LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2314192

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2314192

jeudi 30 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2314192
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation5ème chambre
Avocat requérantNARFEZ

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A... contestant une amende administrative de 2 500 euros infligée par le préfet de la Seine-Saint-Denis pour avoir mis en location un logement sans autorisation préalable. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire avait été respectée, le courrier du 13 juin 2023 fixant un délai d'un mois pour présenter des observations, conformément à l'article R. 635-4 du code de la construction et de l'habitation. Il a également estimé que la régularisation intervenue après l'expiration de ce délai ne faisait pas obstacle au prononcé de l'amende. Enfin, exerçant son plein contentieux, le tribunal a confirmé le montant de la sanction, la jugeant proportionnée à la gravité du manquement.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés le 28 novembre 2023 et le 1er mars 2024, M. B... A..., représenté par Me Narfez, demande au tribunal :

1°) d’annuler l’arrêté du 16 août 2023 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a prononcé à son encontre une amende administrative d’un montant de 2 500 euros pour absence de demande préalable de mise en location du logement dont il est propriétaire, situé au 12 rue Armand Brette sur le territoire de la commune Pierrefitte-sur-Seine (93) ;

2°) de mettre à la charge de l’État les entiers dépens.

Il soutient que :
- aucun délai n’a été fixé dans le premier courrier de la DRIHL et il a donc été surpris de recevoir l’amende ;
- il n’avait pas connaissance de l’obligation de détenir un permis de louer ; dès réception du premier courrier adressé par les services municipaux, il a déposé un dossier complet et s’est conformé à la loi ; il a obtenu un permis de louer l’appartement en litige et est fondé à solliciter l’annulation de l’amende infligée en plein processus de régularisation de sa situation ;
- il est père de famille et a deux crédits, le loyer ne couvrant pas la totalité de l’échéance de prêt pour l’appartement.

Par un mémoire en défense, enregistré le 2 mai 2024, le préfet de la Seine-Saint-Denis conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens présentés par le requérant ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de la construction et de l’habitation
- le code des relations entre le public et l’administration ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus lors de l’audience publique :
- le rapport de Mme Gaullier-Chatagner ;
- et les conclusions de M. Bernabeu.


Considérant ce qui suit :

M. A... est propriétaire d’un logement situé au 12, rue Armand Brette à Pierrefitte-sur-Seine (93), mis en location par contrat de bail à compter du 1er juillet 2020. Par un arrêté du 31 juillet 2023, le préfet de la Seine-Saint-Denis a prononcé à son encontre une amende administrative d’un montant de 2 500 euros pour absence de demande préalable de mise en location de ce logement. M. A... sollicite l’annulation de cette amende.

Sur les conclusions à fin d’annulation :

Aux termes de l’article L. 635-7 du code de la construction et de l’habitation, dans sa version applicable au litige : « Lorsqu'une personne met en location un logement sans avoir préalablement déposé la demande d'autorisation prévue au présent chapitre auprès de l'établissement public de coopération intercommunale compétent en matière d'habitat ou, à défaut, de la commune, le représentant de l'Etat dans le département peut, après avoir informé l'intéressé de la possibilité de présenter ses observations dans un délai déterminé, ordonner le paiement d'une amende au plus égale à 5 000 €. En cas de nouveau manquement dans un délai de trois ans, le montant maximal de cette amende est porté à 15 000 € (…) ; L'amende est proportionnée à la gravité des manquements constatés et ne peut être prononcée plus d'un an à compter de la constatation des manquements ». Aux termes de l’article R. 635-4 du code de la construction et de l’habitation, dans sa version applicable au litige : « I.- Le délai pendant lequel l'intéressé a la possibilité de présenter ses observations, mentionné aux premier et deuxième alinéas de l'article L. 635-7, est fixé à un mois. / II.- Pour l'application du premier alinéa de l'article L. 635-7, lorsque le préfet est informé qu'une personne a mis en location un logement sans avoir préalablement déposé une demande d'autorisation, l'intéressé peut procéder à la régularisation de sa situation dans le délai qui lui est imparti pour présenter ses observations. A cet effet, il joint aux observations adressées au préfet copie du récépissé du dépôt de la demande d'autorisation ».

