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AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2511357

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2511357

mercredi 4 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2511357
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantHAGEGE

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête d'un ressortissant tunisien demandant une injonction au préfet pour délivrer une attestation de prolongation d'instruction de son titre de séjour. Le juge des référés a estimé que la demande de renouvellement, déposée le 24 mars 2025, était implicitement rejetée par l'administration au terme du délai de quatre mois prévu par les articles R. 432-1 et R. 432-2 du CESEDA. Ordonner la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision implicite de rejet, ce qui est exclu par l'article L. 521-3 du code de justice administrative en l'absence de péril grave.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 2 juillet 2025, M. B... C... A..., représenté par Me Hagege, demande au juge des référés du tribunal, statuant sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de son titre de séjour, dans un délai de sept jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir et sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat le versement de la somme de 1 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la condition d’urgence est remplie dès lors qu’il risque, en raison de son impossibilité de justifier de son séjour régulier sur le territoire, de faire l’objet d’une mesure d’éloignement ;
- la mesure sollicitée est utile ;
- la mesure sollicitée ne fait obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative.

La requête a été communiquée au préfet de la Seine-Saint-Denis, qui n’a pas produit de mémoire en défense.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Toutain, vice-président, pour statuer sur les demandes en référé.


Considérant ce qui suit :

1. M. A..., ressortissant tunisien né le 16 février 1999 et séjournant régulièrement en France sous couvert d’un titre de séjour portant la mention « membre de famille d’un citoyen de l’UE » valable jusqu’au 13 juin 2025, a déposé sur la plateforme de l’administration numérique des étrangers en France (ANEF), le 24 mars 2025, une demande de renouvellement de son titre de séjour. A défaut de s’être vu délivrer, à cette occasion, une attestation de prolongation d’instruction de sa demande, il demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis, sous astreinte, de lui délivrer une telle attestation l’autorisant provisoirement à séjourner en France et à y travailler.

2. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence, et sur simple requête qui sera recevable, même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles, sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative ».

3. Saisi sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative d’une demande qui n’est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l'urgence justifie, notamment sous forme d’injonctions adressées à l'administration, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse. Il ne saurait faire obstacle à l’exécution d’une décision administrative, même celle refusant la mesure demandée, à moins qu’il ne s’agisse de prévenir un péril grave.

4. Aux termes de l’article R. 431-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « L'étranger admis à souscrire une demande de délivrance ou de renouvellement de titre de séjour se voit remettre un récépissé qui autorise sa présence sur le territoire pour la durée qu'il précise (…) ». Aux termes de l’article R. 432-1 du même code : « Le silence gardé par l'autorité administrative sur les demandes de titres de séjour vaut décision implicite de rejet ». Aux termes de l’article R. 432-2 du même code : « La décision implicite de rejet mentionnée à l'article R. 432-1 naît au terme d'un délai de quatre mois (…) ».

5. Il résulte de l’instruction que M. A... a pu effectivement présenter sa demande de titre de séjour le 24 mars 2025, ainsi qu’il ressort de l’attestation de dépôt versée au dossier. En vertu des dispositions combinées des articles R. 431-12, R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et à défaut de décision explicite prise dans ce délai, cette demande doit être regardée comme ayant été implicitement rejetée par le préfet de la Seine-Saint-Denis à l’issue d’un délai de quatre mois ayant couru à compter du 24 mars 2025. Dès lors, la mesure sollicitée par M. A... aurait pour effet de faire obstacle à l’exécution de cette décision implicite de rejet. Ne pouvant, par ailleurs, être regardée comme permettant de prévenir un péril grave, cette mesure ne saurait ainsi être prononcée par le juge des référés statuant sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative.

6. Il résulte de ce qui précède que les conclusions présentées par M. A... sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative doivent être rejetées, de même, par voie de conséquence, que ses conclusions relatives aux frais de l’instance.




O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... C... A..., au ministre de l’intérieur et au préfet de la Seine-Saint-Denis.


Fait à Montreuil, le 4 mars 2026.


Le juge des référés,





E. Toutain


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

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