Le Tribunal Administratif de Montreuil a liquidé définitivement l'astreinte prononcée le 21 mars 2023 à l'encontre de l'État pour inexécution d'une injonction de loger Mme B..., fondée sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Le préfet de la Seine-Saint-Denis a justifié de l'exécution par la signature d'un bail le 13 novembre 2024. L'astreinte est liquidée à 10 800 euros pour la période du 1er mai 2023 au 13 novembre 2024, somme versée au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance n° 2217238 du 21 mars 2023, le magistrat désigné du tribunal administratif de Montreuil a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d’assurer le logement de Mme B... sous astreinte de 600 euros par mois entier de retard à compter du 1er mai 2023 en application de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation.
Par des observations, enregistrées le 24 juillet 2025, le préfet de la Seine-Saint-Denis informe le tribunal qu’une proposition de logement a été transmise à Mme B... pour un logement situé à Pierrefitte-sur-Seine et que le bail correspondant a été signé le 13 novembre 2024.
Vu :
- le code de la construction et de l’habitation ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Mach, vice-présidente, pour statuer sur les litiges visés à l’article R. 778-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. En application de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, le magistrat désigné du tribunal administratif de Montreuil a, par une ordonnance du 21 mars 2023, enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d’assurer le logement de Mme B... et prononcé une astreinte destinée au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement de 600 euros par mois entier de retard à compter du 1er mai 2023, à l’encontre de l’Etat, si le préfet de la Seine-Saint-Denis ne justifiait pas avoir, avant cette date, exécuté l’injonction qui lui était faite d’assurer le logement de Mme B....
2. Il résulte de l’instruction qu’une proposition de logement a été transmise par le préfet de la Seine-Saint-Denis à Mme B... pour un logement situé à Pierrefitte-sur-Seine et que le bail correspondant a été signé le 13 novembre 2024. Dans ces conditions, le préfet doit être regardé comme ayant exécuté l’ordonnance du 21 mars 2023 à la date du 13 novembre 2024. Par suite, il y a lieu de procéder à la liquidation définitive de l’astreinte prévue par cette ordonnance, pour la période, exprimée en mois entiers de retard, courue du 1er mai 2023 au 13 novembre 2024, et de condamner l’Etat à verser à ce titre la somme de 10 800 euros au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement, conformément aux dispositions de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation.
O R D O N N E :
Article 1er : L’Etat est condamné à verser au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement la somme de 10 800 euros au titre de la liquidation définitive de l’astreinte prononcée par l’ordonnance n° 2217238 du 21 mars 2023.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au ministre de la ville et du logement.
Copie en sera transmise au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Fait à Montreuil, le 28 janvier 2026.
La magistrate désignée,
A-S Mach
La République mande et ordonne au ministre de la ville et du logement en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.