Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en urgence, a annulé un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) pris à l'encontre d'un retenu. Le juge a estimé que la mesure était illégale et a enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai d'un mois. La décision s'appuie sur le contrôle juridictionnel des conditions de légalité de l'OQTF et des mesures d'éloignement.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 9 et 13 février 2026, M. A... B..., placé au centre de rétention du Mesnil-Amelot n° 3, représenté par Me Marneau, demande au tribunal d’annuler l’arrêté du 7 février 2026 par lequel le préfet du Val-d’Oise l’a obligé à quitter le territoire français, lui a refusé un délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination, et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d’un an.
Le préfet du Val-d’Oise a produit des pièces le 9 février 2026 qui ont été communiquées.
Vu la décision attaquée et l’ensemble des pièces du dossier.
D E C I D E :
Article 1er : L’arrêté du 7 février 2026 du préfet du Val-d’Oise est annulé.
Article 2 : Il est enjoint au préfet du Val-d’Oise de délivrer à M. B... dans le délai d’un mois à compter de la notification du présent jugement, une autorisation provisoire de séjour valable jusqu'à ce que l'autorité administrative ait à nouveau statué sur son cas.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A... B..., à Me Marneau et au préfet du Val-d’Oise.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 février 2026.
La magistrate désignée,
D. LAMLIH
La République mande et ordonne au préfet du Val-d’Oise, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
NB. La présente notification du dispositif sera suivie d’une notification du jugement complet dans les meilleurs délais. Cette dernière fera courir le délai d’appel.