Le Tribunal Administratif de Montreuil a liquidé définitivement l'astreinte prononcée le 27 septembre 2022 à l'encontre de l'État, en application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, pour défaut de logement de M. B... et de sa famille. Le préfet de la Seine-Saint-Denis n'ayant pas exécuté son obligation avant la radiation de la demande de logement social de l'intéressé le 28 juillet 2024, la période d'astreinte a été fixée du 1er décembre 2022 au 27 juillet 2024. L'État a été condamné à verser la somme de 11 400 euros au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance n° 2209380 du 27 septembre 2022, le magistrat désigné du tribunal a, à la demande de M. A... B..., enjoint sous astreinte au préfet de la Seine-Saint-Denis d’assurer le logement de celui-ci et de sa famille en application de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation.
Par une lettre enregistrée le 7 novembre 2025, le préfet de la Seine-Saint-Denis a informé le tribunal qu’il n’avait pu attribuer un logement à M. B... en raison de la radiation et du renouvellement de la demande de logement social de celui-ci.
Vu :
- le code de la construction et de l’habitation ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Baffray, vice-président, pour statuer sur les litiges visés à l’article R. 778-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. En application de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, le tribunal a, par une ordonnance n° 2209380 du 27 septembre 2022, prononcé à l'encontre de l’État une astreinte, destinée au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, de 600 euros par mois de retard à compter du 1er décembre 2022, si le préfet de la Seine-Saint-Denis ne justifiait pas avoir procédé, avant cette date, au logement de M. B... conformément à ses besoins et capacités.
2. Il résulte de l’instruction que le préfet de la Seine-Saint-Denis n’a pas assuré le logement de M. B... avant que sa demande de logement social soit radiée, le 28 juillet 2024, et en l’absence de renouvellement de celle-ci malgré plusieurs relances pour qu’il la maintienne. Le préfet doit, en conséquence, être regardé comme n’étant plus tenu d’exécuter son obligation depuis cette dernière date.
3. Par suite, il y a lieu de procéder à la liquidation définitive de l’astreinte prévue par l’ordonnance n° 2209380 du 27 septembre 2022, pour la période du 1er décembre 2022 au 27 juillet 2024, et de condamner l’État à verser à ce titre la somme de 11 400 euros au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement, conformément aux dispositions de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation.
ORDONNE :
Article 1er : Il y a lieu de liquider définitivement l’astreinte prononcée par l’ordonnance n° 2209380 du 27 septembre 2022 et d’en fixer le montant à la somme de 11 400 euros, à verser au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au ministre de la ville et du logement et au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Fait à Montreuil, le 13 novembre 2025.
Le magistrat désigné,
J.-F. Baffray
La République mande et ordonne au ministre de la ville et du logement en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pouvoir à l’exécution de la présente décision.