Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. A... d’une requête en plein contentieux visant à obtenir une instruction accélérée de son dossier de retraite, la condamnation de la Caisse nationale d’assurance vieillesse à statuer sur ses droits et la réparation de préjudices liés à des retards administratifs. Par ordonnance du 10 décembre 2025, le tribunal a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent. Il a estimé que le litige, relatif à l’application des législations de sécurité sociale, relève de la compétence exclusive du juge judiciaire en vertu des articles L. 142-1 du code de la sécurité sociale et L. 142-8 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 9 novembre 2025, M. B... A... demande au tribunal :
1°) d’ordonner l’instruction immédiate et diligente de son dossier ;
2°) de condamner la caisse nationale d’assurance vieillesse à statuer sans délai sur l’ensemble des droits à la retraite ;
3°) d’obtenir la réparation des préjudices subis du fait des retards et manquements dans le traitement administratif.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes du 2° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, les premiers vice-présidents des tribunaux administratifs peuvent, par ordonnance, « Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative ; (…). ». Cette procédure ne nécessite ni instruction préalable, ni convocation d’une audience.
Aux termes de l’article L. 142-8 du même code : « Le juge judiciaire connaît des contestations relatives : / 1° Au contentieux de la sécurité sociale défini à l'article L. 142-1 (…) ». Aux termes de l’article L. 142-1 du code de la sécurité sociale : « Le contentieux de la sécurité sociale comprend les litiges relatifs : / 1° A l'application des législations et réglementations de sécurité sociale et de mutualité sociale agricole ; (…) ».
Il résulte des dispositions précitées que la contestation formée par M. A... relève de la compétence des juridictions de l’ordre judiciaire. Par conséquent, la présente requête doit être rejetée par ordonnance comme portée devant un ordre de juridiction manifestement incompétent pour en connaître.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....
Fait à Montreuil, le 10 décembre 2025.
Le premier vice-président,
P. Le Garzic
La République mande et ordonne au garde des Sceaux, ministre de la justice, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.