LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2407806

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2407806

jeudi 4 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2407806
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation2ème Chambre (J.U)
Avocat requérantBLONDEL

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 1 142 euros à Mme C... pour carence fautive dans son relogement. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 19 avril 2023, n'avait reçu aucune proposition de logement. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État à compter du 19 octobre 2023, date d'expiration du délai de six mois imparti au préfet, et a indemnisé les troubles dans les conditions d'existence subis par son foyer de deux personnes jusqu'au 12 novembre 2024. Cette décision est fondée sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 7 juin 2024 et le 11 août 2025, Mme B... C..., représentée par Me Blondel, demande au tribunal de condamner l’Etat à lui payer la somme de 20 000 euros, en réparation des préjudices qu’elle estime avoir subis du fait de son absence de relogement.

Elle soutient que :
- la responsabilité pour faute de l’Etat est engagée dès lors qu’elle n’a reçu aucune proposition de logement, alors qu’elle a été reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 19 avril 2023 ;
- elle subit des troubles de toute nature dans ses conditions d’existence dès lors qu’elle est dépourvue de logement, étant hébergée avec sa fille née en 2021 par une association.


La requête a été communiquée au préfet de la Seine-Saint-Denis qui n’a pas produit d’observations.


Mme C... a été admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 5 mars 2024.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de la construction et de l’habitation ;
- le code de justice administrative.
Vu la décision par laquelle la présidente du tribunal a désigné Mme A... pour statuer sur ces litiges.


En application de l’article R. 732-1-1 du code de justice administrative, la magistrate désignée a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Le rapport de Mme A... a été entendu au cours de l’audience publique du
28 août 2025.

Les parties n’étaient ni présentes, ni représentées.

La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience publique.


Considérant ce qui suit :

La commission de médiation de la Seine-Saint-Denis a, par une décision du
19 avril 2023, désigné Mme C... comme prioritaire et devant être logée en urgence. Cette décision vaut pour deux personnes. N’ayant pas reçu de proposition de logement, Mme C... a saisi le préfet de la Seine-Saint-Denis d’une demande indemnitaire préalable par un courrier daté du 22 mars 2024. Cette demande ayant été implicitement rejetée, Mme C... demande au tribunal de condamner l’Etat à lui payer la somme de 20 000 euros, en réparation des préjudices qu’elle estime avoir subis du fait de son absence de relogement.

Aux termes de l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation : « Le droit à un logement décent et indépendant (…) est garanti par l'Etat à toute personne qui, résidant sur le territoire français de façon régulière et dans des conditions de permanence définies par décret en Conseil d'Etat, n'est pas en mesure d'y accéder par ses propres moyens ou de s'y maintenir. / Ce droit s'exerce par un recours amiable puis, le cas échéant, par un recours contentieux dans les conditions et selon les modalités fixées par le présent article et les articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 ».

Lorsqu’une personne a été reconnue comme prioritaire et devant être logée ou relogée d’urgence par une commission de médiation, en application des dispositions de l’article L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, la carence fautive de l’Etat à exécuter cette décision dans le délai imparti engage sa responsabilité au titre des troubles dans les conditions d’existence résultant du maintien de la situation qui a motivé la décision de la commission, que l’intéressé ait ou non fait usage du recours prévu par l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation. Ces troubles doivent être appréciés en fonction des conditions de logement qui ont perduré du fait de la carence de l’Etat, de la durée de cette carence et du nombre de personnes composant le foyer du demandeur pendant la période de responsabilité de l’Etat, qui court à l’expiration du délai de trois ou six mois à compter de la décision de la commission de médiation que l’article R. 441-16-1 du code de la construction et de l’habitation imparti au préfet pour provoquer une offre de logement.

La commission de médiation a reconnu le caractère urgent et prioritaire de la demande de Mme C..., pour un motif non précisé, par une décision du 19 avril 2023 valable pour deux personnes. La persistance de cette situation, à compter du 19 octobre 2023, date à laquelle la carence de l’État a revêtu un caractère fautif, a causé à la bénéficiaire des troubles de toute nature dans ses conditions d'existence. La période d’indemnisation s’étend ainsi du 19 octobre 2023 au 12 novembre 2024, date à laquelle la requérante ne justifie plus d’une attestation valide de renouvellement de demande de logement social. Dans les circonstances particulières de l'espèce, il sera fait une juste appréciation du préjudice subi par la requérante, dont le foyer est composé de deux personnes, en lui allouant la somme de 1 142 euros.

Il résulte de ce qui précède qu’il y a lieu de condamner l’État à verser à Mme C... la somme de 1 142 euros.




D E C I D E :


Article 1er : L’Etat est condamné à verser à Mme C... la somme de 1 142 euros.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B... C... et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.

Copie en sera adressée au préfet de la Seine-Saint-Denis.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 septembre 2025.


La magistrate désignée,




C. A...
Le greffier,




L. Dionisi



La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


Décisions similaires

TA78Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076

03/08/2026

TA75Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781

03/08/2026

← Retour aux décisions