Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2622276
jeudi 1 octobre 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2622276 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 27 septembre 2026, Mme B... A..., demande au juge des référés :
1°) de suspendre l’exécution de l’arrêté par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a suspendu pour une durée de quatre mois son permis de conduire ;
2°) de condamner l’Etat aux dépens.
Vu :
• la requête n°2622115, enregistrée le 25 septembre 2026, par laquelle Mme A... demande l’annulation de l’arrêté la décision contestée ;
• les autres pièces du dossier
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. C..., en application des dispositions de l’article L. 511-2 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (…) ».
2. Le même code dispose à son article L. 522-1 que : « Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique (...) » ; à son article L. 522-3 que : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. » et, enfin, à son article R. 522-1que : « La requête visant au prononcé de mesures d’urgence doit (...) justifier de l’urgence de l’affaire. » ;
3. Mme A... présente, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, des conclusions à fin de suspension de l’arrêté par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a suspendu son permis de conduire.
4. Pour démontrer l’urgence de suspendre l’exécution de la décision litigieuse, Mme A... invoque ses obligations professionnelles qui impliquent des déplacements pour assurer des formations dans des magasins de l’enseigne Décathlon. Elle ne justifie néanmoins par aucun élément de l’impossibilité de rejoindre ces sites de formation par des moyens de transport en commun lui permettant de pallier l’absence temporaire de son permis de conduire. Si, par ailleurs, Mme A... expose qu’elle doit assurer des soins à des chevaux dans un endroit isolé du département de la Seine et Marne, elle se borne à indiquer que ce site est isolé, sans en donner l’adresse et ne permet pas ainsi au juge des référés la possibilité d’apprécier la réalité de l’absence de moyen de se rendre sur ce site par le biais de transports en commun, le temps de la suspension de son permis de conduire ou par un autre moyen.
5. Dans ces conditions, Mme A... ne justifiant pas qu’elle remplit la condition d’urgence au sens des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, il y a lieu de rejeter sa requête selon la procédure prévue par les dispositions précitées de l’article L. 522-3 de ce même code.
O R D O N N E :
Article 1er :
La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 :
La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....
Fait à Montreuil, le 1er octobre 2026
Le juge des référés,
P. C...
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Par une requête enregistrée le 27 septembre 2026, Mme B... A..., demande au juge des référés :
1°) de suspendre l’exécution de l’arrêté par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a suspendu pour une durée de quatre mois son permis de conduire ;
2°) de condamner l’Etat aux dépens.
Vu :
• la requête n°2622115, enregistrée le 25 septembre 2026, par laquelle Mme A... demande l’annulation de l’arrêté la décision contestée ;
• les autres pièces du dossier
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. C..., en application des dispositions de l’article L. 511-2 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (…) ».
2. Le même code dispose à son article L. 522-1 que : « Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique (...) » ; à son article L. 522-3 que : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. » et, enfin, à son article R. 522-1que : « La requête visant au prononcé de mesures d’urgence doit (...) justifier de l’urgence de l’affaire. » ;
3. Mme A... présente, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, des conclusions à fin de suspension de l’arrêté par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a suspendu son permis de conduire.
4. Pour démontrer l’urgence de suspendre l’exécution de la décision litigieuse, Mme A... invoque ses obligations professionnelles qui impliquent des déplacements pour assurer des formations dans des magasins de l’enseigne Décathlon. Elle ne justifie néanmoins par aucun élément de l’impossibilité de rejoindre ces sites de formation par des moyens de transport en commun lui permettant de pallier l’absence temporaire de son permis de conduire. Si, par ailleurs, Mme A... expose qu’elle doit assurer des soins à des chevaux dans un endroit isolé du département de la Seine et Marne, elle se borne à indiquer que ce site est isolé, sans en donner l’adresse et ne permet pas ainsi au juge des référés la possibilité d’apprécier la réalité de l’absence de moyen de se rendre sur ce site par le biais de transports en commun, le temps de la suspension de son permis de conduire ou par un autre moyen.
5. Dans ces conditions, Mme A... ne justifiant pas qu’elle remplit la condition d’urgence au sens des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, il y a lieu de rejeter sa requête selon la procédure prévue par les dispositions précitées de l’article L. 522-3 de ce même code.
O R D O N N E :
Article 1er :
La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 :
La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....
Fait à Montreuil, le 1er octobre 2026
Le juge des référés,
P. C...
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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