Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B..., qui demandait réparation pour une usurpation d'identité et des erreurs administratives. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas signée et n'était pas accompagnée de la décision attaquée, en violation des articles R. 412-1 et R. 431-4 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée le 24 mars 2025, le requérant n'a pas fourni les pièces manquantes dans le délai imparti. En application de l'article R. 222-1 4° du même code, la présidente du tribunal a donc rejeté la requête par ordonnance.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 20 mars 2025, M. B... demande au tribunal d’indemniser les préjudices subis suite à une usurpation d’identité et aux erreurs administratives graves commises à son encontre.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque (…) elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ». Cette procédure ne nécessite ni instruction contradictoire préalable, ni convocation d’une audience.
Selon l’article R. 412-1 du même code : « La requête doit, à peine d’irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l’acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l’article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation. / Cet acte ou cette pièce doit, à peine d’irrecevabilité, être accompagné d’une copie ». En outre, selon l’article
R. 431-4 du même code : « (…) les requêtes et les mémoires doivent être signés par leur auteur (…) ».
M. B... a transmis sa requête sans la signer et sans l’accompagner de la décision attaquée. Le tribunal l’a invité à régulariser sa requête dans un délai de quinze jours, par un courrier dont l’enveloppe est revenue au greffe portant la mention « pli avisé et non réclamé », valant notification de ce pli à sa date de présentation, le 24 mars 2025. En dépit de ce courrier, M. B... n’a pas transmis les pièces demandées dans le délai qui lui était accordé. Pour cette raison, la requête de M. B... est manifestement irrecevable et peut être rejetée par ordonnance.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B....
Fait à Montreuil, le 12 septembre 2025.
La présidente du tribunal,
I. Dely
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.