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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-1904263

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-1904263

vendredi 29 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-1904263
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation8ème Chambre
Avocat requérantCABINET FAREWELL TAX

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 29 mars 2019 et 12 novembre 2019, M. A F et Mme B D, demandent au tribunal :

1°) de prononcer la réduction des cotisations d'impôt sur le revenu auxquelles ils ont été assujettis au titre des années 2015 et 2016, ainsi que la décharge des pénalités dont ces droits ont été assortis au titre de l'année 2015 ;

2°) de prononcer la réduction des cotisations de taxe d'habitation auxquelles ils ont été assujettis au titre des années 2015 à 2017 dans les rôles de la commune de Saint-Cloud ;

3°) d'annuler les avis à tiers détenteur du 6 décembre 2018 portant sur une dette fiscale d'un montant de 22 492 euros ;

4°) d'annuler l'avis à tiers détenteur du 21 octobre 2019 portant sur une dette fiscale d'un montant de 25 588,69 euros ;

5°) d'ordonner le remboursement des frais bancaires occasionnés par l'émission des deux avis à tiers détenteur du 6 décembre 2018 ;

6°) de mettre à la charge de l'Etat les frais liés à la présente instance.

Ils soutiennent que :

- contrairement à ce que fait valoir l'administration fiscale, ils ont présenté plusieurs réclamations avant celle datée du 15 juin 2018 ;

- c'est à tort que l'administration fiscale a refusé de déduire de leur revenu global des années 2015 et 2016 les pensions alimentaires qu'ils ont déclarées, lesquelles ont été versées au profit de la mère de Mme D et des filles de M. F ;

- ils sont fondés à demander à ce que les salaires déclarés par M. F au titre de l'année 2015 soient ramenés de 30 000 euros à 19 897 euros ;

- ils sont fondés à demander la déduction des cotisations de retraite, versées en 2015 et 2016 par M. F en tant que travailleur non salarié, en application de l'article 154 bis du code général des impôts ;

- ils sont fondés à demander la déduction de la cotisation versée par Mme D à l'ordre des médecins en 2016, l'administration fiscale ayant toujours admis cette déduction jusqu'en 2015 ;

- les cotisations de taxe d'habitation auxquelles ils ont été assujettis au titre des années 2015 à 2017 sont erronées ;

- la cotisation de taxe d'habitation de l'année 2015, dégrevée en cours d'instance, ne correspond pas à celle de l'appartement qu'ils n'occupaient plus au 1er janvier de cette année ;

- les deux avis à tiers détenteur en date du 6 décembre 2018 ont été émis simultanément auprès des établissements bancaires où ils détiennent des comptes communs, pour un montant de deux fois 22 492 euros, alors que leur dossier était toujours en cours de traitement et que l'administration fiscale n'a pas tenu compte du dégrèvement qui leur a été accordé le 6 septembre 2018 au titre de l'impôt sur le revenu de l'année 2016 et des sommes qu'ils avaient déjà réglées ; contrairement à ce qu'indique l'administration, ils ont demandé à bénéficier du sursis de paiement ;

- un nouvel avis à tiers détenteur a été émis le 21 octobre 2019 et adressé à l'employeur de Mme D pour un montant de 25 588,69 euros, ce qui leur cause un préjudice financier et moral.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 9 octobre 2019 et 30 janvier 2020, la directrice départementale des finances publiques du Val-d'Oise conclut au non-lieu à statuer à hauteur des dégrèvements prononcés en cours d'instance et au rejet du surplus des conclusions de la requête.

Elle fait valoir que :

- il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions relatives aux cotisations d'impôt sur le revenu des années 2015 et 2016, dès lors qu'elle a intégralement fait droit à la demande formulée par les requérants dans leur réclamation préalable du 15 juin 2018 ;

- les conclusions relatives aux cotisations de taxe d'habitation des années 2015 et 2017 sont sans objet dès lors, d'une part, que, par une décision du 18 janvier 2016, elle a prononcé un dégrèvement de la taxe d'habitation mise à la charge de Mme D au titre de l'année 2015 et, d'autre part, que, par une décision du 13 juillet 2018, elle a prononcé la réduction de la taxe d'habitation mise à la charge de M. F au titre de l'année 2017, à hauteur du surplus d'impôt résultant de la taxation du logement en résidence secondaire au lieu de résidence principale ;

- la demande relative aux cotisations de taxe d'habitation des années 2015 et 2016 est irrecevable, faute de réclamation préalable dans le délai prévu par l'article R. 196-2 du livre des procédures fiscales ;

- pour le surplus, aucun des moyens de la requête n'est fondé.

