mardi 12 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-1812488 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 10ème Chambre (JU) |
| Avocat requérant | MARIENNE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 26 novembre 2018, le 15 mars 2019, le 3 juin 2022 et le 24 juin 2022, Mme A C, représentée par Me Grandsire, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision du 25 septembre 2018 par laquelle le directeur de la caisse d'allocations familiales (CAF) du Val-d'Oise a rejeté son recours gracieux du 16 juillet 2018 contre la décision du 9 janvier 2018 lui ayant notifié un indu de 10 365,47 euros d'allocations familiales et de 5 229,45 euros de revenu de solidarité active et contre la décision du 14 mai 2018 lui ayant notifié une amende administrative d'un montant de 3 590 euros en application de l'article L. 114-17 du code de la sécurité sociale ;
2°) d'enjoindre à la CAF du Val-d'Oise de lui restituer l'ensemble des sommes déjà prélevées au titre de ces indus et pénalités ;
3°) d'enjoindre à la CAF du Val-d'Oise de lui verser les sommes qu'elle aurait dû percevoir à compter de janvier 2018, date à laquelle la CAF a suspendu ses versements.
Elle soutient que ni les indus réclamés, ni la fraude ne sont établis, dès lors qu'elle vit bien isolée depuis le 20 mars 2016, séparée d'avec son mari.
Par un mémoire en défense, enregistré le 11 février 2019, la caisse d'allocation familiale du Val-d'Oise conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que :
- le tribunal administratif n'est pas compétent pour statuer sur les indus de prestations familiales ;
- la CAF n'est pas compétente pour défendre quant aux indus de RSA socle ;
- la fraude est établie, justifiant la récupération des indus et l'infliction d'une amende.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 25 septembre 2019 et le 21 juin 2022, le département du Val-d'Oise conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- il n'est pas compétent pour défendre un recours contentieux relatif à la pénalité administrative appliquée par la CAF du Val-d'Oise le 14 mai 2018, ni pour défendre du contentieux des indus relevant de la compétence de la CAF du Val-d'Oise
- la requête est tardive faute pour la requérante d'avoir formé le recours administratif préalable obligatoire pour contester dans le délai de deux mois l'indu de RSA qui lui a été notifié le 9 janvier 2018 ;
- les conclusions d'annulation à l'encontre de la décision du 25 septembre 2018, sont tardives si elle devait être regardée comme statuant à titre incident sur l'indu du 9 janvier 2018.
Par un courrier du 12 octobre 2021, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen qui, étant d'ordre public, doit être relevé d'office tiré de l'irrecevabilité des conclusions de Mme C demandant l'annulation de la décision du 26 septembre 2018 en tant que cette décision a rejeté son recours préalable obligatoire contre la décision du 14 mai 2018 ayant mis à sa charge une amende de 3 590 euros pour fraude, en application des dispositions de l'article L.114-17 du code de la sécurité sociale, dès lors que seul le juge judiciaire est compétent pour connaître de la contestation de cette amende.
Vu :
- la décision du 7 février 2022 du bureau d'aide juridictionnelle du tribunal de judiciaire de Pontoise accordant à Mme C l'aide juridictionnelle totale ;
- la décision par laquelle le président du tribunal a désigné Mme Monteagle, première conseillère, pour statuer sur les litiges visés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative ;
- la décision par laquelle le rapporteur public a été, sur sa proposition, dispensé de prononcer des conclusions à l'audience ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de la construction et de l'habitation ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- l'ordonnance n° 2019-770 du 17 juillet 2019 ;
- le décret n° 2016-1945 du 28 décembre 2016 ;
- le décret n° 2017-1785 du 27 décembre 2017 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus lors de l'audience publique :
- le rapport de Mme Monteagle, magistrate désignée,
- et les observations de Me Grandsire, représentant Mme C, non-présente.
La clôture de l'instruction a été reportée, à l'issue de l'audience publique, au lundi 4 juillet 2022 à 12h00, pour permettre aux parties d'apporter des pièces complémentaires au soutien de leurs écritures.
Un mémoire du conseil départemental du Val-d'Oise, sollicitant un renvoi de l'affaire afin d'approfondir le contrôle de la situation de Mme C a été enregistré le 1er juillet 2022.
Un mémoire de Mme C a été enregistré le 1er juillet 2022.
