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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-1800805

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-1800805

lundi 3 octobre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-1800805
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation8ème Chambre
Avocat requérantCMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 25 janvier 2018, 13 décembre 2018 et 28 octobre 2019, un mémoire récapitulatif, produit en application de l'article R. 611-8-1 du code de justice administrative et enregistré le 4 décembre 2019, ainsi que des mémoires, enregistrés les 7 juillet 2020 et 19 août 2022, M. et Mme A D, représentés par Me Foissac, demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :

1°) de prononcer la restitution des cotisations d'impôt sur le revenu, de contributions sociales et de contribution exceptionnelle sur les hauts revenus qu'ils ont acquittées au titre de l'année 2011, à hauteur des sommes respectives de 866 227,67 euros, 614 127 euros et 182 364 euros, à raison de la correction du montant de la plus-value de cession des titres de la société RK Private réalisée par M. D au titre de cette année ;

2°) de prononcer la restitution des cotisations de contributions sociales qu'ils ont acquittées au titre de l'année 2011, à hauteur d'une somme de 73 583 euros, correspondant à l'application erronée d'un taux global de 13,5 % en lieu et place d'un taux de 12,3 % à ces contributions ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent, dans le dernier état de leurs écritures, que :

- la plus-value de cession des titres de la société RK Private qu'ils ont déclarée au titre de l'année 2011 aurait dû être calculée en faisant la différence entre le prix de cession des titres le 24 juin 2011 et leur valeur au moment de leur retrait du plan d'épargne en actions (PEA) de M. D le 31 mai 2011 dès lors qu'ils n'ont jamais détenu plus de 25 % du capital de cette société et que c'est à tort que l'administration fiscale a estimé que le PEA de M. D était clos depuis 2004 à raison des opérations relatives aux titres de la société RKW Holding réalisées dans le cadre de la gestion de ce PEA en 2008, qui ont donné lieu à un précédent litige entre eux et l'administration fiscale ;

- par un arrêt n° 20PA0153 du 20 juillet 2022, la Cour administrative d'appel de Paris, statuant sur le litige les opposant l'administration fiscale dans le cadre des opérations relatives aux titres de la société RKW Holding, a confirmé que M. et Mme D n'ont jamais détenu plus de 25 % des parts de la société RK Private, que le PEA de M. D n'était pas clos en 2004 et qu'il n'était pas démontré que la valeur d'inscription au PEA des titres de la société RK Private aurait excédé les montants autorisés par les règles régissant le fonctionnement du PEA à l'époque des faits ;

- les contributions sociales auxquelles ils ont été assujettis ont été calculées à un taux erroné dès lors que si le taux global de ces contributions a été porté de 12,3 % à 13,5 % pour les plus-values sur cession de valeurs mobilières réalisées à compter du 1er octobre 2011, en application de l'article 10 de la loi n° 2011-1117 du 19 septembre 2011, les titres de la société RK Private ont été cédés en juin 2011, soit antérieurement à la modification de ce taux ;

- à supposer que le tribunal estime, comme le fait l'administration fiscale, que la plus-value de cession des titres de la société RK Private relève des revenus du patrimoine, l'application d'un taux de prélèvements sociaux de 13,5 % serait infondée dans la mesure où la loi prévoyant ce nouveau taux n'a été publiée qu'en septembre 2011, ce qui reviendrait à leur appliquer illégalement un nouveau taux de prélèvement de manière rétroactive.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 24 juillet 2018, 23 mai 2019 et 10 janvier 2020, ce dernier mémoire n'ayant pas été communiqué, la directrice départementale des finances publiques du Val-d'Oise conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.

Un mémoire complémentaire, produit pour M. et Mme D et enregistré le 6 septembre 2022, n'a pas été communiqué.

Des pièces complémentaires, produites pour M. et Mme D à la demande du tribunal, ont été enregistrées le 10 septembre 2022 et communiquées à la directrice départementale des finances publiques du Val-d'Oise.

Vu :

- l'arrêt n° 20PA01531 du 20 juillet 2022 de la cour administrative d'appel de Paris ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code monétaire et financier ;

- le code de la sécurité sociale ;

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- la loi n° 2011-1117 du 19 septembre 2011 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Amazouz, rapporteur,

- les conclusions de Mme Chabrol, rapporteure publique,

- et les observations de Me Foissac, avocat de M. et Mme D.

