Le Tribunal Administratif de Montreuil, par une ordonnance du 2 décembre 2025, statue sur la liquidation d'une astreinte prononcée le 5 janvier 2023 à l'encontre de l'État. Cette astreinte de 400 euros par mois avait été ordonnée pour contraindre le préfet de la Seine-Saint-Denis à loger Mme A... B... A... C..., en application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal constate que le logement de l'intéressée a été assuré dès le 23 janvier 2023, soit avant le point de départ de l'astreinte fixé au 1er avril 2023. En conséquence, il juge qu'il n'y a définitivement pas lieu de liquider l'astreinte.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance n° 2216089 du 5 janvier 2023, le magistrat désigné du tribunal a, à la demande de Mme A... B... A... C..., enjoint sous astreinte au préfet de la Seine-Saint-Denis d’assurer le logement de celle-ci en application de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation.
Par une lettre enregistrée le 30 octobre 2025, le préfet de la Seine-Saint-Denis a informé le tribunal de l’attribution d’un logement à Mme A... B....
Vu :
- le code de la construction et de l’habitation ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Baffray, vice-président, pour statuer sur les litiges visés à l’article R. 778-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. En application de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, le tribunal a, par une ordonnance n° 2216089 du 5 janvier 2023, prononcé à l'encontre de l’État une astreinte, destinée au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, de 400 euros par mois de retard à compter du 1er avril 2023, si le préfet de la Seine-Saint-Denis ne justifiait pas avoir procédé, avant cette date, au logement de Mme A... C... conformément à ses besoins et capacités.
2. Il résulte de l’instruction que le logement de Mme A... C... a été assuré par le préfet de la Seine-Saint-Denis le 23 janvier 2023 dans un appartement situé à Bobigny. Le préfet doit, en conséquence, être regardé comme ayant exécuté à cette date son obligation. Il n’y a dès lors définitivement pas lieu de liquider l’astreinte prévue par cette ordonnance.
ORDONNE :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de liquider l’astreinte prononcée par l’ordonnance n° 2216089 du 5 janvier 2023.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au ministre de la ville et du logement et au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Fait à Montreuil, le 2 décembre 2025.
Le magistrat désigné,
J.-F. Baffray
La République mande et ordonne au ministre de la ville et du logement en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pouvoir à l’exécution de la présente décision.