Un mémoire et des pièces complémentaires de Mme C ont été enregistrées le 4 juillet 2022 qui n'ont pas été communiqués.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C, bénéficiaire du revenu de solidarité active (RSA) et de prestations familiales diverses, a déclaré le 20 mars 2016 à la caisse d'allocations familiales (CAF) du Val-d'Oise être séparée de fait de son mari. A l'issue d'un contrôle effectué le 17 octobre 2017 par cet organisme, le rapport d'enquête a toutefois conclu que l'intéressée continuait de partager avec son époux une communauté d'intérêt. Par une décision du 9 janvier 2018, le directeur de la caisse d'allocations familiales a notifié à Mme C en conséquence un indu de RSA d'un montant de 5 229,45 euros et un indu de prestations familiales d'un montant de 10 365,47 euros. Par courrier du 14 mai 2018, la caisse d'allocations familiales lui a également infligé une pénalité d'un montant de 3 590 euros en raison de la fraude commise. Par un courrier du 16 juillet 2018 adressé à la CAF du Val-d'Oise, Mme C doit être regardée comme ayant exercé un recours administratif préalable obligatoire contre les décisions du 9 janvier 2018 et la décision du 14 mai 2018. Par un courrier du 26 septembre 2018, la CAF a rejeté ces demandes. Par la présente requête, la requérante demande l'annulation de cette dernière décision.
Sur la compétence de la juridiction administrative :
2. D'une part, aux termes des dispositions de l'article L. 142-1 du code de la sécurité sociale dans sa version applicable au litige : " Le contentieux de la sécurité sociale comprend les litiges relatifs : 1° A l'application des législations et réglementations de sécurité sociale et de mutualité sociale agricole () / ". Aux termes de l'article L. 511-1 de ce code : " Les prestations familiales comprennent : () 2°) les allocations familiales ; / 3° le complément familial ; 4° l'allocation de logement régie par les dispositions du livre VIII du code de la construction et de l'habitation ; () / 6° l'allocation de soutien familial ". Aux termes de l'article L. 142-8 de ce même code : " Le juge judiciaire connaît des contestations relatives : 1° Au contentieux de la sécurité sociale défini à l'article L. 142-1 () ".
3. Il résulte de ces dispositions que les litiges relatifs aux prestations familiales relèvent de la compétence du tribunal judiciaire. Par suite, les conclusions de la requête tendant à l'annulation de la décision du 25 septembre 2018 en tant qu'elle rejette son recours préalable obligatoire contre la décision du 9 janvier 2018 qui a mis à sa charge un indu de prestations familiales de 10 989,43 euros doivent être rejetées comme portées devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître. Il y a lieu d'accueillir la fin de non-recevoir opposée en ce sens en défense.
4. D'autre part, aux termes du I de l'article L. 114-17 du code de la sécurité sociale : " Peuvent faire l'objet d'un avertissement ou d'une pénalité prononcée par le directeur de l'organisme chargé de la gestion des prestations familiales ou des prestations d'assurance vieillesse, au titre de toute prestation servie par l'organisme concerné : / 1° L'inexactitude ou le caractère incomplet des déclarations faites pour le service des prestations, sauf en cas de bonne foi de la personne concernée ; (). La mesure prononcée est motivée et peut être contestée devant le tribunal judiciaire spécialement désigné en application de l'article L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire. ".
5. Il résulte de ces dispositions que les avertissements ou pénalités pour fraude prononcées par le directeur d'un organisme chargé de la gestion des prestations familiales au titre de toute prestation servie par 1'organisme concerné ne peuvent être contestées que devant le tribunal judiciaire. Par suite, les conclusions du requérant dirigées contre la décision du 26 septembre 2018 en tant qu'elle a rejeté son recours administratif préalable obligatoire contre l'amende du 14 mai 2018 d'un montant de 3 590 euros doivent également être rejetées comme étant présentées devant une juridiction incompétente pour en connaître.
Sur la fin de non-recevoir tiré de la tardiveté :
6. Aux termes de l'article R. 421 1 du code de justice administrative : " Sauf en matière de travaux publics, la juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée ". Aux termes de l'article R. 421-5 du code de justice administrative : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision ".
7. Le principe de sécurité juridique, qui implique que ne puissent être remises en cause sans condition de délai des situations consolidées par l'effet du temps, fait obstacle à ce que puisse être contestée indéfiniment une décision administrative individuelle qui a été notifiée à son destinataire, ou dont il est établi, à défaut d'une telle notification, que celui-ci a eu connaissance. En une telle hypothèse, si le non-respect de l'obligation d'informer l'intéressé sur les voies et les délais de recours, ou l'absence de preuve qu'une telle information a bien été fournie, ne permet pas que lui soient opposés les délais de recours fixés par le code de justice administrative, le destinataire de la décision ne peut exercer de recours juridictionnel au-delà d'un délai raisonnable. En règle générale et sauf circonstances particulières dont se prévaudrait le requérant, ce délai ne saurait, sous réserve de l'exercice de recours administratifs pour lesquels les textes prévoient des délais particuliers, excéder un an à compter de la date à laquelle une décision expresse lui a été notifiée ou de la date à laquelle il est établi qu'il en a eu connaissance.
