jeudi 19 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2410961 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | FIDAL DIRECTION PARIS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 31 juillet 2024, le ministre de l'intérieur, représenté par la SELAS Fidal, demande au juge des référés de prescrire une expertise sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative aux fins pour l'expert de dresser le constat de l'état actuel des immeubles situés sur les parcelles AO 106, AO 0074, AP 48, AP 25, AP 16, AO 0067, AO 0104, AO 0103, AO 0102, AO 31, AO 0030, AO 0029, AO 0028, AO 0097, AO 0096, à Saint-Ouen-sur-Seine et du chemin de fer situé entre la parcelle n° 48 et n° 88, à Saint-Denis.
Il soutient qu'il souhaite procéder à la construction d'un site à usage d'un service opérationnel de police au n° 27, avenue Michelet, à Saint-Ouen-sur-Seine. Ces travaux sont susceptibles de provoquer des désordres sur les immeubles et ouvrages avoisinants. Il fait valoir qu'il est utile de désigner un expert afin de procéder au constat contradictoire avant le début des travaux de l'état de ces bâtiments et ouvrages.
Vu les pièces du dossier desquelles il ressort que la requête a été communiquée à la commune de Saint-Denis, à la commune de Saint-Ouen-sur-Seine, à la société TVS Titrafilm, à la société Vilogia, à SNCF Réseau, à la société d'HLM ICF Habitat La Sablière, à la société Titrapolis, au syndicat des copropriétaires de l'immeuble 9-11 avenue Michelet à Saint-Ouen-Sur-Seine, à Mme AD, à M. B N, à Mme J S, à M. AB, à M. D H, à Mme R T, à M. AC, à M. M Q, à Mme V Y, à M. L E, à Mme U G, à Mme I AA et Mme W AA, à M. Z A, à Mme C O, à M. X K, à la société Eiffage Construction et à la société Qualiconsult, qui n'ont pas produit de mémoire en défense.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut charger un expert de procéder, lors de l'exécution de travaux publics, à toutes constatations relatives à l'état des immeubles susceptibles d'être affectés par des dommages puis, le cas échéant, aux causes et à l'étendue des dommages qui surviendraient effectivement pendant la durée d'exécution des travaux. () L'expert dépose un premier rapport accompagné d'un état de ses vacations, frais et débours, dès l'issue de la phase de constat. () La mission de l'expert peut se poursuivre, si l'ordonnance mentionnée au deuxième alinéa l'a prévu, pour rechercher les causes et l'étendue des dommages qui surviendraient pendant la durée d'exécution des travaux, à l'initiative du demandeur saisi, le cas échéant, par l'une des parties mentionnées au deuxième alinéa. () ".
2. Le ministre de l'intérieur fait valoir qu'il souhaite procéder à la construction d'un site à usage d'un service opérationnel de police au n° 27, avenue Michelet, à Saint-Ouen-sur-Seine. Ces travaux sont susceptibles de provoquer des désordres sur les immeubles et ouvrages avoisinants. Il fait valoir qu'il est alors utile de désigner un expert afin de procéder au constat contradictoire avant le début des travaux de l'état de ces bâtiments et ouvrages.
3. La mission d'expertise sollicitée présente un caractère utile au sens des dispositions précitées. Par suite, il y a lieu de faire droit à la demande et de fixer la mission de l'expert comme il est précisé à l'article 1er de la présente ordonnance.
O R D O N N E :
Article 1er : M. P F est désigné comme expert, avec pour mission de :
1°) se rendre sur les lieux, se faire communiquer tous documents lui permettant d'identifier les travaux projetés et organiser toute réunion d'expertise éventuellement utile à la réalisation de sa mission ;
2°) dresser tous les états descriptifs et qualitatifs nécessaires afin de constater et décrire avant travaux et au jour de l'expertise l'état actuel des immeubles situés sur les parcelles AO 106, AO 0074, AP 48, AP 25, AP 16, AO 0067, AO 0104, AO 0103, AO 0102, AO 31, AO 0030, AO 0029, AO 0028, AO 0097, AO 0096, à Saint-Ouen-sur-Seine et du chemin de fer situé entre la parcelle n° 48 et n° 88, à Saint-Denis, en les décrivant précisément ;
3°) indiquer s'il existe des dégradations et désordres affectant ces immeubles, y compris les parties communes, les façades, les appartements, les caves, les parkings et les abords, inhérents à leur structure, leur mode de construction, ainsi que leur mode de fondation ou leur état de vétusté, ou encore consécutifs à la nature du sous-sol sur lequel ils reposent ;
4°) pour chaque immeuble et ouvrage, rechercher s'ils lui apparaissent, à ce stade, susceptibles d'être affectés par les travaux envisagés, en indiquant quelles formes pourraient prendre des dommages éventuels, et le cas échéant d'indiquer les mesures de contrôle et de sauvegarde nécessaires, d'une part, à identifier d'éventuelles dégradations liées aux travaux, d'autre part, à prévenir un danger.
Article 2 : Les mesures d'expertise déterminées à l'article 1er se dérouleront contradictoirement en présence du ministère de l'intérieur, de la commune de Saint-Denis, de la commune de Saint-Ouen-sur-Seine, de la société TVS Titrafilm, de la société Vilogia, de SNCF Réseau, de la société d'HLM ICF Habitat La Sablière, de la société Titrapolis, du syndicat des copropriétaires de l'immeuble 9-11 avenue Michelet à Saint-Ouen-Sur-Seine, de Mme AD, de M. B N, de Mme J S, de M. AB, de M. D H, de Mme R T, de M. AC, de M. M Q, de Mme V Y, de M. L E, de Mme U G, de Mme I AA, de Mme W AA, de M. Z A, de Mme C O, de M. X K, de la société Eiffage Construction et de la société Qualiconsult.
Article 3 : Préalablement à toute opération, l'expert prêtera serment dans les formes prévues à l'article R. 621-3 du code de justice administrative.
Article 4 : L'expert accomplira la mission définie à l'article 1er dans les conditions prévues par les articles R. 621-1 à R. 621-14 du code de justice administrative. Il ne pourra recourir à un sapiteur sans l'autorisation préalable du président du tribunal administratif.
Article 5 : L'expert, après avoir recueilli et consigné les observations des parties sur les constatations auxquelles elle procède et les conclusions qu'elle envisage d'en tirer, déposera son rapport au greffe par voie électronique dans un délai de deux mois à compter de la notification de la présente ordonnance. Des copies seront notifiées par l'expert au demandeur et aux personnes intéressées mentionnées à l'article 2. Avec leur accord, cette notification pourra s'opérer sous forme électronique. L'experte justifiera auprès du tribunal de la date de réception de son rapport par le demandeur et les personnes intéressées.
Article 6 : Les frais et honoraires de l'expertise seront mis à la charge de la ou des parties désignées dans l'ordonnance par laquelle le président du tribunal liquidera et taxera ces frais et honoraires.
Article 7 : La présente ordonnance sera notifiée au ministre de l'intérieur, à qui il appartiendra de la notifier aux personnes dont les immeubles sont susceptibles d'être affectés par des dommages, à la société Eiffage Construction, à la société Qualiconsult et à M. P F, expert.
Fait à Montreuil, le 19 décembre 2024.
Le juge des référés,
P. Le Garzic
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026