Par courrier du 20 juin 2022, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le jugement à intervenir était susceptible d'être fondé sur des moyens relevés d'office et tirés de :

- l'irrecevabilité des conclusions tendant à l'annulation de tous les actes de poursuite tendant au recouvrement des impositions en litige en l'absence de réclamation préalable prévue par les dispositions de l'article R. 281-1 du livre des procédures fiscales ;

- l'irrecevabilité des conclusions présentées aux fins de remboursement des frais bancaires, résultant des avis à tiers détenteurs émis le 6 décembre 2018, pour défaut de réclamation préalable.

Un mémoire présenté par M. F et Mme D a été enregistré le 28 juin 2022, soit postérieurement à la clôture de l'instruction.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Amazouz, rapporteur,

- et les conclusions de Mme Chabrol, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. A la suite de la conclusion d'un pacte civil de solidarité le 29 décembre 2014, M. F et Mme D ont déposé des déclarations communes au titre de l'impôt sur le revenu des années 2015 et 2016. En conséquence, ils ont été assujettis à des cotisations d'impôt sur le revenu au titre de ces années, la cotisation de l'année 2015 ayant été assortie de pénalités en raison du dépôt tardif de leur déclaration. Après plusieurs échanges avec le service des impôts des particuliers de Saint-Cloud, ils ont présenté une réclamation en date du 15 juin 2018 en demandant la déduction de leur revenu global des pensions alimentaires mentionnées dans leurs déclarations au titre de ces années, ainsi que la correction des cotisations de taxe d'habitation auxquelles ils ont été assujettis au titre des années 2015 à 2017. Par une décision du 6 septembre 2018, le service a admis, au titre de l'impôt sur le revenu de l'année 2016, la déduction d'une partie des pensions alimentaires déclarées par Mme D pour la somme totale de 20 958 euros. Il en est résulté, un premier dégrèvement prononcé le 6 septembre 2018 pour un montant de 4 403 euros puis un deuxième prononcé le 29 mars 2019 pour un montant de 1 884 euros, soit un dégrèvement total de 6 287 euros. Par des décisions des 13 novembre et 18 décembre 2018, le service a rejeté leur réclamation pour le surplus en tant qu'elle porte sur la déductibilité des pensions alimentaires déclarées. Parallèlement, une procédure de recouvrement des impositions restant dues a été engagée par l'envoi de deux avis à tiers détenteur en date du 6 décembre 2018 aux deux établissements bancaires où les intéressés détenaient un compte pour le recouvrement d'une somme de 22 492 euros. En outre, le 21 octobre 2019, soit postérieurement à l'introduction de la présente requête, un nouvel avis à tiers détenteur a été adressé à l'employeur de Mme D pour recouvrer la somme de 25 588,69 euros. A l'appui de leur requête, M. F et Mme D doivent être regardés comme demandant au tribunal de prononcer la réduction des cotisations d'impôt sur le revenu auxquelles ils ont été assujettis au titre des années 2015 et 2016, ainsi que la décharge des pénalités dont ces droits ont été assortis au titre de l'année 2015, ainsi que celle des cotisations de taxe d'habitation auxquelles ils ont été assujettis au titre des années 2015 à 2017 dans les rôles de la commune de Saint-Cloud. Ils contestent également les avis à tiers détenteur du 6 décembre 2018 et du 21 octobre 2019 portant sur une dette fiscale d'un montant de 25 588,69 euros et demandent le remboursement des frais bancaires occasionnés par l'émission des deux avis à tiers détenteur du 6 décembre 2018.

Sur les conclusions à fin de réduction :

En ce qui concerne l'impôt sur le revenu :

2. Aux termes du deuxième alinéa de l'article R. 200-2 du livre des procédures fiscales : " Le demandeur ne peut contester devant le tribunal administratif des impositions différentes de celles qu'il a visées dans sa réclamation à l'administration ". En application de ces dispositions, les conclusions d'un contribuable présentées devant le tribunal administratif ne peuvent être accueillies que dans la mesure où, ajoutées aux dégrèvements prononcés par l'administration, elles ne conduisent pas à un dégrèvement supérieur à celui qui avait été demandé à l'administration fiscale dans la réclamation contentieuse.

