Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en urgence, a annulé un arrêté d'expulsion (OQTF) pris par la préfète de l'Essonne. Le juge a estimé que la décision administrative, qui refusait un délai de départ volontaire et prononçait une interdiction de retour de trois ans, était entachée d'un excès de pouvoir. Cette annulation est fondée sur le contrôle des conditions légales de l'éloignement, en application des articles L. 511-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 7 et 17 février 2026, M. A..., placé au centre de rétention du Mesnil-Amelot n° 3, représenté par Me Marneau, demande au tribunal d’annuler l’arrêté du 7 février 2026 par lequel la préfète de l’Essonne l’a obligé à quitter le territoire français, lui a refusé un délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination, et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans.
Le préfet de l’Essonne a produit des pièces le 17 février 2026 qui ont été communiquées.
Vu la décision attaquée et l’ensemble des pièces du dossier.
D E C I D E :
Article 1er : L’arrêté du 7 février 2026 de la préfète de l’Essonne est annulé.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A... et à la préfète de l’Essonne.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 février 2026.
La magistrate désignée,
D. Lamlih
La République mande et ordonne à la préfète de l’Essonne, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
NB. La présente notification du dispositif sera suivie d’une notification du jugement complet dans les meilleurs délais. Cette dernière fera courir le délai d’appel.