Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci demandait une injonction au préfet de lui proposer un logement suite à une décision de la commission de médiation. La requête n'était pas accompagnée de la décision attaquée, malgré une demande de régularisation restée sans suite. Le tribunal a appliqué les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 778-2 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés respectivement les 8 septembre et 3 novembre 2025, Mme A... B... demande au tribunal d’enjoindre au préfet de Seine-Saint-Denis de lui proposer un logement pour donner suite à la décision du 12 mars 2025 par laquelle la commission de médiation de Seine-Saint-Denis a reconnu le caractère prioritaire de sa demande de logement.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : / (…) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».
2. Aux termes de l’article R. 412-1 du code de justice administrative : « La requête doit, à peine d’irrecevabilité, être accompagnée de la décision attaquée, ou, dans le cas mentionné à l’article R. 421-2, de la pièce justifiant du dépôt de la réclamation (…) ». Aux termes de l’article R. 778-2 du même code : « (…) / A peine d'irrecevabilité, les requêtes doivent être accompagnées, sauf impossibilité justifiée, soit de la décision de la commission de médiation dont se prévaut le requérant, soit, en l'absence de commission, d'une copie de la demande adressée par le requérant au préfet ».
3. La requête de Mme B... n’est pas accompagnée de la décision du 12 mars 2025 de la commission de médiation de Seine-Saint-Denis reconnaissant le caractère prioritaire de sa demande de logement. Le tribunal l’a invitée à régulariser sa requête dans un délai d’un mois, par un courrier dont elle a accusé réception le 13 septembre 2025. Toutefois, Mme B... n’a pas, à l’expiration du délai qui lui était imparti, produit la décision de la commission de médiation, ou à défaut une copie de sa demande adressée au préfet.
4. Par suite, la requête de Mme B... doit dès lors être rejetée comme irrecevable en application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....
Fait à Montreuil, le 27 novembre 2025.
La présidente du tribunal,
I. Dely
La République mande et ordonne au ministre de la ville et du logement en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.