Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur un recours en excès de pouvoir visant une décision implicite de rejet d'une demande de reconnaissance de priorité au logement. Cette solution est motivée par le fait que la commission de médiation compétente a, postérieurement au recours, accordé à la requérante le statut prioritaire et urgent qu'elle sollicitait, rendant sa demande sans objet. La juridiction fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance n° 2504202 du 16 avril 2025, la présidente du tribunal administratif de Paris a transmis au tribunal administratif de Montreuil la requête de Mme B... A... enregistrée le 17 février 2025, en application de l’article R. 351-3 du code de justice administrative.
Mme B... A... demande au tribunal d’annuler la décision implicite de rejet du 17 janvier 2025 née du silence gardé par la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis sur son recours amiable tendant à la reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l’habitation ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : (…) 3° Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête (…) ».
2. Par une décision du 16 avril 2025, la commission de médiation de la Seine-Saint- Denis a reconnu Mme A... comme étant prioritaire et devant être logée d’urgence dans un logement répondant à ses besoins et capacités. Dans ces conditions, la requête de Mme A... est devenue sans objet et il n’y a plus lieu d’y statuer.
ORDONNE :
Article 1er : Il n’y a plus lieu de statuer sur la requête de Mme A....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... et au ministre de la ville et du logement.
Copie en sera adressée au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Fait à Montreuil, le 2 mars 2026.
La présidente de la 3ème chambre,
J. Jimenez
La République mande et ordonne au ministre de la ville et du logement en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.