En premier lieu, il résulte de l’instruction que, préalablement à la sanction infligée à M. A..., le préfet de la Seine-Saint-Denis lui a adressé un courrier, daté du 13 juin 2023 et reçu le 26 juin suivant, faisant état du procès-verbal établi par la commune de Pierrefitte-sur-Seine du 1er août 2022 à la suite de la visite du logement situé rue Armand Brette, et lui indiquant que l’absence de demande d’autorisation préalable à la mise en location constituait une infraction donnant lieu au paiement d’une amende au plus égale à 5 000 euros. Si M. A... fait valoir qu’aucun délai n’avait été fixé ou défini dans ce courrier, ce dernier mentionne expressément que « conformément à l’article R. 635-4 du CCH, je vous invite à me faire part de vos observations concernant ce manquement dans un délai d’un mois à compter de la réception de ce courrier ». Par suite, la sanction émise le 16 août 2023 ne méconnait pas les dispositions des articles L. 635-7 et R. 635-4 du code de la construction et de l’habitation.

En deuxième lieu, il résulte de l’instruction que M. A... a déposé sa demande d’autorisation de mise en location après l’expiration du délai d’un mois imparti pour faire état de ses observations en réponse au courrier qu’il a reçu le 26 juin 2023. Dans ces conditions, et en application des dispositions citées au point 2, il n’est, en tout état de cause, pas fondé à soutenir que le préfet ne pouvait lui infliger l’amende litigieuse alors qu’il se trouvait en « plein processus de régularisation de sa situation ».

En dernier lieu, un juge, saisi d’une contestation portant sur une sanction que l’administration inflige à un administré, se prononce, compte tenu des pouvoirs dont il dispose pour contrôler une sanction de cette nature, comme juge de plein contentieux. Il lui appartient de prendre une décision qui se substitue à celle de l’administration et, le cas échéant, de faire application d’une loi nouvelle plus douce entrée en vigueur entre la date à laquelle l’infraction a été commise et celle à laquelle il statue.

Le requérant fait état de sa situation familiale et financière. A supposer qu’il ait, ce faisant, entendu invoquer la disproportion de l’amende qui lui a été infligée, celle-ci correspondant à un montant de 2 500 euros, soit la moitié du montant maximal prévu par l’article L. 635-7 du code de la construction et de l’habitation pour une telle infraction, hors le cas d’une réitération, il ne résulte pas de l’instruction que l’amende prononcée présenterait un caractère disproportionné dès lors que, d’une part, le requérant, qui se borne à faire état de ce qu’il n’avait pas connaissance de l’obligation de mise en location, n’a déposé une demande de régularisation que le 2 août 2023 soit près d’un an après la visite, d’autre part, que le rapport de visite de l’appartement par le service de lutte contre l’habitat indigne fait état de plusieurs anomalies au sein du logement, tenant notamment à une présence importante d’humidité et à la prolifération de moisissures. Par suite, le moyen tiré de ce que la sanction prononcée serait disproportionnée doit être écarté.

Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A... doit être rejetée en toutes ses conclusions.


D É C I D E :


Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B... A... et au ministre de la ville et du logement.
Copie en sera adressée au préfet de la Seine-Saint-Denis et à la commune de Pierrefitte-sur-Seine.


Délibéré après l'audience du 16 octobre 2025, à laquelle siégeaient :

M. Baffray, président,
Mme Lançon, première conseillère,
Mme Gaullier-Chatagner, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 octobre 2025.


La rapporteure,




N. Gaullier-Chatagner

Le président,




J.-F. Baffray
La greffière,




A. Macaronus


La République mande et ordonne au ministre de la ville et du logement en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.


Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions