Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande de restitution d'impôts. Cette décision intervient car l'administration fiscale a déjà accordé la restitution sollicitée après l'introduction du recours, rendant la requête sans objet. La juridiction fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de constater l'absence de lieu à statuer.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 18 août 2025, le fonds Amg Beutel Goodman International Equity Fund demande au tribunal de prononcer la restitution des retenues à la source prélevées sur les dividendes de source française qui lui ont été distribués au cours de l’année 2018, pour un montant total de 30 823,87euros.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; (…) ».
Par une décision du 5 février 2026, postérieure à l’introduction de la requête, le directeur chargé de la direction des impôts des non-résidents a prononcé la restitution des retenues à la source en litige. Par suite, les conclusions de la requête aux fins de restitution sont devenues sans objet, de sorte qu’il n’y a plus lieu d’y statuer.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la requête du fonds Amg Beutel Goodman International Equity Fund.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au fonds Amg Beutel Goodman International Equity Fund et au directeur chargé de la direction des impôts des non-résidents.
Fait à Montreuil, le 12 février 2026.
Le président de la 1ère chambre,
A. Marchand
La République mande et ordonne à la ministre de l’action et des comptes publics en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.