LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-1507933

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-1507933

jeudi 1 février 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-1507933
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation3ème Chambre
Avocat requérantCABINET SCHMITT AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par un jugement du 18 juillet 2018, après avoir retenu que l'Etat avait engagé sa responsabilité pour faute en résiliant le contrat de partenariat qu'il avait conclu avec la société Ecomouv' dans le cadre du projet de mise en œuvre de l'écotaxe poids lourds et en informant ultérieurement la société anonyme (SA) Total Marketing Services qu'il ne souhaitait pas reprendre le contrat la liant à la société Ecomouv' pour fournir un service de télépéage, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a prescrit avant-dire droit une expertise en vue de déterminer le montant du préjudice invoqué par la SA Total Marketing Services présentant un lien direct et certain avec la résiliation fautive de son contrat, en réservant jusqu'en fin d'instance tous droits et moyens des parties sur lesquels il n'a pas été expressément statué.

Le rapport d'expertise, établi par M. B C, a été déposé au greffe du tribunal le 9 décembre 2022.

Par des mémoires, enregistrés le 10 février 2023 et le 12 avril 2023, la SA Total Energies Marketing Services, venant aux droits et obligations de la SA Total Marketing Services, représentée par Me Schmitt, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 15 802 064 euros, augmentée des intérêts de droit et de la capitalisation des intérêts à compter du 13 mai 2015, date de la réception par l'Etat de sa réclamation indemnitaire préalable, en réparation des préjudices qu'il lui a fait subir ;

2°) de condamner l'Etat aux dépens de l'instance ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 30 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- son préjudice doit être évalué sur la base des 174 925 équipements embarqués qu'elle a commandés en amont de la résiliation du contrat portant sur le projet d'écotaxe ;

- la somme de 3 473 520 euros, qui lui a été versée en vertu du protocole signé le 4 avril 2014 afin de tenir compte de la suspension de la mise en œuvre de la taxe poids lourds, ne doit pas venir en déduction du montant de son préjudice, dès lors qu'elle a seulement eu pour objet de l'indemniser des effets de la suspension du projet de l'écotaxe, en vue d'une reprise ultérieure du projet.

Par un mémoire en défense, enregistré le 22 février 2023, le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- le préjudice allégué étant incertain, faute pour la SA Total Energies Marketing Services de démontrer que les équipements électroniques acquis par la SA Total Marketing Services l'ont été en pure perte, elle ne peut prétendre à aucune indemnisation ;

- en tout état de cause, à supposer qu'un préjudice soit indemnisable, il ne peut l'être que sur la base des 31 068 équipements embarqués activés courant avril 2014, ou, au plus, des 120 000 prévus contractuellement.

Par ordonnance du 14 avril 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 2 mai 2023 à 12 heures.

Vu :

- l'arrêt n° 18VE03216 du 16 décembre 2021 rendu par la cour administrative d'appel de Versailles ;

- l'ordonnance du 7 mars 2023 par laquelle le président du tribunal a taxé les frais et honoraires de l'expertise confiée à M. B C à la somme de 34 368 euros toutes taxes comprises (TTC) ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code civil ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Oriol, présidente-rapporteure ;

- les conclusions de M. Sitbon, rapporteur public ;

- et les observations de Me Schmitt pour la SA Total Energies Marketing Services.

Considérant ce qui suit :

