Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en urgence, a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un étranger contre son arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a estimé que les conditions légales de l'OQTF, notamment le refus de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour, étaient justifiées au regard des circonstances de l'espèce. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) régissant ces mesures.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 10 et 13 février 2026, M. B... A..., placé au centre de rétention du Mesnil-Amelot n° 3, représenté par Me Marneau, demande au tribunal :
1°) d’annuler l’arrêté du 9 février 2026 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis l’a obligé à quitter le territoire français, lui a refusé un délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination, et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de vingt-quatre mois.
Le préfet de la Seine-Saint-Denis a produit des pièces qui ont été communiquées ainsi qu’un mémoire en défense enregistré le 18 février 2026.
Vu la décision attaquée et l’ensemble des pièces du dossier.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B... A... et au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 février 2026.
La magistrate désignée,
D. LAMLIH
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
NB. La présente notification du dispositif sera suivie d’une notification du jugement complet dans les meilleurs délais. Cette dernière fera courir le délai d’appel.