8. Ni le département du Val-d'Oise, ni la CAF de ce département n'établissent la date à laquelle la décision du 9 janvier 2018 mettant à la charge de Mme C un indu de RSA d'un montant de 5 229,45 euros a été notifiée. Dans ces conditions, cette dernière est réputée en avoir eu connaissance le 16 juillet 2018, date à laquelle elle a présenté un recours administratif préalable pour contester cette décision. De plus, son recours a été rejeté par une décision du 25 septembre 2018, de sorte que Mme C n'était pas tardive à contester cette décision le 26 novembre 2018, date à laquelle elle a introduit la présente requête.
Sur les conclusions relatives à l'indu de revenu de solidarité active :
9. D'une part, aux termes de l'article L. 262-2 du code de l'action sociale et des familles : " Toute personne résidant en France de manière stable et effective, dont le foyer dispose de ressources inférieures à un montant forfaitaire, a droit au revenu de solidarité active dans les conditions définies au présent chapitre. (.) ". L'article L. 262-15 du même code prévoit que : " L'instruction administrative de la demande est effectuée à titre gratuit, dans des conditions déterminées par décret, par les services du département ou l'organisme chargé du service du revenu de solidarité active. [] ". L'article L. 262-3 du même code dispose que : " [] L'ensemble des ressources du foyer, y compris celles qui sont mentionnées à l'article L. 132-1, est pris en compte pour le calcul du revenu de solidarité active [] ". Aux termes de l'article L. 262-9 du même code : " Le montant forfaitaire mentionné à l'article L. 262-2 est majoré, pendant une période d'une durée déterminée, pour : 1° Une personne isolée assumant la charge d'un ou de plusieurs enfants ; () / Est considérée comme isolée une personne veuve, divorcée, séparée ou célibataire, qui ne vit pas en couple de manière notoire et permanente et qui notamment ne met pas en commun avec un conjoint, concubin ou partenaire de pacte civil de solidarité ses ressources et ses charges.() ". L'article R. 262-37 du même code précise que : " Le bénéficiaire de l'allocation de revenu de solidarité active est tenu de faire connaître à l'organisme chargé du service de la prestation toutes informations relatives à sa résidence, à sa situation de famille, aux activités, aux ressources et aux biens des membres du foyer ; il doit faire connaître à cet organisme tout changement intervenu dans l'un ou l'autre de ces éléments ".
10. Il résulte de ces dispositions que les ressources prises en considération pour le calcul du revenu de solidarité active sont celles qui sont perçues par le bénéficiaire, son conjoint, son concubin ou son partenaire lié par un pacte civil de solidarité et les personnes vivant habituellement au foyer. En cas de séparation de fait des époux, se manifestant par la cessation entre eux de toute communauté de vie, tant matérielle qu'affective, les revenus du conjoint du bénéficiaire n'ont pas à être pris en compte dans le calcul des ressources de ce dernier.
11. Il résulte de l'instruction que Mme C a bénéficié, sur sa demande, du revenu de solidarité active en tant que personne isolée à compter du 20 mars 2016, date à laquelle elle a déclaré être séparée de son époux. La caisse d'allocations familiales du Val-d'Oise a toutefois notifié le 9 janvier 2018 à Mme C une décision d'indu de revenu de solidarité active pour la période comprise entre le 1er janvier 2016 et le 1er janvier 2018 au motif qu'il convenait de prendre en compte les revenus de M. C pour établir les droits aux prestations sociales du foyer de la requérante au cours de la période litigieuse considérant que la communauté d'intérêt matérielle entre les époux n'avait jamais cessé, au vue des conclusions d'un rapport d'enquête du 27 novembre 2017 établi consécutivement à un contrôle par un agent assermenté de la caisse d'allocations familiales du Val-d'Oise.
