Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. C... contestant le rejet implicite de sa demande de logement par la commission de médiation du droit au logement opposable de la Seine-Saint-Denis. Le requérant n’a pas produit, malgré une demande de régularisation, les pièces justifiant de sa demande initiale auprès de la commission, en méconnaissance de l’article R. 412-1 du code de justice administrative. L’ordonnance, prise sur le fondement de l’article R. 222-1 4° du même code, rejette la requête sans examen au fond.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 25 décembre 2025 et le 26 décembre 2025, M. A... C... demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision par laquelle la commission de médiation du droit au logement opposable de la Seine-Saint-Denis a implicitement rejeté sa demande tendant à la reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement ;
2°) d’enjoindre à la commission de médiation du droit au logement opposable de la Seine-Saint-Denis de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. B..., en application de l’article R. 222-13 du code de justice administrative, pour statuer sur les litiges visés audit article.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) ». Aux termes de son article R. 222-16 : « Pour les affaires visées à l'article R. 222-13, les attributions dévolues par les dispositions réglementaires du présent code à la formation de jugement ou à son président sont exercées par le magistrat compétent en vertu de cet article. ».
Aux termes de l’article R. 412-1 du code de justice administrative : « La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation (…) ». Aux termes de l’article R. 612-1 du même code : « Lorsque des conclusions sont entachées d’une irrecevabilité susceptible d’être couverte après l’expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d’office cette irrecevabilité qu’après avoir invité leur auteur à les régulariser. ».
Par une lettre du 26 décembre 2025, le tribunal a invité M. C... à régulariser sa requête dans le délai de quinze jours en produisant les pièces justifiant de ce qu’il a adressé à la commission de médiation du droit au logement opposable de la Seine-Saint-Denis la demande susceptible de faire naître la décision implicite de rejet qu’il attaque. M. C... s’étant borné à produire la copie de l’accusé de réception d’une correspondance adressée par une autre personne, domiciliée à Soissons, la requête ne peut être regardée comme ayant été régularisée dans le délai imparti. Il s’ensuit qu’il y a lieu de rejeter la requête, dès lors qu’elle est manifestement irrecevable.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. C... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... C....
Fait à Montreuil, le 13 janvier 2026.
Le magistrat désigné,
A. B...
La République mande et ordonne au ministre de la ville et du logement en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.