Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi d’une demande de liquidation d’astreinte, constate que le préfet de la Seine-Saint-Denis a exécuté l’injonction de loger Mme A... en lui proposant un logement à Montreuil, dont le bail a été signé avec effet au 15 mars 2021, soit avant l’ordonnance du 11 février 2022. En application de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, le juge estime que l’astreinte de 600 euros par mois, prononcée à l’encontre de l’État, n’a pas lieu d’être liquidée. La solution retenue est donc qu’il n’y a pas lieu de liquider l’astreinte.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance n° 2113902 du 11 février 2022, le magistrat désigné du tribunal administratif de Montreuil a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d’assurer le logement de Mme A... sous astreinte de 600 euros par mois entier de retard à compter du 1er mai 2022 en application de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation.
Par des observations, enregistrées le 23 juin 2025, le préfet de la Seine-Saint-Denis informe le tribunal qu’une proposition de logement a été transmise à Mme A... pour un logement à Montreuil et que le bail correspondant a été signé avec effet au 15 mars 2021.
Vu :
- le code de la construction et de l’habitation ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Mach, vice-présidente, pour statuer sur les litiges visés à l’article R. 778-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. En application de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, le magistrat désigné du tribunal administratif de Montreuil a, par une ordonnance du 11 février 2022, enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d’assurer le logement de Mme A... et prononcé une astreinte destinée au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement de 600 euros par mois entier de retard à compter du 1er mai 2022, à l’encontre de l’Etat, si le préfet de la Seine-Saint-Denis ne justifiait pas avoir, avant cette date, exécuté l’injonction qui lui était faite d’assurer le logement de Mme A....
2. Il résulte de l’instruction qu’une proposition de logement a été transmise par le préfet de la Seine-Saint-Denis à Mme A... pour un logement situé à Montreuil et que le bail correspondant a été signé avec effet au 15 mars 2021. Dans ces conditions, le préfet doit être regardé comme ayant procédé au logement de Mme A..., antérieurement à l’ordonnance du 11 février 2022. Par suite, il n’y a pas lieu de procéder à la liquidation de l’astreinte prononcée à l’encontre de l’Etat.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de liquider l’astreinte prononcée à l’encontre de l’Etat par ordonnance n° 2113902 du 11 février 2022.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation.
Copie en sera transmise au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Fait à Montreuil, le 25 septembre 2025.
La magistrate désignée,
A-S Mach
La République mande et ordonne au ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.