12. Toutefois, Mme C soutient dans ses écritures que la communauté de vie avec son mari a bien cessé depuis le 20 mars 2016. D'une part, elle produit une main courante, enregistrée le 14 avril 2016, dans laquelle elle déclarait l'abandon par son mari du domicile conjugal. Elle produit également une demande adressée à son assureur, signée le 14 avril 2016, par lequel elle sollicitait une aide juridique en vue d'une demande de divorce. De plus, pour justifier avoir tardivement déposé sa requête en divorce, Mme C se prévaut de la circonstance qu'elle envisageait, à la date à laquelle est intervenue l'enquête de la CAF, un divorce pour altération définitive du lien conjugal nécessitant une séparation de fait d'avec son époux depuis au moins deux années. Il est d'ailleurs constant que Mme C a bien déposé une demande de divorce le 15 mai 2019. D'autre part, si la CAF fonde son appréciation quant à la persistance d'une vie commune sur la seule circonstance que M. C a continué de déclarer, après le 20 mars 2016, le domicile conjugal de Cormeille-en-Parisis comme étant son adresse personnelle à plusieurs organismes administratifs, la requérante établit que son époux a vainement sollicité le 4 octobre 2017 une domiciliation au CCAS de la commune de Cormeilles-en-Parisis. En outre, la requérante fait valoir sans être contredite que son époux n'avait pas d'hébergement fixe entre mars 2016 et juin 2018 où il aurait finalement pu être domicilié chez son frère et qu'il n'a en conséquence déclaré son changement d'adresse qu'à compter de 2018.
13. Enfin, la CAF ne se prévaut d'aucune autre circonstance témoignant d'une communauté d'intérêt matériel ou affective entre les époux C pour contester qu'ils soient séparés de fait depuis le mois de mars 2016. Elle n'allègue, ni ne soutient notamment que Mme C aurait perçu des versements de la part de son époux ou que ce dernier finançait les charges de la famille.
14. Il résulte de ce qui précède que la vie conjugale de M. et Mme C avait bien cessé sur la période considérée et qu'ils ne constituaient plus un foyer au sens des dispositions de l'article L. 262-2 du code de l'action sociale et des familles. Dans ces conditions, la CAF ne pouvait tenir compte des ressources de M. C pour déterminer les droits de la requérante au revenu de solidarité active. Dès lors, Mme C est fondée à soutenir que l'indu réclamé est infondé.
15. Il résulte de tout ce qui précède que la décision du 25 septembre 2018 de la CAF du Val-d'Oise en tant qu'elle confirme l'indu de 5 229,45 euros de revenu de solidarité active mis à la charge de Mme C doit être annulée.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
16. Lorsque tout ou partie de l'indu d'allocation de revenu de solidarité active a été recouvré avant que le caractère suspensif du recours n'y fasse obstacle, il appartient au juge, s'il est saisi de conclusions tendant à ce qu'il soit enjoint à l'administration de rembourser la somme déjà recouvrée, de déterminer le délai dans lequel l'administration, en exécution de sa décision, doit procéder à ce remboursement.
17. Le présent jugement annule la décision par laquelle la CAF a confirmé la somme mise à la charge de Mme C en raison du caractère infondé de l'indu de RSA. En outre, il résulte de l'instruction qu'avant l'introduction de la présente instance, la CAF a bien procédé au recouvrement partiel des sommes dues. Par conséquent, il y a lieu d'enjoindre à la CAF du Val-d'Oise de restituer à la requérante, dans le délai de deux mois, les sommes déjà recouvrées au titre de l'indu de RSA notifié le 9 janvier 2018. En revanche, il n'y a pas lieu d'enjoindre à la CAF du Val-d'Oise de réexaminer les droits de Mme C au revenu de solidarité active depuis le 1er janvier 2018, comme elle le demande.
Par ces motifs, le tribunal décide :
Article 1er : Les conclusions d'annulation de Mme C contre la décision du 26 septembre 2018 en tant qu'elle confirme la pénalité pour fraude et l'indu de prestations familiales de 10 989,43 euros sont rejetées comme portées devant une juridiction incompétente pour en connaître.
Article 2 : La décision du 26 septembre 2018 de la CAF du Val-d'Oise en tant qu'elle rejette le recours préalable obligatoire de Mme C contre la décision du 9 janvier 2018 mettant à sa charge un indu de RSA de 5 229,45 euros est annulée.
Article 3 : Il est enjoint à la CAF du Val-d'Oise de procéder, dans le délai de deux mois à compter de la notification de la présente décision, au reversement à Mme C des montants de revenu de solidarité active qui ont été retenus en application de la décision du 9 janvier 2018.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C, à Me Grandsire à la caisse d'allocations familiales du Val-d'Oise et au conseil départemental du Val-d'Oise.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 juillet 2022.
La magistrate désignée,
signé
M. B La greffière,
signé
S. Lefebvre
La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026