3. D'une part, il résulte de l'instruction que, dans leur réclamation contentieuse du 15 juin 2018, les requérants ont demandé la réduction des cotisations d'impôt sur le revenu auxquelles ils ont été assujettis au titre des années 2015 et 2016 en sollicitant la déduction de leur revenu global des pensions alimentaires versées au titre de ces années, en renvoyant aux sommes figurant dans leurs déclarations et aux justificatifs produits par eux. Compte tenu des sommes déclarées par les intéressés à titre de pensions alimentaires, telles que mentionnées dans leurs déclarations, à hauteur des sommes respectives de 30 885 euros en 2015 et de 29 411 euros en 2016, l'administration fiscale fait valoir sans être contesté que le quantum du litige s'élève à 13 904 euros pour l'année 2015 et 7 887 euros pour l'année 2016. A cet égard, si les requérants font valoir que l'administration n'a pas tenu compte des réclamations et contestations antérieures à la date du 15 juin 2018, ils ne produisent aucune pièce pouvant être regardée comme une réclamation contentieuse.

4. D'autre part, il résulte de l'instruction que, par une décision du 6 septembre 2018, l'administration fiscale a prononcé un dégrèvement de 6 287 euros de la cotisation d'impôt sur le revenu auxquelles les intéressés ont été assujettis au titre de l'année 2016. En outre, par une décision du 9 octobre 2019, postérieure à l'introduction de la requête, la directrice départementale des finances publiques du Val-d'Oise a prononcé un dégrèvement de 1 600 euros de la cotisation d'impôt sur le revenu auxquelles les intéressés ont été assujettis au titre de l'année 2016. Par une décision du même jour, le service a prononcé un dégrèvement de la cotisation d'impôt sur le revenu auxquelles les intéressés ont été assujettis au titre de l'année 2015, à hauteur d'une somme de 9 554 euros en droits, et d'une somme de 4 350 euros en pénalités, soit une somme totale de 15 504 euros. Dès lors que les montants dégrevés correspondent aux montants demandés par les requérants dans leur réclamation préalable du 15 juin 2018, leurs conclusions tendant à la réduction des cotisations d'impôt sur le revenu auxquelles ils ont été assujettis au titre des années 2015 et 2016 sont devenues sans objet. Par suite, il n'y a plus lieu d'y statuer.

En ce qui concerne la taxe d'habitation :

S'agissant des années 2015 et 2016 :

5. Aux termes de l'article R. 196-2 du livre des procédures fiscales, applicable aux réclamations relatives aux impôts directs locaux et aux taxes annexes : " Pour être recevables, les réclamations relatives aux impôts directs locaux et aux taxes annexes doivent être présentées à l'administration des impôts au plus tard le 31 décembre de l'année suivant celle, selon le cas : / a) De la mise en recouvrement du rôle ou de la notification d'un avis de mise en recouvrement ; () ".

6. Il résulte de l'instruction, et n'est pas contesté par les requérants, que les cotisations de taxe d'habitation auxquelles ils ont été assujettis au titre des années 2015 et 2016 ont été mises en recouvrement avant le 31 décembre de chacune des années en cause. Ainsi, en application du a) de l'article R. 196-2 du livre des procédures fiscales, le délai de réclamation expirait le 31 décembre 2016 pour la cotisation de l'année 2015 et le 31 décembre 2017 pour celle de l'année 2016. Dès lors, ainsi que le fait valoir l'administration, la réclamation présentée par M. F et Mme D le 15 juin 2018 contre les impositions litigieuses était tardive au regard des dispositions du a) de l'article R. 196-2 du livre des procédures fiscales et les conclusions présentées devant le tribunal au titre de ces années sont par suite irrecevables.

S'agissant de l'année 2017 :

7. Il résulte de l'instruction qu'au titre de l'année 2017, les requérants ont été assujettis à la taxe d'habitation à titre de résidence secondaire alors que le logement correspondant constituait la résidence principale de leur foyer fiscal. Par une décision du 13 juillet 2018, la directrice départementale des finances publiques du Val-d'Oise a prononcé un dégrèvement de cette cotisation de taxe d'habitation, à hauteur d'une somme de 625 euros, correspondant au surplus d'impôt résultant de la taxation du logement en résidence secondaire au lieu de résidence principale. Ainsi, les conclusions tendant à la réduction de la cotisation de taxe d'habitation à laquelle les requérants ont été assujettis au titre de l'année 2017 étaient sans objet avant l'introduction de leur requête et, par suite, irrecevables.