Considérant ce qui suit :

1. M. D a créé, le 3 février 2005, avec M. B et un autre associé, la société RK Private, qui a pour objet l'acquisition et la gestion de titres sociaux, et a inscrit ses 925 titres de cette société sur son plan d'épargne en actions (PEA), ouvert dans les livres de la banque HSBC, pour leur valeur nominale de 10 euros l'action. Le 31 mai 2011, l'intéressé a procédé au retrait de ces titres de son PEA, pour une valeur nominale estimée de 4 928,75 euros l'action. La banque HSBC a alors opéré un prélèvement au titre des contributions sociales à hauteur d'une somme totale de 513 105,59 euros. Le 24 juin 2011, M. D a cédé ses actions de la société RK Private à la société Cavendish Square Holding BV pour une somme totale de 6 167 195,93 euros. Au titre de l'année 2011, M. et Mme D, qui ont déclaré la plus-value réalisée à l'occasion de cette cession sans se prévaloir du bénéfice de l'avantage fiscal attaché aux titres inscrits sur un PEA en faisant la différence entre le prix de cession des titres le 24 juin 2011 et leur prix d'acquisition le 3 février 2005, ont été assujettis à des contributions d'impôt sur le revenu, de contributions sociales et de contribution exceptionnelle sur les hauts revenus. Par une réclamation du 27 décembre 2014, M. et Mme D ont notamment demandé la réduction de ces différentes cotisations en faisant valoir que la plus-value de cession des titres de la société RK Private aurait dû être calculée en faisant la différence entre le prix de cession des titres le 24 juin 2011 et leur valeur au moment de leur retrait du PEA de M. D le 31 mai 2011. Ils ont également demandé le dégrèvement des contributions sociales prélevées par la banque HSBC lors du déblocage des titres de la société RK Private du PEA de M. D au motif que la plus-value de cession des titres avait fait l'objet d'une double imposition au titre des contributions sociales. Par deux décisions du 27 novembre 2017, l'administration a refusé de faire droit à la demande des intéressés relative à la correction du montant de la plus-value déclarée mais a prononcé le dégrèvement des contributions sociales prélevées par la banque HSBC. A l'appui de leur requête, M. et Mme D demandent au tribunal, d'une part, de prononcer la restitution des cotisations d'impôt sur le revenu, de contributions sociales et de contribution exceptionnelle sur les hauts revenus qu'ils ont acquittées au titre de l'année 2011, à hauteur des sommes respectives de 866 227,67 euros, 614 127 euros et 182 364 euros, à raison de la correction du montant de la plus-value de cession des titres de la société RK Private réalisée par M. D au titre de cette année, et, d'autre part, de prononcer la restitution des cotisations de contributions sociales qu'ils ont acquittées au titre de l'année 2011, à hauteur d'une somme de 73 583 euros, correspondant à l'application d'un taux d'imposition erroné à ces contributions.

Sur les conclusions à fin de restitution :

En ce qui concerne l'imposition de la plus-value de cession des titres de la société RK Private :

2. D'une part, l'article 163 quinquies D du code général des impôts prévoit que les plans d'épargne en actions sont ouverts et fonctionnent conformément à un ensemble de règles issues des dispositions de la loi du 16 juillet 1992 modifiée relative au plan d'épargne en actions, aujourd'hui codifiées, notamment, à l'article L. 221-31 du code monétaire et financier. Aux termes du 3° du II de l'article L. 221-31 de ce code : " Le titulaire du plan, son conjoint et leurs ascendants et descendants ne doivent pas, pendant la durée du plan, détenir ensemble, directement ou indirectement, plus de 25 % des droits dans les bénéfices de sociétés dont les titres figurent au plan ou avoir détenu cette participation à un moment quelconque au cours des cinq années précédant l'acquisition de ces titres dans le cadre du plan ". En vertu de l'article 1740 septies du code général des impôts dans sa rédaction applicable jusqu'au 31 décembre 2005 et de l'article 1765 du même code dans sa rédaction applicable à compter du 1er janvier 2006, si l'une des conditions prévues pour l'application de la loi du 16 juillet 1992 n'est pas remplie, le plan est clos à la date où le manquement a été commis.

3. D'autre part, aux termes de l'article 157 du code général des impôts, dans sa rédaction applicable en l'espèce : " N'entrent pas en compte pour la détermination du revenu net global : / () 5° bis Les produits et plus-values que procurent les placements effectués dans le cadre du plan d'épargne en actions défini à l'article 163 quinquies D ; () ". Aux termes du 2 du II de l'article 150-0 A du même code, est soumis à l'impôt sur le revenu le " gain net réalisé depuis l'ouverture du plan d'épargne en actions défini à l'article 163 quinquies D en cas de retrait de titres ou de liquidités ou de rachat avant l'expiration de la cinquième année dans les mêmes conditions ". Aux termes du 5 de l'article 150-0 D du même code : " En cas de cession de titres après la clôture d'un plan d'épargne en actions défini à l'article 163 quinquies D ou leur retrait au-delà de la huitième année, le prix d'acquisition est réputé égal à leur valeur à la date où le cédant a cessé de bénéficier, pour ces titres, des avantages prévus aux 5° bis () de l'article 157 ".

