Le Tribunal Administratif de Montreuil a liquidé définitivement l'astreinte prononcée le 14 juin 2021 à l'encontre de l'État pour inexécution d'une injonction de logement. Le préfet de la Seine-Saint-Denis avait été enjoint de loger M. A... sous astreinte de 300 euros par mois. Le bail ayant été signé le 31 janvier 2022, l'exécution a été constatée à cette date. L'astreinte a été liquidée pour la période du 1er octobre 2021 au 31 janvier 2022, soit 1 200 euros, à verser au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, en application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance n° 2104498 du 14 juin 2021, le magistrat désigné du tribunal administratif de Montreuil a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d’assurer le logement de M. A... sous astreinte de 300 euros par mois de retard à compter du 1er octobre 2021 en application de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation.
Par des observations, enregistrées le 21 juillet 2025, le préfet de la Seine-Saint-Denis informe le tribunal qu’une proposition de logement a été transmise à M. A... pour un logement à Les Pavillons-sous-Bois et que le bail correspondant a été signé le 31 janvier 2022.
Vu :
- le code de la construction et de l’habitation ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Mach, vice-présidente, pour statuer sur les litiges visés à l’article R. 778-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. En application de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, le magistrat désigné du tribunal administratif de Montreuil a, par une ordonnance du 14 juin 2021, enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d’assurer le logement de M. A... et prononcé une astreinte destinée au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement de 300 euros par mois de retard à compter du 1er octobre 2021, à l’encontre de l’Etat, si le préfet de la Seine-Saint-Denis ne justifiait pas avoir, avant cette date, exécuté l’injonction qui lui était faite d’assurer le logement de M. A....
2. Il résulte de l’instruction qu’une proposition de logement a été transmise par le préfet de la Seine-Saint-Denis à M. A... pour un logement situé à Les Pavillons-sous-Bois et que le bail correspondant a été signé le 31 janvier 2022. Dans ces conditions, le préfet doit être regardé comme ayant exécuté l’ordonnance du 14 juin 2021 à la date du 31 janvier 2022. Par suite, il y a lieu de procéder à la liquidation définitive de l’astreinte prévue par cette ordonnance, pour la période, exprimée en mois de retard, courue du 1er octobre 2021 au 31 janvier 2022, et de condamner l’Etat à verser à ce titre la somme de 1 200 euros au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement, conformément aux dispositions de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation.
O R D O N N E :
Article 1er : L’Etat est condamné à verser au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement la somme de 1 200 euros au titre de la liquidation définitive de l’astreinte prononcée par l’ordonnance n° 2104498 du 14 juin 2021.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au ministre de la ville et du logement.
Copie en sera adressée au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Fait à Montreuil, le 16 décembre 2025.
La magistrate désignée,
A-S Mach
La République mande et ordonne au ministre de la ville et du logement en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.