Sur les conclusions dirigées contre les avis à tiers détenteur :

8. Aux termes de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales : " Les contestations relatives au recouvrement des impôts, taxes, redevances et sommes quelconques dont la perception incombe aux comptables publics compétents mentionnés à l'article L. 252 doivent être adressées à l'administration dont dépend le comptable qui exerce les poursuites () ". Selon l'article R. 281-1 du même livre : " Les contestations relatives au recouvrement prévues par l'article L. 281 peuvent être formulées par le redevable lui-même ou la personne tenue solidairement ou conjointement. / Elles font l'objet d'une demande qui doit être adressée, appuyée de toutes les justifications utiles, au chef de service compétent suivant : / a) Le directeur départemental ou régional des finances publiques du département dans lequel a été prise la décision d'engager la poursuite () ". Enfin, l'article R. 281-4 du même livre dispose que : " Le chef de service ou l'ordonnateur mentionné au deuxième alinéa de l'article L. 281 se prononce dans un délai de deux mois à partir du dépôt de la demande, dont il doit accuser réception. / () Si aucune décision n'a été prise dans ce délai ou si la décision rendue ne lui donne pas satisfaction, le redevable ou la personne tenue solidairement ou conjointement doit, à peine de forclusion, porter l'affaire devant le juge compétent tel qu'il est défini à l'article L. 281. Il dispose pour cela de deux mois à partir : / a) soit de la notification de la décision du chef de service ou de l'ordonnateur mentionné au deuxième alinéa de l'article L. 281 ; / b) soit de l'expiration du délai de deux mois accordé au chef de service ou à l'ordonnateur mentionné au deuxième alinéa de l'article L. 281 pour prendre sa décision. / La procédure ne peut, à peine d'irrecevabilité, être engagée avant ces dates ".

9. Il résulte de l'ensemble de ces dispositions que les contestations relatives au recouvrement des impôts doivent être précédées d'une demande préalable auprès de l'administration fiscale, le tribunal ne pouvant être saisi qu'après la naissance d'une décision, implicite ou explicite, en réponse à cette réclamation, dans le délai de deux mois prévu par les dispositions précitées de l'article R. 281-4 du livre des procédures fiscales.

10. En l'espèce, si les requérants contestent les avis à tiers détenteur émis les 6 décembre 2018 et 21 octobre 2019 pour avoir paiement des impositions en litige, ils ne justifient toutefois pas avoir présenté une réclamation préalable à la saisine du tribunal comme l'exigent les dispositions précitées de l'article R. 281-1 du livre des procédures fiscales. Par suite, les conclusions dirigées contre les actes de poursuite émis pour avoir paiement des impositions en litige ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les conclusions tendant au remboursement des frais bancaires :

11. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative dispose que : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle ".

12. Les conclusions indemnitaires présentées par les requérants tendant au remboursement des frais bancaires mis à leur charge à raison de l'émission des avis à tiers détenteur datés du 6 décembre 2018, adressés aux établissements bancaires dans lesquels ils sont titulaires d'un compte bancaire, n'ont pas fait l'objet d'une demande préalable auprès de l'administration. Par suite, en vertu des dispositions précitées de l'article R. 421-1 du code de justice administrative, ces conclusions, qui ne sont au demeurant pas chiffrées, sont irrecevables et ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

13. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions des requérants, qui ne sont au demeurant pas chiffrées, présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin de réduction des cotisations d'impôt sur le revenu auxquelles M. F et Mme D ont été assujettis au titre des années 2015 et 2016.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A F, à Mme B D et à la directrice départementale des finances publiques du Val-d'Oise.

Délibéré après l'audience du 29 juin 2022, à laquelle siégeaient :

M. Féral, président, Mme C et M. E, premiers conseillers,

assistés de Mme Khalfaoui, greffière.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 juillet 2022.

Le rapporteur,

signé

S. ELe président,

signé

R. FERALLa greffière,

signé

M. G

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour ampliation

Le Greffier

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