4. En premier lieu, pour refuser à M. et Mme D le bénéfice de l'avantage fiscal attaché aux titres inscrits sur un PEA, l'administration fiscale s'est fondée sur le motif qu'aucun justificatif n'atteste que, sur la durée du plan, M. D détenait en qualité de titulaire du PEA avec sa conjointe, et leurs ascendants et descendants, ensemble directement ou indirectement, une participation inférieure ou égale à 25 % des droits dans les bénéfices des sociétés dont les titres figuraient au PEA.

5. Il incombe au juge, pour l'application des dispositions précitées, de déterminer, au vu de l'instruction, si le titulaire du plan d'épargne en actions, son conjoint et leurs ascendants détiennent, directement ou indirectement, plus de 25 % des droits dans les bénéfices de la société dont les titres sont inscrits sur le plan ou ont détenu cette participation, à un moment quelconque au cours des cinq années précédant l'acquisition de ces titres dans le cadre du plan.

6. D'une part, s'agissant de la société RK Private, les requérants justifient par la production des statuts constitutifs de cette société, de la liste des souscripteurs des actions et d'une copie du registre des mouvements de titres de la société que M. D n'a jamais détenu, avec son conjoint et leurs ascendants, directement ou indirectement, plus de 25 % des droits dans les bénéfices de la société RK Private. D'autre part, si l'administration fiscale relève que cette condition n'était pas remplie pour les titres de la société Financière RKW Holding, inscrits sur le PEA de M. D en 2004, en se référant aux conséquences du contrôle portant sur les opérations relatives aux titres de cette société, la cour administrative d'appel de Paris a jugé, dans un arrêt n° 20PA01531 du 20 juillet 2022, que le motif d'abus de droit, alors retenu par l'administration, tiré de l'absence de substance économique de l'interposition de la société Financière RKW Holding, qui n'aurait été créée que pour permettre au contribuable de respecter en apparence la condition, mentionnée au II de l'article 163 quinquies D du code général des impôts, relative à la détention directe ou indirecte des droits dans les bénéfices sociaux inférieure ou égale à 25 %, n'est pas fondé. A cet égard, l'administration fiscale n'apporte, dans la présente instance, aucune précision ni aucun élément complémentaire de nature à établir que M. D aurait détenu plus de 25 % des droits dans les bénéfices de cette société. Enfin, l'administration fiscale n'a jamais remis en cause l'inscription sur le PEA de M. D d'autres titres que ceux des sociétés RK Private et RKW Holding. Dans ces conditions, les requérants sont fondés à soutenir que la condition relative à la détention directe ou indirecte d'une participation inférieure ou égale à 25 % des droits dans les bénéfices sociaux des titres inscrits sur le PEA de M. D était remplie à la date à laquelle ce dernier a procédé au retrait des titres de la société RK Private.

7. En second lieu, l'administration fiscale relève que, dans un jugement n° 1304471 du 8 décembre 2015, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a confirmé sa position selon laquelle l'inscription des 925 titres de la société Financière RKW Holding sur le PEA de M. D, intervenue le 28 décembre 2004, contrevient à la réglementation applicable aux PEA, au titre du non-respect du seuil de participation de 25 % au capital de cette société et du plafond de versement autorisé au plan, et que, conformément à l'article 1765 du code général des impôts, le PEA de M. D est clos depuis la date d'inscription des titres de la société Financière RKW Holding en 2004. Toutefois, par son arrêt précité n° 20PA01531 du 20 juillet 2022, la cour administrative d'appel de Paris a annulé ce jugement du 8 décembre 2015 et invalidé les deux motifs d'abus de droit retenu par l'administration fiscale pour conclure que le PEA de M. D était clos à la date du 28 décembre 2004. Dans ces conditions, M. et Mme D sont également fondés à soutenir que le PEA de M. D n'était pas clos le 31 mai 2011, date à laquelle ce dernier a procédé au retrait des titres de la société RK Private.

8. Il résulte de ce qui précède que les requérants sont fondés à soutenir qu'ils pouvaient se prévaloir du bénéfice de l'avantage fiscal attaché aux titres inscrits sur un PEA en calculant la plus-value de cession des titres de la société RK Private en faisant la différence entre le prix de cession des titres le 24 juin 2011 et leur valeur au moment de leur retrait du PEA de M. D le 31 mai 2011.