1. Par une requête enregistrée le 11 septembre 2015, la société anonyme (SA) Total Marketing Services a demandé au tribunal administratif de Cergy-Pontoise de condamner l'Etat, sur le terrain de la responsabilité pour faute ou sur celui de la rupture d'égalité devant les charges publiques, voire de l'enrichissement sans cause, à lui verser la somme de 25 316 597,50 euros hors taxes (HT), augmentée des intérêts de droit à compter du 13 mai 2015, ces intérêts étant capitalisés, ou, subsidiairement, de le condamner, sur le terrain de la méconnaissance du principe d'égalité ou sur celui de l'enrichissement sans cause, à lui verser la somme de 26 238 750 euros HT augmentée des intérêts à compter du 13 mai 2015, ces intérêts étant capitalisés. Par un jugement du 18 juillet 2018, après avoir jugé que l'Etat avait engagé sa responsabilité pour faute en résiliant le contrat de partenariat qu'il avait conclu avec la société Ecomouv' dans le cadre du projet de mise en œuvre de l'écotaxe poids lourds et en informant ultérieurement la SA Total Marketing Services qu'il ne souhaitait pas reprendre le contrat la liant à cette société pour fournir un service de télépéage pour l'acquittement des taxes, le tribunal a prescrit avant-dire droit une expertise en vue de déterminer le montant du préjudice invoqué par la SA Total Marketing Services présentant un lien direct et certain avec la résiliation fautive du contrat, en réservant jusqu'en fin d'instance tous droits et moyens des parties sur lesquels il n'a pas été expressément statué. Par un arrêt définitif du 16 décembre 2021, enregistré sous le n° 18VE03216, la cour administrative d'appel de Versailles a rejeté le recours du ministre de la transition écologique et solidaire dirigé contre ce jugement avant-dire droit, en jugeant que la responsabilité de l'Etat était engagée, non pas sur le terrain de la faute, mais sur celui de la responsabilité sans faute, pour rupture du principe d'égalité devant les charges publiques. Dans le dernier état de ses écritures, la SA Total Energies Marketing Services, venant aux droits et obligations de la SA Total Marketing Services, demande au tribunal de condamner l'Etat à lui verser la somme de 15 802 064 euros, augmentée des intérêts de droit et de la capitalisation des intérêts à compter du 13 mai 2015, date de la réception par l'Etat de sa réclamation indemnitaire préalable, en réparation des préjudices qu'il lui a fait subir.

Sur les conclusions indemnitaires :

2. Ainsi qu'il vient d'être dit, il a été définitivement jugé que l'Etat a engagé sa responsabilité sans faute en résiliant le contrat de partenariat qu'il avait conclu avec la société Ecomouv' dans le cadre du projet de mise en œuvre de l'écotaxe poids lourds et en informant ultérieurement la SA Total Marketing Services qu'il ne souhaitait pas reprendre le contrat la liant à cette dernière pour fournir un service de télépéage.

3. Il résulte de l'instruction et du rapport d'expertise que le comité exécutif de la SA Total Marketing Services, qui s'est tenu le 11 avril 2012, a décidé de participer au projet de l'écotaxe en retenant l'option 3 du contrat-type dit de société habilitée télépéage (SHT), qui permet de fournir un service entièrement élaboré par les soins du prestataire, sans dépendre des prescriptions techniques de la société Ecomouv'. A cette fin, la SA Total Marketing Services a signé un contrat avec la société Siemens en vue de la conception, la réalisation et la fourniture d'équipements embarqués conformes aux prescriptions du contrat. Puis, le 13 avril 2012, la SA Total Marketing Services a informé la société Ecomouv' d'un engagement de production de 120 000 équipements embarqués, ce dont l'Etat ne conteste pas qu'il a été informé par un constat d'huissier du 2 octobre 2013 et un courrier de confirmation du 1er juillet 2014 adressé via la mission de tarification. A cette époque, la SA Total Marketing Services n'était pas encore membre du système européen de télépéage, qu'elle n'a rejoint qu'en 2016. Enfin, il ne résulte pas de l'instruction, ni n'est même soutenu, que la SA Total Marketing Services aurait pu ultérieurement revendre sans perte tous les équipements embarqués qu'elle a été tenue d'acquérir pour honorer ses engagements envers la société Ecomouv'. Par suite, l'Etat ne peut pertinemment soutenir que son préjudice n'est qu'incertain. La SA Total Energies Marketing Services a donc droit à la réparation des préjudices présentant un lien direct et certain avec la résiliation du contrat en cause.

