Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2622203

jeudi 1 octobre 2026

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2622203
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Texte intégral

Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 25 septembre 2026, M. A... B..., demande au juge des référés de suspendre l’exécution de l’arrêté du 27 août 2026 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis l’a obligé à quitter le territoire français et lui a interdit le retour sur ce territoire pour une durée de 24 mois.

Vu les autres pièces du dossier

Vu le code de justice administrative.


La présidente du tribunal a désigné M. C..., en application des dispositions de l’article L. 511-2 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (…) » ; à son article L. 522-1 que : « Le juge des référés statue au terme d’une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu’il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d’y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l’heure de l’audience publique (...) » ; et à son article L. 522-3 que : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d’urgence ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu’il y ait lieu d’appliquer les deux premiers alinéas de l’article L. 522-1. » et, enfin, à son article R. 522­‑1 que : « (...) A peine d’irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d’une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d’annulation ou de réformation et accompagnées d’une copie de cette dernière ».
2. En premier lieu, M. B... présente, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, des conclusions à fin de suspension, mais n’a pas introduit par ailleurs, de requête distincte à fin d’annulation dirigée contre la décision dont il sollicite la suspension.
3. En deuxième lieu, L’article L. 511-1 du code de justice administrative dispose : « Le juge des référés statue par des mesures qui présentent un caractère provisoire. Il n’est pas saisi du principal et se prononce dans les meilleurs délais ».
4. Il résulte tant de la mission impartie au juge des référés par l’article L. 511-1 du code précité, que des termes de l’article L. 521-1 du même code que le juge des référés ne peut, sans excéder sa compétence, prononcer l’annulation d’une décision administrative. M. B... se borne dans sa requête à demander l’annulation de l’arrêté du 27 août 2026. Par suite, et en tout état de cause, ces conclusions sont manifestement irrecevables.
5. En troisième lieu et enfin, M. B... n’assortit sa requête d’aucun moyen ce qui la rend également irrecevable pour ce troisième motif.
6. La requête de M. B... est ainsi manifestement irrecevable et doit être rejetée selon la procédure prévue par les dispositions précitées de l’article L. 522-3 du code de justice administrative

O R D O N N E :



Article 1er
:
La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 :
La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....


Fait à Montreuil, le 1er octobre 2026.

Le juge des référés,




P. C...

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.