Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. La requérante contestait des décisions de la caisse d’allocations familiales de Seine-Saint-Denis, mais n’a pas identifié précisément les actes attaqués ni fourni les éléments nécessaires à l’appréciation de sa demande, malgré une invitation à régulariser. Le juge a fait application des articles R. 222-1 (4°) et R. 412-1 du code de justice administrative, qui imposent de joindre l’acte attaqué à peine d’irrecevabilité.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 1er octobre 2025, Mme A... B... demande au tribunal d’annuler des décisions de la caisse d’allocations familiales de Seine-Saint-Denis.
Vu les pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les (…) premiers vice-présidents des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; / (…) ». Cette procédure ne nécessite ni instruction contradictoire préalable, ni convocation d’une audience.
Aux termes de l’article R. 412-1 du code précité : « La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué (…) ».
Mme B... a déposé sa requête avec des courriers de la caisse d’allocations familiales de la période du 18 février 2016 au 25 septembre 2024, sans indiquer la décision ou les décisions contestées et des éléments permettant d’apprécier le bien-fondé de sa demande. Le tribunal l’a invitée à régulariser sa requête dans un délai d’un mois par un courrier dont elle a accusé réception le 6 octobre 2025. En dépit de ce courrier, Mme B... n’a pas indiqué la ou les décisions attaquées, ni fourni des éléments au tribunal de se prononcer. Par suite, la requête de Mme B... doit être rejetée comme manifestement irrecevable et ne peut qu’être rejetée par application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....
Fait à Montreuil, le 8 janvier 2026.
Le premier vice-président,
P. Le Garzic
La République mande et ordonne au ministre du travail et des solidarités en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.