Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par la société Ubisoft Entertainment d’un recours en plein contentieux contestant une décision du directeur des grandes entreprises limitant le montant des restitutions d’impôts et l’augmentation des déficits reportables pour l’exercice clos en 2015. En cours d’instance, l’administration a annulé la décision attaquée et accordé les restitutions et reports demandés, rendant sans objet les conclusions principales de la requête. Par ordonnance, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces conclusions et a rejeté la demande de frais de justice présentée au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 28 novembre 2024, la société Ubisoft Entertainment, représentée par la SELAS Deloitte société d’avocats, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision du 26 septembre 2024 du directeur chargé de la direction des grandes entreprises en tant qu’elle limite au titre de l’exercice clos en 2015 à 200 552 le montant des restitutions effectives d’impôts à son profit et à 8 346 850 euros l’augmentation des déficits reportables du groupe d’intégration fiscale dont elle est à la tête ;
2°) d’enjoindre au service de prendre une nouvelle décision en ce qui concerne l’exercice clos en 2015, dans un délai d’un mois suivant la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l’État une somme de 3 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; (…) ».
Par une décision du 26 décembre 2024, le directeur chargé de la direction des grandes entreprises a annulé la décision attaquée et a, au titre de l’exercice clos en 2015 à 200 552, augmenté le montant des restitutions d’impôts accordé à la requérante et celui des déficits reportables du groupe d’intégration fiscale dont elle est à la tête. Par suite, il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction de la requête.
Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la requête présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction de la requête de la société Ubisoft Entertainment.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Ubisoft Entertainment et au directeur chargé de la direction des grandes entreprises.
Fait à Montreuil, le 18 décembre 2025.
Le président de la 1ère chambre,
A. Marchand
La République mande et ordonne à la ministre de l’action et des comptes publics en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.