mardi 7 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-1904268 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 8ème Chambre |
| Avocat requérant | ELBAZ |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires complémentaires, enregistrés les 3 avril 2019, 27 août 2020 et 15 juin 2021, M. C B, représenté par Me Elbaz, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux auxquelles il a été assujetti au titre des années 2012 et 2013 ;
2°) de mettre à la charge de l'État une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- les nombreuses démarches effectuées en vue de récupérer les pièces comptables de l'ensemble des sociétés du groupe familial B, détenues par le cabinet comptable assurant la tenue de la comptabilité de ces sociétés au titre des années en litige, sont demeurées infructueuses ;
- le crédit en date du 19 décembre 2012 d'un montant de 4 800 euros, provenant de la société allemande Bahala Berliner Hafen, taxé dans la catégorie des revenus d'origine indéterminée, correspond au remboursement partiel d'une somme investie dans une société, comme en atteste l'attestation qu'il produit ; si le service refuse les justificatifs fournis au motif que cette somme devait revenir à la SARL France Real Estate Investment et non à lui, il est actionnaire de cette dernière société à hauteur de 20 % du capital ; il n'est pas en mesure de produire des éléments comptables de la SARL France Real Estate Investment en raison de la défaillance de l'expert-comptable des sociétés du groupe familial ;
- en qualifiant les crédits perçus au titre des années 2012 et 2013 des sociétés civiles immobilières (SCI) Saint Georges du Vievre et Credo, dont il est associé, de revenus d'origine indéterminée, l'administration fiscale a commis un détournement de procédure et une erreur de droit dès lors que l'administration fiscale n'a pas recherché si les sommes en cause provenaient d'une autre source que des prélèvements sur les résultats sociaux de ces SCI ;
- la somme de 9 200 euros émanant de la SCI Saint Georges du Vievre, taxée au titre de l'année 2012 dans la catégorie des revenus d'origine indéterminée, a déjà été imposée au titre des bénéfices fonciers ;
- le crédit du 28 novembre 2013 d'un montant de 5 000 euros, émanant de la SCI Crédo, dont il est associé, ne pouvait être taxé dans la catégorie des revenus d'origine indéterminée ; sur la base de l'exploitation des documents transmis, le 31 mars 2017, par l'ancien cabinet comptable du groupe familial B, l'expert-comptable, qui a succédé à ce cabinet, a établi une attestation, accompagné de documents comptables, certifiant que ce crédit de 5 000 euros correspond à un prélèvement sur la quote-part des résultats de la société qui lui a été affectée ;
- si les crédits du 30 novembre 2012 d'un montant de 1 200 euros, émanant de M. ou Mme D, du 11 février 2013 d'un montant de 200 euros, émanant de Mme F, et du 26 février 2013, d'un montant de 833 euros, émanant de M. A, restent indéterminés, il s'efforce d'en retrouver l'origine et la cause ;
- les pénalités pour manquement délibéré ne sont pas justifiées.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 25 septembre 2019 et 13 avril 2021, la directrice départementale des finances publiques du Val-d'Oise conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Amazouz, rapporteur,
- les conclusions de M. Bories, rapporteur public,
et les observations de Me Olivier Elbaz, substituant Me Thierry Elbaz, représentant M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. B a fait l'objet d'un examen contradictoire de sa situation fiscale personnelle au titre des années 2011 à 2013. Par une proposition de rectification du 27 mai 2015, relative aux années 2012 et 2013, l'administration fiscale lui a notifié différentes rectifications dans la catégorie des revenus fonciers, selon la procédure contradictoire, et dans la catégorie des revenus d'origine indéterminée, selon la procédure de taxation d'office, générant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux, assortis de pénalités. Les impositions correspondantes ont été mises en recouvrement le 22 octobre 2015. La réclamation de M. B en date du 18 juin 2017 a donné lieu à une décision d'admission partielle en date du 27 octobre 2017. La seconde réclamation de l'intéressé en date du 22 juin 2018 a fait l'objet décision d'admission partielle en date du 8 février 2019. A l'appui de sa requête, M. B demande au tribunal de prononcer la décharge, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux restant à sa charge au titre des années 2012 et 2013.
Sur les conclusions à fin de décharge :
En ce qui concerne les revenus d'origine indéterminée :
S'agissant du détournement de procédure et de la charge de la preuve :
2. Aux termes de l'article L. 69 du même livre : " () sont taxés d'office à l'impôt sur le revenu les contribuables qui se sont abstenus de répondre aux demandes d'éclaircissements ou de justifications prévues à l'article L. 16 ". Aux termes de l'article L. 193 du même livre : " Dans tous les cas où une imposition a été établie d'office la charge de la preuve incombe au contribuable qui demande la décharge ou la réduction de l'imposition ".
