Le Tribunal Administratif de Montreuil, saisi d’une demande de liquidation d’astreinte, constate que le préfet de la Seine-Saint-Denis a assuré le logement de Mme A... le 18 décembre 2023, en exécution d’une ordonnance du 11 octobre 2023 prise sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation. Bien que l’exécution soit intervenue avec un mois de retard, le tribunal estime qu’il n’y a définitivement pas lieu de liquider l’astreinte. La solution retenue est donc de ne pas prononcer de liquidation.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance n° 2310000 du 11 octobre 2023, le magistrat désigné du tribunal a, à la demande de Mme B... A..., enjoint sous astreinte au préfet de la Seine-Saint-Denis d’assurer le logement de celle-ci en application de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation.
Par une lettre enregistrée le 17 septembre 2025, le préfet de la Seine-Saint-Denis a informé le tribunal de l’attribution d’un logement à Mme A....
Vu :
- le code de la construction et de l’habitation ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Baffray, vice-président, pour statuer sur les litiges visés à l’article R. 778-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. En application de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, le tribunal a, par une ordonnance n° 2310000 du 11 octobre 2023, prononcé à l'encontre de l’État une astreinte, destinée au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, de 400 euros par mois de retard à compter du 13 novembre 2023, si le préfet de la Seine-Saint-Denis ne justifiait pas avoir procédé, avant cette date, au logement de Mme A... conformément à ses besoins et capacités.
2. Il résulte de l’instruction que le logement de Mme A... a été assuré par le préfet de la Seine-Saint-Denis le 18 décembre 2023 dans un appartement situé à Neuilly-sur-Marne (93330). Le préfet doit, en conséquence, être regardé comme ayant exécuté à cette date son obligation. Dans ces circonstances, et malgré le dépassement d’un mois du délai imparti, il n’y a définitivement pas lieu de liquider l’astreinte prononcée par l’ordonnance n° 2310000 du 11 octobre 2023.
ORDONNE :
Article 1er : Il n’y a définitivement pas lieu de liquider définitivement l’astreinte prononcée par l’ordonnance n° 2310000 du 11 octobre 2023.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la ministre chargée du logement et au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Fait à Montreuil, le 24 septembre 2025.
Le magistrat désigné,
J.-F. Baffray
La République mande et ordonne à la ministre chargée du logement en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pouvoir à l’exécution de la présente décision.