Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir de M. B... visant à annuler une décision implicite de rejet concernant sa demande de logement prioritaire. La juridiction estime la requête manifestement irrecevable car dépourvue d'objet, la commission de médiation ayant déjà reconnu le caractère prioritaire et urgent de sa situation avant l'introduction du recours. La décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 21 février 2025, M. A... B... demande au tribunal d’annuler la décision implicite de rejet du 21 février 2025 née du silence gardé par la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis sur son recours amiable tendant à la reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l’habitation ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / (…) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) ».
2. Par une décision du 28 mai 2025, la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis a reconnu le recours amiable de M. B... tendant à la reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement comme étant sans objet au motif que par une décision du 23 octobre 2024, antérieure à l’enregistrement de la requête, la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis l’avait déjà reconnu comme étant prioritaire et devant être logé d’urgence dans un logement répondant à ses besoins et capacités.
3. Dans ces conditions, la requête de M. B... est dépourvue d’objet et doit être rejetée, en toutes ses conclusions, comme manifestement irrecevable, sur le fondement des dispositions précitées de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au ministre de la ville et du logement.
Copie en sera adressée au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Fait à Montreuil, le 2 mars 2026.
La présidente de la 3ème chambre,
J. Jimenez
La République mande et ordonne au ministre de la ville et du logement en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.