la même région géographique ; 3° Il se conforme aux principes essentiels qui, conformément aux lois de la République, régissent la vie familiale en France, pays d'accueil ". Les articles L. 434-8, R. 434-4 et R. 434-5 du même code définissent le caractère suffisant des ressources ainsi que le caractère normal du logement, qui doit satisfaire à des conditions de salubrité et d'équipement.
3. En se bornant à soutenir qu'il est âgé de soixante-deux ans et que sa séparation avec son épouse engendre des préjudices moraux, matériels et financiers considérables pour le couple. M. C n'établit pas que sa demande de regroupement familial au bénéfice de son épouse restée au Mali respecterait, notamment, les critères de ressources et de logement fixés par les dispositions citées ci-dessus du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il s'ensuit que sa requête ne peut qu'être rejetée en toutes ses conclusions. Il est toutefois loisible à M. C, s'il s'y croit fondé, de déposer une nouvelle demande de regroupement familial, en adressant au préfet territorialement compétent selon son lieu de résidence, tous justificatifs utiles.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Délibéré après l'audience du 11 mars 2025, à laquelle siégeaient :
- M. Israël, président,
- M. Marias, premier conseiller,
- Mme Caldoncelli-Vidal, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 mars 2025
Le rapporteur,
M. Marias
Le président,
M. IsraëlLa greffière,
Mme B
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne, ou à tout autre préfet territorialement compétent, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2408728
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête en annulation d'une décision implicite de rejet d'un visa de réunification familiale pour un enfant mineur. Le tribunal a jugé que la motivation de la décision contestée, qui reprenait les motifs du refus consulaire basés sur l'absence de preuve probante du lien de filiation, était suffisante au regard du code des relations entre le public et l'administration. Il a ainsi écarté le moyen d'insuffisance de motivation soulevé par la requérante.
31/03/2026
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2312412
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête d'un attaché d'administration demandant l'annulation de son compte-rendu d'évaluation professionnelle. Le juge a estimé que les vices de procédure allégués, notamment l'absence d'annexion de son rapport d'activité au compte-rendu, n'étaient pas de nature à entacher d'illégalité l'acte, car ils n'ont pas exercé d'influence sur la décision ni privé l'agent d'une garantie. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique, du décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010 et de l'arrêté du 18 mars 2013.
31/03/2026
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2300373
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête du syndicat SNUDI-FO 53 visant à faire reconnaître le droit des enseignants du premier degré de la Mayenne à un service effectif de médecine préventive. Le tribunal a jugé que le syndicat n'apportait pas la preuve d'une carence dans l'organisation de ce service au niveau départemental, ni que la situation des personnels justifiait une action en reconnaissance de droits collectifs. La décision s'appuie sur les dispositions du décret n°82-453 du 28 mai 1982 et de l'article L. 77-12-1 du code de justice administrative.
31/03/2026
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2406872
**Sujet principal** : Recours en annulation contre une suspension conservatoire d'une fonctionnaire publique pour faute grave. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (11ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule l'arrêté de suspension, considérant que les faits reprochés (propos injurieux lors d'un entretien) ne présentent pas, à eux seuls, le caractère de gravité suffisant requis pour justifier une telle mesure conservatoire. L'autorité administrative a commis une erreur d'appréciation. **Textes appliqués** : L'article L. 531-1 du code général de la fonction publique, qui encadre la suspension pour faute grave.
31/03/2026