4. A titre subsidiaire, l'Etat fait valoir que le préjudice de la SA Total Marketing Services doit être calculé sur la seule base des 31 068 équipements embarqués installés à bord des véhicules poids lourds et activés en 2014, avant la résiliation du contrat de partenariat conclu entre l'Etat et la société Ecomouv' et sa décision de ne pas reprendre le contrat la liant à cette société. Toutefois, ainsi qu'il a été dit au point 3 ci-dessus, la SA Total Marketing Services s'est contractuellement engagée auprès de la société Ecomouv' pour l'achat de 120 000 équipements embarqués, nombre porté à 174 925, qu'elle a effectivement acquis et réglés pour l'essentiel en septembre et octobre 2013, ainsi que cela ressort du point 2.2.3.2.5 du rapport de l'expert. Il résulte par ailleurs de l'instruction, notamment des points 4.2.2.2 à 4.2.2.5 du programme fonctionnel des besoins du contrat de prestations de services SHT, que la SA Total Marketing Services était tenue d'assurer la distribution des équipements embarqués, neufs ou réutilisés auprès des redevables abonnés, à charge pour ces derniers, sous leur responsabilité propre, de les installer dans leurs véhicules selon la procédure requise. En raison des atermoiements de l'Etat dans la mise en œuvre du projet de l'écotaxe et des intérêts économiques divergents des conducteurs de poids lourds et des SHT, le décalage entre le nombre d'équipements embarqués acquis et ceux effectivement installés dans les poids lourds ne saurait être imputé à la SA Total Marketing Services, d'autant plus qu'aucun élément ne permet d'établir que ses engagements n'auraient pu être atteints en cas d'exécution du contrat. En acquérant 174 925 équipements embarqués réglés à Siemens avant la résiliation définitive du contrat de partenariat entre l'Etat et la société Ecomouv', qu'elle ne pouvait à l'époque anticiper, la SA Total Marketing Services a donc subi un préjudice qui ne peut être limité à 31 068 équipements embarqués. D'ailleurs, l'expert a estimé que le préjudice de la SA Total Marketing Services devait porter sur 120 000 équipements embarqués, nombre sur lequel elle s'est engagée auprès de la société Ecomouv', par un communiqué du 13 avril 2012. Toutefois, il résulte de l'instruction que pour atteindre cet objectif de livraison, la SA Total Marketing Services s'est trouvée dans l'obligation de commander un surplus d'équipements embarqués pour respecter les stipulations des points 4.2.2.2 et 4.2.2.6 du programme fonctionnel des besoins du contrat SHT lui imposant de maintenir en permanence un stock de réserve pour pallier les éventuels vols, pertes et destructions, ce dont l'Etat, qui n'a jamais remis en cause ce montant, a été informé par le constat d'huissier du 2 octobre 2013, confirmé par le courrier du 1er juillet 2014, évoqués ci-dessus. A cet égard, il n'est pas contesté que l'écart d'environ 700 équipements embarqués entre ceux acquis et ceux déclarés porte sur les badges utilisés pour les besoins des tests d'accréditation. Dès lors, il y a lieu d'évaluer le préjudice de la SA Total Marketing Services en retenant 174 925 équipements embarqués acquis au prix unitaire de 144,73 euros TTC, soit 25 316 895 euros, ramenée à 25 316 597 € par la SA Total Energies Marketing Services dans le dernier état de ses écritures.

5. L'expert a par ailleurs relevé qu'il convenait de déduire de cette somme celle de 3 473 520 euros versée par l'Etat à la SA Total Marketing Services, correspondant à la compensation financière qui lui a été accordée sur la base du protocole du 4 avril 2014. Toutefois, il ressort de ce document, éclairé par la lettre d'EP France regroupant les SHT, qu'il portait exclusivement sur les conséquences financières à tirer de la suspension alors prévue du projet d'écotaxe en vue d'une reprise ultérieure, sans prévoir explicitement la couverture des coûts inhérents à l'amortissement d'obsolescence des équipements embarqués, qui pouvaient excéder les frais financiers, décalages de trésorerie et autres surcoûts de gestion visés dans le protocole pour compenser les effets de la suspension du contrat, en l'absence de perception par les SHT des redevances prévues. Faute de toute indemnisation explicite qui serait directement liée à la résiliation définitive du contrat de partenariat entre l'Etat et la société Ecomouv', notamment pour couvrir l'amortissement d'obsolescence des équipements embarqués acquis en vain pour le projet de l'écotaxe, la SA Total Energies Marketing Services, qui n'est pas ultimement contestée sur ce point par le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, est donc fondée à soutenir que la somme de 3 473 520 euros ne doit pas venir en déduction de son préjudice.

