vendredi 1 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-1608717 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 11ème Chambre |
| Avocat requérant | CABINET JORION AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par un jugement en date du 2 juillet 2019, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a prescrit avant-dire droit une expertise en vue de déterminer l'ensemble des préjudices de M. B résultant d'un accident de service survenu le 24 septembre 2013 au titre de la responsabilité sans faute et a réservé jusqu'en fin d'instance tous droits, moyens et conclusions des parties sur lesquels il n'a pas été expressément statué.
Par un mémoire en défense enregistré le 26 mars 2020, la commune de Saint-Cloud, représentée par Me Phelip, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 1 500 euros soit mise à la charge de M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que la somme de 221 673,40 euros proposée par l'expert est exorbitante et qu'un complément d'expertise est nécessaire afin de déterminer les conséquences médicolégales de l'accident.
Par un arrêt n°19VE03043 du 10 mars 2022, la Cour administrative d'appel de Versailles a rejeté les conclusions la requête de M. B tendant à l'engagement de la responsabilité pour faute de la commune de Saint-Cloud.
Par un mémoire en défense enregistré le 16 mars 2022, la commune de Saint-Cloud, représentée par Me Phelip, maintient ses précédentes écritures.
Elle soutient que la faute commise par M. B est de nature à l'exonérer entièrement de sa responsabilité.
Vu :
- le rapport d'expertise déposé le 2 décembre 2019 et enregistré le 4 décembre 2019;
- l'ordonnance du 19 juillet 2019 du président du tribunal de Cergy-Pontoise ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code du travail ;
- la loi n°83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n°84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Mégret, présidente-rapporteure ;
- et les conclusions de M. Charpentier, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, adjoint technique, recruté par la commune de Saint-Cloud en 2001, a été victime, le 24 septembre 2013 alors qu'il était sur une échelle pour réparer une clôture dans les jardins de l'Avre, d'une chute de plus de trois mètres. Il a été emmené par les pompiers au centre hospitalier des Quatre-Villes, où il a été hospitalisé jusqu'au 30 septembre 2013 et où il a subi une réduction de la double luxation des épaules résultant de sa chute. Il a été placé en arrêt de travail jusqu'au 2 mars 2014. L'accident a été reconnu imputable au service par arrêté du 24 septembre 2013 et par arrêté du 4 novembre 2014, le maire a fixé au 4 juin 2014 la consolidation de son état de santé et le taux d'incapacité permanente partielle résultant de son accident à 20%. M. B a subi de nouvelles périodes d'arrêt de travail liées, reconnues comme des rechutes de son accident. Par arrêté municipal du 8 octobre 2014, le maire lui a attribué le bénéfice de l'allocation temporaire d'invalidité sur la base d'un taux de 20%, l'avis conforme de la Caisse des dépôts à cette attribution à compter du 4 juin 2014 étant exprimé le 17 novembre 2014. Par lettre du 30 juin 2016, M. B a demandé à la commune de Saint-Cloud de l'indemniser des préjudices résultant de son accident. Une décision de rejet implicite est née du silence gardé par la commune sur cette demande. M. B a alors saisi le tribunal de céans afin d'obtenir la réparation intégrale des préjudices qu'il estime avoir subis, évalués à la somme de 221 673,40 euros, en invoquant aussi bien la responsabilité sans faute au titre de l'obligation de garantir les collaborateurs des services publics contre les risques que leur fait courir leur participation à l'exécution du service, que la responsabilité pour faute de la commune. Par un jugement avant-dire-droit en date du 2 juillet 2019, le tribunal de céans a écarté la responsabilité pour faute de la commune de Saint-Cloud et prescrit une expertise en vue de déterminer l'ensemble des préjudices de M. B résultant de l'accident de service survenu le 24 septembre 2013 au titre de la responsabilité sans faute. L'expert a déposé son rapport le 2 décembre 2019. Par un arrêt du 10 mars 2022, la Cour administrative d'appel de Versailles a rejeté les conclusions de la requête de M. B tendant à la réparation intégrale de son préjudice sur le terrain de la responsabilité pour faute de la commune de Saint-Cloud.
Sur la responsabilité :
2. Le fonctionnaire qui subit, du fait de l'invalidité ou de la maladie imputable au service, des préjudices patrimoniaux d'une autre nature que les pertes de revenus et l'incidence professionnelle ou des préjudices personnels, a droit à obtenir de la personne publique qui l'emploie, même en l'absence de faute de celle-ci, une indemnité réparant ces chefs de préjudice. L'agent a également droit à la réparation intégrale de l'ensemble du dommage résultant d'un accident de service, dans le cas où cet accident serait imputable à une faute de nature à engager la responsabilité de la personne publique qui l'emploie. Toutefois, la personne publique à l'origine d'un dommage causé à un de ses collaborateurs par un accident ou une maladie imputable au service peut être exonérée en partie ou en totalité de sa responsabilité lorsque le dommage est également imputable à une faute de la victime ou à un cas de force majeure.
En ce qui concerne la faute de la victime :
3. La commune de Saint Cloud, après l'arrêt rendu par la Cour administrative d'appel de Versailles, soutient que l'imprudence de la victime doit l'exonérer entièrement de la responsabilité sans faute. Il résulte de l'instruction et notamment de l'arrêt de la Cour administrative d'appel de Versailles que M. B a fait preuve d'un manque de prudence manifeste dans l'utilisation d'une échelle d'appui, non adaptée aux travaux qu'il avait entrepris alors qu'il avait reçu une formation spécifique aux travaux en hauteur et que la commune détenait le matériel adéquat. Il s'ensuit que l'importance de la faute commise par la victime est de nature à exonérer entièrement la responsabilité de la commune de Saint-Cloud.
4. Il résulte de ce qui précède que les conclusions indemnitaires de M. B doivent être rejetées.
Sur les frais d'expertise :
5. Par une ordonnance du 19 juillet 2019, le président du tribunal de céans a ordonné le versement d'une allocation provisionnelle à l'expert à hauteur de 1 500 euros à la charge de la commune de Saint-Cloud.
6. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de répartir définitivement les frais de l'expertise ordonnée par le tribunal administratif qui s'élèvent à la somme de 1 723,60 euros et de mettre à la charge de la commune de Saint-Cloud la somme de 1 500 euros et à la charge de M. B la somme de 223,60 euros. Il sera tenu compte de l'allocation provisionnelle versée.
Sur les frais liés à l'instance :
7. Il y a lieu dans les circonstances de l'espèce de mettre à la charge de M. B la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de rejeter les conclusions de M. B, partie perdante, sur le même fondement.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Les frais d'expertise sont mis à la charge de la commune de Saint-Cloud à hauteur de 1 500 euros, déduction faite de l'allocation provisionnelle déjà versée, et de M. B à hauteur de 223,60 euros.
Article 3 : M. B est condamné à verser à la commune de Saint-Cloud la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Les conclusions de M. B sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. D B, à la commune de Saint-Cloud et à M. A E.
Délibéré après l'audience du 17 juin 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Mégret, présidente,
M. Probert, premier conseiller,
M. Weiswald, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er juillet 2022.
La présidente rapporteure,
signé
S. MégretL'assesseur le plus ancien,
signé
L. ProbertLa greffière,
signé
M. C
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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01/06/2026