Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, avait enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de loger M. A... sous astreinte de 400 euros par mois, sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Le préfet a informé le tribunal que M. A... avait signé un bail le 10 novembre 2022, soit avant le prononcé de l'injonction. Par conséquent, le tribunal constate que l'obligation de logement était déjà satisfaite et décide qu'il n'y a pas lieu de liquider l'astreinte.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance n° 2214626 du 5 décembre 2022, le magistrat désigné du tribunal administratif de Montreuil a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d’assurer le logement de M. A... sous astreinte de 400 euros par mois entier de retard à compter du 1er mars 2023 en application de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation.
Par des observations, enregistrées le 23 juillet 2025, le préfet de la Seine-Saint-Denis informe le tribunal qu’une proposition de logement a été transmise à M. A... pour un logement à Aulnay-sous-Bois et que le bail correspondant a été signé le 10 novembre 2022.
Vu :
- le code de la construction et de l’habitation ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Mach, vice-présidente, pour statuer sur les litiges visés à l’article R. 778-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. En application de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, le magistrat désigné du tribunal administratif de Montreuil a, par une ordonnance du 5 décembre 2022, enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d’assurer le logement de M. A... et prononcé une astreinte destinée au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement de 400 euros par mois entier de retard à compter du 1er mars 2023, à l’encontre de l’Etat, si le préfet de la Seine-Saint-Denis ne justifiait pas avoir, avant cette date, exécuté l’injonction qui lui était faite d’assurer le logement de M. A....
2. Il résulte de l’instruction qu’une proposition de logement a été transmise par le préfet de la Seine-Saint-Denis à M. A... pour un logement situé à Aulnay-sous-Bois et que le bail correspondant a été signé le 10 novembre 2022. Dans ces conditions, le préfet doit être regardé comme ayant procédé au logement de M. A... à la date du 10 novembre 2022, antérieurement à l’ordonnance du 5 décembre 2022. Par suite, il n’y a pas lieu de procéder à la liquidation de l’astreinte prononcée à l’encontre de l’Etat.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de liquider l’astreinte prononcée à l’encontre de l’Etat par l’ordonnance n° 2214626 du 5 décembre 2022.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au ministre de la ville et du logement.
Copie en sera transmise au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Fait à Montreuil, le 21 janvier 2026.
La magistrate désignée,
A-S Mach
La République mande et ordonne au ministre de la ville et du logement en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.