En ce qui concerne le taux d'imposition appliqué aux contributions sociales :

9. Aux termes du I de l'article L. 136-6 du code de la sécurité sociale, dans sa rédaction applicable au présent litige : " Les personnes physiques fiscalement domiciliées en France au sens de l'article 4 B du code général des impôts sont assujetties à une contribution sur les revenus du patrimoine assise sur le montant net retenu pour l'établissement de l'impôt sur le revenu, à l'exception de ceux ayant déjà supporté la contribution au titre des articles L. 136-3, L. 136-4 et L. 136-7 : / () e) Des plus-values, des gains en capital et profits réalisés sur les marchés à terme d'instruments financiers et de marchandises, ainsi que sur les marchés d'options négociables, soumis à l'impôt sur le revenu à un taux proportionnel () ". Aux terme de l'article L. 136-7 de ce code : " I. Lorsqu'ils sont payés à des personnes physiques fiscalement domiciliées en France au sens de l'article 4 B du code général des impôts, les produits de placements sur lesquels est opéré le prélèvement prévu à l'article 125 A du code général des impôts, ainsi que les produits de même nature retenus pour l'établissement de l'impôt sur le revenu lorsque la personne qui en assure le paiement est établie en France, sont assujettis à une contribution (). / Sont également assujettis à cette contribution : / () 5° Le gain net réalisé ou la rente viagère versée lors d'un retrait de sommes ou valeurs ou de la clôture d'un plan d'épargne en actions défini à l'article 163 quinquies D () ". L'article 10 de la loi du 19 septembre 2011 de finances rectificative pour 2011 a majoré le taux de ces contributions à raison des sommes perçues à compter du 1er janvier 2011 pour les revenus du patrimoine visés à l'article L. 136-6 du code de la sécurité sociale et à compter du 1er octobre 2011 pour les produits de placement mentionnés aux I et II de l'article L. 136-7 de ce code.

10. Il est constant que les contributions sociales auxquelles M. et Mme D ont été assujettis à raison de la plus-value de cession des titres de la société RK Private ont été liquidées au taux global de 13,5 %, tel que majoré par l'article 10 de la loi du 19 septembre 2011 de finances rectificative pour 2011. Toutefois, ainsi qu'il l'a été dit aux points 2 à 7 ci-dessus, les gains nets réalisés à l'occasion de la cession des titres de la RK Private remplissaient les conditions légales d'un PEA. Ils constituent donc des produits de placement visés à l'article L. 136-7 du code de la sécurité sociale et non des plus-values visées à l'article L. 136-6 de ce code. Ainsi, le taux majoré résultant de l'article 10 de la loi du 19 septembre 2011 de finances rectificatives pour 2011 ne leur était pas applicable, la plus-value ayant été réalisé le 24 juin 2011. Par suite, M. et Mme D sont fondés à soutenir que les contributions sociales auxquelles ils ont été assujettis ont été calculées en retenant un taux erroné.

11. Il résulte de tout ce qui précède que M. et Mme D sont fondés à demander la réduction de la base des impositions en litige à hauteur de la différence entre la valeur des titres de la société RK Private au moment de leur retrait du PEA de M. D le 31 mai 2011 et leur prix d'acquisition le 3 février 2005. Ils sont également fondés à demander à ce que les contributions sociales mises à leur charge soient liquidées à un taux de 12,3 %.

Sur les frais liés au litige :

12. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par M. et Mme D et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La base de cotisations d'impôt sur le revenu, de contributions sociales et de contribution exceptionnelle sur les hauts revenus auxquelles M. et Mme D ont été assujettis au titre de l'année 2011 est réduite à concurrence de la somme correspondant à la différence entre la valeur des titres de la société RK Private au moment de leur retrait du PEA de M. D le 31 mai 2011 et leur prix d'acquisition le 3 février 2005.

Article 2 : Les contributions sociales auxquelles M. et Mme D ont été assujettis à raison de la plus-value de cession des titres de la société RK Private seront liquidées à un taux de 12,3 %.

Article 3 : Il est accordé à M. et Mme D la décharge de la différence entre le montant des cotisations d'impôt sur le revenu, de contributions sociales et de contribution sur les hauts revenus auxquelles ils ont été assujettis et celle qui résulte des articles 1er et 2, dans la limite des dégrèvements sollicités dans leur réclamation préalable.

Article 4 : L'Etat versera à M. et Mme D une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. et Mme A D et à la directrice départementale des finances publiques du Val-d'Oise.

Délibéré après l'audience du 16 septembre 2022, à laquelle siégeaient :

M. Féral, président, M. C et M. E, premiers conseillers,

assistés de Mme Khalfaoui, greffière.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 octobre 2022.

Le rapporteur,

signé

S. CLe président,

signé

R. FÉRALLa greffière,

signé

M. F

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour ampliation

Le Greffier

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