mardi 15 avril 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2400480 |
| Type | Décision |
| Formation | 3ème Chambre (J.U) |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 12 janvier 2024, Mme B doit être regardée comme demandant au tribunal d'enjoindre à la commission de médiation de lui attribuer un logement social.
Elle soutient qu'elle a été reconnue prioritaire en octobre 2023, qu'il n'y a pas d'ascenseur dans son immeuble alors qu'elle est en situation de handicap et qu'elle devrait être relogée dans un logement de type F3 adapté à son handicap.
La requête a été communiquée au préfet de la Seine-Saint-Denis qui n'a pas présenté de mémoire en défense.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Jimenez, vice-présidente, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Mme Jimenez a lu son rapport au cours de l'audience publique et a relevé, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le jugement était susceptible d'être fondé sur des moyens relevés d'office tirés de l'irrecevabilité des conclusions à fin d'attribution d'un logement.
La clôture de l'instruction a été prononcée, en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative, après appel de l'affaire à l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B a saisi la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis d'un recours amiable le 2 octobre 2023 tendant à ce que sa demande de logement soit reconnue comme prioritaire et urgente en application du II de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Une décision implicite de rejet est née du silence gardé pendant trois mois par la commission sur sa demande enregistrée le 2 octobre 2023. Par une requête, enregistrée le 12 janvier 2024, Mme B doit être regardée comme demandant au tribunal d'enjoindre à la commission de médiation de lui attribuer un logement social.
2. Aux termes de l'article R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation: " La commission, saisie sur le fondement du II ou du III de l'article L. 441-2-3, se prononce sur le caractère prioritaire de la demande et sur l'urgence qu'il y a à attribuer au demandeur un logement ou à l'accueillir dans une structure d'hébergement, en tenant compte notamment des démarches précédemment effectuées dans le département ou en Ile-de-France dans la région (). "
3. Contrairement à ses allégations, Mme B n'a pas été reconnue prioritaire par la commission de médiation en octobre 2023, avant l'enregistrement de la présente requête. Le courrier du 3 octobre 2023 se borne, en effet, à accuser réception de sa demande et lui précise que passé un délai de trois mois expirant le 2 janvier 2024, elle sera titulaire d'une décision implicite de rejet. Cependant, par une décision postérieure du 16 octobre 2024, la commission de médiation a reconnu Mme B prioritaire et devant être logée en urgence. Si Mme B sollicite l'attribution d'un logement, l'office du juge, dans le cadre de la présente procédure fondée sur les dispositions de l'article R. 441-14-1 précité du code de la construction et de l'habitation, ne permet pas d'adresser une injonction d'attribution de logement à l'administration. Par suite, les conclusions de la requérante doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et au ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation.
Une copie en sera adressée au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 avril 2025.
La magistrate désignée,
J. JimenezLa greffière,
P. Demol
La République mande et ordonne au ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2411901
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le rejet par la commission de médiation de sa demande de reconnaissance du caractère prioritaire et urgent pour un logement social. Le tribunal a jugé que le requérant ne satisfaisait pas aux conditions légales, notamment en ne justifiant pas de la régularité du séjour de son épouse et en ne démontrant pas se trouver dans une situation d'urgence prévue par les textes. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation, en particulier les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1.
13/03/2026
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2503459
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler la décision de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. La juridiction a jugé que la requérante, bien que vivant dans un logement insalubre, ne satisfaisait pas à l'ensemble des conditions légales, notamment celle d'être de bonne foi et de ne pas avoir reçu de proposition adaptée dans les délais. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation.
13/03/2026
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2411250
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C... visant à annuler la décision de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. Le tribunal a jugé que la commission avait légalement apprécié l'absence d'urgence, au regard des éléments insuffisants produits par le requérant pour justifier l'inadaptation de son hébergement chez son frère. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation, notamment les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1, qui encadrent les conditions de reconnaissance du caractère prioritaire et urgent d'une demande.
13/03/2026
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2411611
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision de la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis qui avait rejeté la demande de reconnaissance du caractère prioritaire et urgent d'une demande de logement social. Le tribunal a jugé que la commission avait commis une erreur de droit en exigeant des justificatifs de séjour régulier pour l'épouse du requérant, alors que celui-ci avait clairement indiqué qu'il formulait sa demande à titre personnel uniquement et que son épouse ne résidait pas en France. La solution s'appuie sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, qui régissent les conditions d'accès au logement social et le rôle des commissions de médiation.
13/03/2026