6. En revanche, comme cela ressort du rapport d'expertise et n'est d'ailleurs pas contesté par la SA Total Energies Marketing Services, il y a lieu de retirer de la somme de 25 316 597 euros correspondant à l'achat des 175 925 équipements embarqués, celle de 9 514 533 euros correspondant à la valeur tirée de leur cession ultérieure. Par suite, il y a lieu de condamner l'Etat à verser à la SA Total Energies Marketing Services la somme sollicitée de 15 802 604 euros en réparation des préjudices de la SA Total Marketing Services.

Sur les intérêts et leur capitalisation :

7. En premier lieu, la demande indemnitaire du 11 mai 2015 présentée par la SA Total Marketing Services a été notifiée au ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie le 13 mai suivant, par exploit d'huissier. La condamnation prononcée au point 6 ci-dessus portera donc intérêts au taux légal à compter de cette date, ainsi que le demande la société requérante.

8. En second lieu, aux termes de l'article 1343-2 du code civil : " Les intérêts échus, dus au moins pour une année entière, produisent intérêt si le contrat l'a prévu ou si une décision de justice le précise. ".

9. Pour l'application de ces dispositions, la capitalisation des intérêts peut être demandée à tout moment devant le juge du fond. Cette demande prend toutefois effet au plus tôt à la date à laquelle elle est enregistrée et pourvu qu'à cette date il s'agisse d'intérêts dus au moins pour une année entière. Le cas échéant, la capitalisation s'accomplit à nouveau à l'expiration de chaque échéance annuelle ultérieure sans qu'il soit besoin de formuler une nouvelle demande.

10. La demande tendant à la capitalisation des intérêts a été présentée le 11 septembre 2015, date d'enregistrement de la requête de la SA Total Marketing Services. A cette date, une année d'intérêts n'avait pas encore couru. Par suite les intérêts produits par les sommes mises à la charge de l'Etat se capitaliseront à compter du 13 mai 2016 et à chaque échéance annuelle postérieure.

Sur les frais liés à l'instance :

En ce qui concerne les dépens :

11. Par une ordonnance du 7 mars 2023, le président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a alloué à M. C, expert mandaté, la somme de 34 368 euros, qu'il y a lieu de mettre à la charge définitive de l'Etat.

En ce qui concerne les frais exposés et non compris dans les dépens :

12. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par ces motifs, le tribunal décide :

Article 1er : L'Etat est condamné à verser à la société anonyme (SA) Total Energies Marketing Services, venant aux droits et obligations de la SA Total Marketing Services, la somme de 15 802 604 euros assortie des intérêts au taux légal à compter du 13 mai 2015. Les intérêts échus au 13 mai 2016 seront capitalisés à cette date puis à chaque date anniversaire.

Article 2 : Les frais et honoraires de l'expertise, taxés et liquidés à la somme de 34 368 euros, sont mis à la charge définitive de l'Etat.

Article 3 : L'Etat versera la somme de 5 000 euros à la SA Total Energies Marketing Services au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la société la SA Total Energies Marketing Services et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.

Copie en sera adressée à M. B C, expert.

Délibéré après l'audience du 18 janvier 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Oriol, présidente, et Mmes D et Lusinier, conseillères.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er février 2024.

La présidente-rapporteure,

Signé

C. ORIOL

L'assesseure la plus ancienne,

Signé

A. DLa greffière,

Signé

M. A

La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour ampliation,

La greffière

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions