LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2501697

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2501697

mardi 10 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2501697
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantLE GUE

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande de la commune de Montfermeil qui sollicitait le versement d’une provision de 67 869,61 euros à la charge de la société Billiet, sous-traitante d’un marché de construction d’une école maternelle détruite par un incendie. La commune invoquait un paiement indu, estimant que les avances versées étaient sans cause du fait de la perte de l’ouvrage. Le juge a estimé que l’obligation invoquée était sérieusement contestable, dès lors que la responsabilité des auteurs du sinistre faisait l’objet de procédures distinctes. La commune a été condamnée à verser 500 euros à la société Billiet au titre des frais irrépétibles, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 31 janvier 2025, au greffe du tribunal administratif de Montreuil, la commune de Montfermeil (93370) représentée par son maire et maître Benjamin, avocat, demande au juge des référés :

1°) de condamner la société Billiet, à lui payer, à titre provisionnel, une somme de 67 869,61 euros ;

2°) et de condamner la société défenderesse à lui régler une somme de 1 500 euros au titre des frais irrépétibles.

La commune requérante soutient que :

- elle a conclu un marché de construction d'une nouvelle école maternelle, et souhaite, aujourd'hui, récupérer auprès de la société Billiet, sous-traitante titulaire du lot n°4 du marché, les avances et acomptes qu'elle lui a versés en pure perte, soit 67 869,61 euros au total dès lors que le chantier a brûlé et que les versements sont donc sans cause ;

- le titulaire du lot avait la garde de l'ouvrage. Il doit donc supporter la charge de la perte de la matière fournie ainsi que de la valeur de la main d'œuvre déployée et il est tenu de procéder à la remise en état à ses frais, en cas de dommage causé à l'ouvrage, tant que la réception des travaux n'a pas eu lieu.

Un mémoire en défense a été enregistré le 22 avril 2025 pour la société Billiet, par maître Le Gue, avocat.

La société demande le rejet de la requête de la commune de Montfermeil et la condamnation de cette dernière à lui verser la somme de 3 000 euros au titre des frais irrépétibles.

Elle soutient que le tribunal n'est pas compétent, que la responsabilité du sinistre incombe à la société de gardiennage, que la société n'a pas été conviée aux opérations d'expertise, la commune a réglé les travaux et a donc reçu l'ouvrage, la commune a agi contre les trois auteurs du dommage, sa demande aboutirait donc à un enrichissement sans cause et mettrait en danger la situation économique de l'entreprise.

Le mémoire en défense a été communiqué à la commune qui n'a pas produit de mémoire postérieur.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code civil ;

- le code de la commande publique ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Brotons, président, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

Sur la demande de provision :

1. L'article R. 541-1 du code de justice administrative prévoit que : " Le juge des référés peut, même en l'absence d'une demande au fond, accorder une provision au créancier qui l'a saisi lorsque l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable. Il peut, même d'office, subordonner le versement de la provision à la constitution d'une garantie ".

2. La nouvelle école maternelle de Montfermeil a été détruite par un incendie le 15 avril 2023 alors qu'était en cours de construction.

3. Pour obtenir le paiement de la somme de 67 869,61 euros la commune invoque le paiement indû qu'elle a effectué au profit des divers intervenants au chantier, dont la société Billiet.

4. Il résulte toutefois de l'instruction que la responsabilité des auteurs du dommage est actuellement recherchée et que des procédures de référé ont été diligentées à cet effet, de sorte que l'obligation invoquée ne peut être regardée, en l'état de l'instruction, que comme sérieusement contestable au sens des dispositions précitées de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, à l'égard de la société défenderesse.

5. La requête de la commune de Montfermeil doit donc être rejetée, en toutes ses conclusions.

Sur les conclusions de la société Billiet tendant au bénéfice de l'application des dispositions de l'article L 761-1 du code de justice administrative :

6. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de condamner la commune de Montfermeil à verser à la société Billiet la somme de 500 euros au titre des frais irrépétibles.

O R D O N N E:

Article 1er : La requête de la commune de Montfermeil est rejetée.

Article 2 : La commune de Montfermeil est condamnée à verser la somme de 500 euros à la société Billiet sur le fondement des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune de Montfermeil et à la société Billiet.

Fait à Montreuil, le 10 juin 2025.

Le juge des référés,

S. BROTONS

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2501697

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions