mardi 16 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-1904020 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 8ème Chambre |
| Avocat requérant | CABINET DELPEYROUX |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 29 mars 2019, la société anonyme C, représentée par Me Henry-Stasse, demande au tribunal :
1°) la décharge en droits et pénalités des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et de rappels de taxe sur la valeur ajoutée mis à sa charge au titre des années 2014, 2015 et 2016 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les justificatifs de la taxe sur la valeur ajoutée déduite et réintégrée par le service lors de la vérification de comptabilité pour un montant de 2 830 euros vont être transmis ;
- les rehaussements en matière d'impôt sur les sociétés et résultant du rappel de taxe sur la valeur ajoutée contestée ne sont pas justifiés ;
- les dépenses de fioul livré au domicile de B C et de A C constituent des avantages en nature déclarés au nom de ces derniers ;
- les frais de constitution de deux sociétés civiles immobilières constituent des charges déductibles ;
- les pièces justifiant la déductibilité des frais de transport de personnel et des achats non justifiés par une factures vont être transmis ;
- les honoraires ont été versés à la société " AIE consulting limited " en contrepartie d'une prestation de service et dans l'intérêt de la société requérante et sont donc déductibles ; par suite, ils ne pouvaient faire l'objet d'une distribution ni d'une retenue à la source ;
- la charge exceptionnelle non justifiée inscrite au compte courant de M. B C est déductible ;
- les primes versées au titre du contrat de retraite supplémentaire et du contrat de prévoyance complémentaire couvrant le risque de décès constituent une dépense déductible ;
- la retenue à la source n'étant pas fondée, la pénalité correspondante n'est pas justifiée ;
- la pénalité pour manquement délibéré n'est pas fondée ;
- les amendes pour défaut de production des déclarations de commissions, honoraires et autres rémunérations ne sont pas fondées.
Par un mémoire en défense, enregistré le 11 septembre 2019, l'administrateur général des finances publiques chargé de la direction spécialisée de contrôle fiscal du nord conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun moyen de la requête n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Cuisinier-Heissler, première conseillère,
- et les conclusions de M. Bories, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. La société anonyme (SA) C a fait l'objet d'une vérification de comptabilité portant sur la période du 1er octobre 2014 au 31 décembre 2015, étendue au 30 novembre 2016 pour les amendes et la taxe sur la valeur ajoutée. A l'issue de ce contrôle, par une proposition de rectification du 21 mars 2018, le service lui a notifié des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et des rappels de taxe sur la valeur ajoutée au titre des années 2014, 2015 et 2016. La réclamation préalable de la société requérante a été rejetée par une décision du 31 janvier 2019. Par la présente requête, la SA C demande au tribunal la décharge, en droits et pénalités, de ces impositions supplémentaires.
Sur les rappels de taxe sur la valeur ajoutée :
2. Aux termes de l'article R. 194-1 du livre des procédures fiscales : " Lorsque, ayant donné son accord à la rectification ou s'étant abstenu de répondre dans le délai légal à la proposition de rectification, le contribuable présente cependant une réclamation faisant suite à une procédure contradictoire de rectification, il peut obtenir la décharge ou la réduction de l'imposition, en démontrant son caractère exagéré. ().
3. L'administration fiscale fait valoir sans être contestée, que la société requérante s'est abstenue de répondre à la proposition de rectification en date du 21 mars 2018. Par suite, la société requérante supporte la charge de la preuve du caractère exagéré de l'imposition dont elle demande la réduction en application des dispositions précitées de l'article R. 194-1 du livre des procédures fiscales.
4. La société requérante n'a transmis, ni devant l'administration ni dans le cadre de la présente instance, aucune pièce probante de nature à justifier la déduction initiale de la taxe sur la valeur ajoutée dont le montant de 2 830 euros a été réintégré par le service au cours du contrôle. Par suite, la déduction de ce montant non justifié ne peut être admise.
Sur les cotisations supplémentaires d'impôts sur les sociétés :
5. En premier lieu, la SA C se borne à contester les rehaussements notifiés en matière d'impôt sur les sociétés découlant des rappels de taxe sur la valeur ajoutée contestés, sans apporter d'autres éléments. Les rappels de taxe sur la valeur ajoutée étant bien-fondés ainsi qu'il a été dit au point 4, ce moyen ne peut qu'être écarté.
6. En deuxième lieu, aux termes de l'article 39 du code général des impôts : " 1. Le bénéfice net est établi sous déduction de toutes charges, celles-ci comprenant, sous réserve des dispositions du 5, notamment :/ 1o Les frais généraux de toute nature, les dépenses de personnel et de main-d'œuvre, le loyer des immeubles dont l'entreprise est locataire. () 5. Sont également déductibles les dépenses suivantes : / a) Les rémunérations directes et indirectes, y compris les remboursements de frais versés aux personnes les mieux rémunérées ; / b) Les frais de voyage et de déplacements exposés par ces personnes ; / () Les dépenses ci-dessus énumérées peuvent également être réintégrées dans les bénéfices imposables dans la mesure où elles sont excessives et où la preuve n'a pas été apportée qu'elles ont été engagées dans l'intérêt direct de l'entreprise. " En vertu des règles gouvernant l'attribution de la charge de la preuve devant le juge administratif, applicables sauf loi contraire, s'il incombe, en principe, à chaque partie d'établir les faits nécessaires au succès de sa prétention, les éléments de preuve qu'une partie est seule en mesure de détenir ne sauraient être réclamés qu'à celle-ci. Il appartient, dès lors, au contribuable, pour l'application des dispositions de l'article 39 du code général des impôts, de justifier tant du montant des créances de tiers, amortissements, provisions et charges qu'il entend déduire du bénéfice net défini à l'article 38 du code général des impôts que de la correction de leur inscription en comptabilité, c'est-à-dire du principe même de leur déductibilité. En ce qui concerne les charges, le contribuable apporte cette justification par la production de tous éléments suffisamment précis portant sur la nature de la charge en cause, ainsi que sur l'existence et la valeur de la contrepartie qu'il en a retirée. Dans l'hypothèse où le contribuable s'acquitte de cette obligation, il incombe ensuite au service, s'il s'y croit fondé, d'apporter la preuve de ce que la charge en cause n'est pas déductible par nature, qu'elle est dépourvue de contrepartie, qu'elle a une contrepartie dépourvue d'intérêt pour le contribuable ou que la rémunération de cette contrepartie est excessive.
7. L'administration fiscale a remis en cause la déductibilité des dépenses relatives à des livraisons de fioul au domicile personnel de M. B C et de M. A C respectivement directeur général et directeur général délégué de la société requérante pour un montant de 4 581 euros. Cette dernière soutient que ces dépenses constituaient des avantages en nature déclarés. Toutefois, d'une part, ces dépenses n'ont pas été engagées dans l'intérêt direct de la société mais pour les besoins privés de ses dirigeants, d'autre part, il résulte de l'instruction que la société requérante n'apporte aucun élément permettant de calculer et de justifier un éventuel avantage en nature qui aurait été comptabilisé distinctement. Enfin, à supposer que la société requérante ait entendu se prévaloir de la circonstance que lors d'un précédent contrôle, l'administration fiscale n'avait pas remis en cause le caractère déductible des dépenses de fioul au profit du domicile personnel de ses dirigeants, cette circonstance ne constitue pas une prise de position formelle de l'administration sur une situation de fait au regard d'un texte fiscal que le contribuable pourrait opposer à l'administration sur le fondement de l'article L. 80 B du livre des procédures fiscales.
8. La société requérante conteste la remise en cause par l'administration fiscale de la déductibilité des frais de constitution de deux sociétés civiles immobilières d'un montant de 10 050 euros. Toutefois, ces dépenses sont étrangères à l'activité de la société requérante et ne constituent pas des charges déductibles au sens de l'article 39 du code général des impôts précité.
9. Concernant d'une part, les dépenses de frais de transport de personnel d'un montant de 136 051,93 euros, et d'autre part, les achats non justifiés par une facture d'un montant de 48 800 euros, comptabilisées en charges déductibles par la société requérante et dont la déductibilité a été remise en cause par l'administration fiscale, la société requérante ne produit aucune pièce probante de nature à justifier la comptabilisation de ces dépenses en charges déductibles. Par suite, ces montants ne peuvent être admis en charges déductibles de la société requérante.
10. L'administration fiscale a remis en cause la déductibilité des honoraires versés par la société requérante à la société " AIE consulting limited ". La société requérante soutient que ces dépenses ont été engagées en contrepartie d'une prestation de service et dans son intérêt direct. Toutefois, il résulte de l'instruction et contrairement à ce qui a été annoncé par la société requérante, qu'aucune pièce justifiant le caractère déductible de ces dépenses n'a été produite par la société requérante.
11. La société requérante n'a produit aucune pièce permettant de justifier la déductibilité du montant de 228 673, 53 euros inscrit en charge de la société requérante et au compte courant de M. B C, son directeur général délégué.
12. Parmi les dépenses déductibles au sens du 1° du 1 de l'article 39 précité, qui doivent avoir été engagées dans l'intérêt direct de l'entreprise, figurent les cotisations versées par l'entreprise au titre d'un régime de retraite, dans la mesure où le régime de retraite en vertu duquel ces cotisations sont versées s'applique de plein droit à l'ensemble du personnel ou à certaines catégories de celui-ci. Il résulte de ces dispositions que, si le contrat de retraite complémentaire souscrit par un employeur s'applique de plein droit à la totalité ou à une catégorie déterminée de ses salariés, caractérisant de ce fait un régime collectif et impersonnel, une société est fondée à déduire de son résultat imposable les cotisations ou les primes versées en exécution de ce contrat.
13. Il résulte de l'instruction que la SA C dont M. A C est le directeur général délégué, a souscrit au profit du collège " cadres ", auprès de la compagnie d'assurances " la mondiale ", un contrat de retraite supplémentaire ainsi qu'un contrat de prévoyance complémentaire couvrant le risque décès. Il est constant que le bénéfice de ces contrats a été limité aux seuls cadres ayant une rémunération supérieure à 2,5 fois le plafond annuel de la sécurité sociale. Si ces contrats, dans leurs conditions particulières, revêtent un caractère impersonnel, ils sont assortis d'une clause de mise en œuvre très sélective de nature à réduire sensiblement leur champ d'application. La condition de rémunération supérieure à 2,5 fois le plafond annuel de la sécurité sociale écarte en pratique du bénéfice de ces contrats les autres cadres que M. A C. Dans ces conditions, l'avantage constitué par ce complément de retraite doit être regardé comme ayant été souscrit par la SA C au bénéfice exclusif de M. A C et non dans l'intérêt direct de l'entreprise. Par suite, les primes versées dans le cadre de ces contrats n'ont pas été versées en exécution d'un engagement général et impersonnel pris par l'employeur à l'égard d'une catégorie de ses salariés, seul de nature à permettre la déduction de la prime dont il s'agit dans le cadre des dispositions précitées du 1 de l'article 39 du code général des impôts.
14. En dernier lieu, les honoraires versés à la société " AIE consulting limited " n'étant pas déductibles ainsi que cela a été énoncé au point 10, s'agissant de revenus distribués à une société domiciliée à Hong Kong, ils devaient faire l'objet d'une retenue à la source prévue par les dispositions de l'article 119 bis du code général des impôts.
Sur les pénalités :
15. Aux termes de l'article 1728 du code général des impôts : " 1. Le défaut de production dans les délais prescrits d'une déclaration ou d'un acte comportant l'indication d'éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt entraîne l'application, sur le montant des droits mis à la charge du contribuable ou résultant de la déclaration ou de l'acte déposé tardivement, d'une majoration de : / a. 10 % en l'absence de mise en demeure ou en cas de dépôt de la déclaration ou de l'acte dans les trente jours suivant la réception d'une mise en demeure, notifiée par pli recommandé, d'avoir à le produire dans ce délai ".
16. Dès lors que les honoraires versés à la société AIE consulting limited d'une part, ne constituent pas des charges déductibles et d'autre part, n'ont pas fait l'objet d'une retenue à la source en tant que revenus distribués, déclarée et acquittée avant le 15 septembre 2015 en application de l'article 381 A de l'annexe III du code général des impôts, la majoration de 10 % leur était applicable conformément aux dispositions de l'article 1728 précité.
17. La société requérante conteste la majoration pour manquement délibéré en se bornant à mentionner que " les rehaussements ayant été contestés, il en est de même des pénalités ", sans apporter d'autres éléments. Ce moyen, qui n'est pas assorti de précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé, doit être écarté.
18. Aux termes de l'article 1736 du code général des impôts : " I. - 1. Entraîne l'application d'une amende égale à 50 % des sommes non déclarées le fait de ne pas se conformer aux obligations prévues à l'article 240 et au 1 de l'article 242 ter et à l'article 242 ter B. L'amende n'est pas applicable, en cas de première infraction commise au cours de l'année civile en cours et des trois années précédentes, lorsque les intéressés ont réparé leur omission, soit spontanément, soit à la première demande de l'administration, avant la fin de l'année au cours de laquelle la déclaration devait être souscrite. Aux termes de l'article 240 du même code : 1. Les personnes physiques qui, à l'occasion de l'exercice de leur profession versent à des tiers des commissions, courtages, ristournes commerciales ou autres, vacations, honoraires occasionnels ou non, gratifications et autres rémunérations, doivent déclarer ces sommes. ()
La déclaration peut être souscrite selon les modalités prévues au premier alinéa de l'article 87 A, quel que soit le statut du tiers bénéficiaire, durant le mois de janvier de l'année civile qui suit celle au cours de laquelle ces sommes ont été versées. () / 1. bis La déclaration prévue au 1 doit faire ressortir distinctement pour chacun des bénéficiaires le montant des indemnités ou des remboursements pour frais qui lui ont été alloués ainsi que, le cas échéant, la valeur réelle des avantages en nature qui lui ont été consentis. / 2. Les dispositions des 1 et 1 bis sont applicables à toutes les personnes morales ou organismes, quel que soit leur objet ou leur activité, y compris les administrations de l'Etat, des départements et des communes et tous les organismes placés sous le contrôle de l'autorité administrative ".
19. Il résulte de ces dispositions que les vacations, honoraires, gratification et autres rémunérations soumis, sous peine d'amende, à l'obligation déclarative qu'elles prescrivent s'entendent d'une manière générale de toutes les sommes, quelle que soit la dénomination retenue par les parties, versées à l'occasion d'actes ou de prestations effectuées à titre habituel ou occasionnel qui ne revêtent pas, par leur nature même, le caractère d'actes de commerce.
20. Il résulte de l'instruction et notamment de la proposition de rectification du 21 mars 2018 que l'administration a infligé à la société requérante une amende correspondant à 50 % des sommes figurant d'une part, sur les déclarations qu'elle a présentées lors du contrôle fiscal et correspondant aux honoraires versés aux avocats, commissaire au compte, expert-comptable et architecte et d'autre part, dans les écritures comptables qu'elle n'avait pas reportées sur sa déclaration annuelle de données sociales de 2014 et 2015 et correspondant aux honoraires de consultant, traducteur, conseil, notaire, expert-consultant et assistant technique. Si la SA C soutient que l'administration n'apporte pas la preuve que les sommes en litige étaient constitutives de commissions qu'elle était tenue de déclarer en application des dispositions précitées de l'article 240 du code général des impôts, en se bornant à soutenir sans plus de précision que les sommes en cause pourraient avoir pour contrepartie des prestations de services, elle ne conteste pas utilement le bien-fondé de l'amende mise à sa charge en conséquence.
21. Il résulte de tout ce qui précède que la société requérante n'est pas fondée à demander la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et de rappels de taxe sur la valeur ajoutée ainsi que des majorations et amendes mis à sa charge au titre des années 2014, 2015 et 2016.
Sur les frais liés au litige :
22. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, le versement d'une somme au titre des frais exposés par la SA C et non compris dans les depens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la société anonyme C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société anonyme C et à l'administrateur général des finances publiques chargé de la direction spécialisée de contrôle fiscal du nord.
Délibéré après l'audience du 13 mars 2024, à laquelle siégeaient :
M. Dussuet, président,
Mme Saïh, première conseillère,
Mme Cuisinier-Heissler, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 avril 2024.
La rapporteure,
signé
S. Cuisinier-HeisslerLe président,
signé
J-P. DussuetLa greffière,
signé
N. Magen
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°1904020
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026