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AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2402250

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2402250

lundi 22 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2402250
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. D... et Mme C... d'une opposition à une contrainte émise par la CAF de la Seine-Saint-Denis pour le recouvrement d'un indu de prime d'activité de 311,33 euros. Postérieurement à l'introduction du recours, la CAF a reconnu le caractère infondé de l'indu et s'est désistée de sa contrainte. Par une ordonnance fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête, devenues sans objet. Il a en revanche rejeté la demande de frais de justice présentée par les requérants, faute pour eux de justifier de dépens exposés.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 19 février 2024, M. B... D... et Mme A... C... forment opposition à la contrainte émise à leur encontre le 15 décembre 2023 par le directeur de la caisse d’allocations familiales de la Seine-Saint-Denis pour le recouvrement d’un indu de prime d’activité d’un montant de 311,33 euros et demande de mettre à la charge de la caisse d’allocations familiales de la Seine-Saint-Denis la somme de 600 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense enregistré le 17 juillet 2025, la caisse d’allocations familiales (CAF) de la Seine-Saint-Denis conclut au rejet de la requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la sécurité sociale ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans ou ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction (…) peuvent, par ordonnance : / (…) / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; / (…) / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; / (…) ».

En premier lieu, il résulte de l’instruction que le 7 juillet 2025, postérieurement à l’introduction du recours, la CAF de la Seine-Saint-Denis a considéré que l’indu de prime d’activité dont le remboursement était demandé à M. D... n’était pas justifié et a informé l’intéressé, par lettre du 7 juillet 2025, qu’elle entendait « se désister » de sa contrainte. Dès lors, les conclusions dirigées contre cet acte sont devenues sans objet et il n’y a plus lieu d’y statuer.

En second lieu, les requérants ne justifiant pas avoir engagé, à l’occasion du litige, des frais non compris dans les dépens, leurs conclusions présentées sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.

ORDONNE :

Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. D... et Mme C... dirigées contre la contrainte émise à leur encontre le 15 décembre 2023 par le directeur de la caisse d’allocations familiales de la Seine-Saint-Denis.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... D..., Mme A... C... et à la caisse d’allocations familiales de la Seine-Saint-Denis.

Fait à Montreuil, le 22 septembre 2025.

La magistrate déléguée,

L.-J. Lançon

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

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