3. D'une part, M. B soutient que l'administration ne pouvait imposer entre ses mains dans la catégorie des revenus d'origine indéterminée les sommes provenant des sociétés civiles immobilières (SCI) soumises au régime des sociétés de personnes, dont il est associé, sans rechercher si ces sommes proviennent d'une autre source que des prélèvements sur les résultats sociaux. Toutefois, alors que l'administration lui a demandé de fournir des explications quant à la nature et l'origine des sommes perçues des SCI dont il est associé, sur le fondement de l'article L. 16 du livre des procédures fiscales, M. B n'a pas répondu aux demandes d'éclaircissement et de pièces justificatives qui lui ont été adressées par le service et n'a fourni aucune élément permettant d'établir que les sommes en cause correspondaient à des sommes inscrites au crédit des comptes courants d'associé ouverts dans les comptes de ces SCI ou à des prélèvements sur les résultats sociaux. Ainsi, en l'absence de tout justificatif sur la cause et la nature des versements émanant de ces SCI, l'administration fiscale pouvait mettre en œuvre la procédure de taxation d'office prévue par l'article L. 69 du livre des procédures fiscales, sans avoir à rechercher si les sommes en cause provenaient d'une autre source que des prélèvements sur les résultats sociaux de ces sociétés. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir qu'en imposant ces sommes dans la catégorie des revenus d'origine indéterminée, l'administration fiscale aurait commis un détournement de procédure ou une erreur de droit. D'autre part, dès lors que le service vérificateur a pu régulièrement mettre en œuvre la procédure de taxation d'office, prévue par l'article L. 69 du livre des procédures fiscales, pour réintégrer au revenu imposable de M. B au titre des années 2012 et 2013 des crédits bancaires injustifiés dans la catégorie des revenus d'origine indéterminée, le requérant supporte la charge de la preuve du caractère exagéré des impositions supplémentaires mises à sa charge à raison de ces rectifications, en application des dispositions précitées de l'article L. 193 du livre des procédures fiscales.
S'agissant du bien-fondé des impositions :
4. En premier lieu, il résulte de l'instruction qu'au cours de l'examen contradictoire de la situation fiscale personnelle de M. B, le service vérificateur a constaté qu'au cours des années 2012 et 2013, le requérant avait encaissé sur son compte bancaire plusieurs crédits bancaires injustifiés, notamment un crédit de 5 000 euros émanant notamment de la SCI Credo, dont il est associé. Lors du débat contradictoire, M. B n'a pas répondu aux demandes d'éclaircissement et de pièces justificatives qui lui ont été adressées par le service et n'a produit aucun élément pour justifier de la nature et de la cause de ce versement. Il résulte également de l'instruction que la SCI concernée n'a pas répondu au droit de communication exercée par le service vérificateur en vue d'obtenir des éléments justificatifs. En conséquence, l'administration fiscale a imposé cette somme dans la catégorie des revenus d'origine indéterminée.
5. D'une part, si M. B se prévaut de la défaillance du cabinet comptable assurant la tenue de la comptabilité des sociétés du groupe familial B au titre des années en litige et des démarches entreprises en vue de récupérer les pièces comptables de l'ensemble des sociétés, et en particulier celles de la SCI Credo, il résulte de l'instruction que les documents produits par le requérant pour attester de ces difficultés et démarches, sont tous postérieurs à la clôture des opérations de contrôle. En outre, l'administration fiscale fait valoir, sans être contestée sur ce point, qu'au cours de l'examen contradictoire de sa situation fiscale personnelle, M. B n'a pas fait état de ces difficultés pour expliquer son incapacité à produire les éléments justificatifs sollicités. Par ailleurs, si par une ordonnance du 10 mars 2017, le tribunal de commerce de Paris, statuant en référé, a ordonné à l'ancien comptable des sociétés du groupe B de restituer l'intégralité des pièces et documents afférents aux comptes de ces sociétés, cette ordonnance a été infirmée par un arrêt de la Cour d'appel de Paris en date du 8 juin 2018. À cet égard, il ressort de cet arrêt que les documents comptables en cause ont été restitués au nouveau comptable des sociétés du groupe B dès le 31 mars 2017 et que l'existence d'un trouble manifestement illicite qui résulterait de ce que l'ancien comptable aurait conservé par devers lui des documents qui auraient vocation à être restitués aux sociétés n'était pas établi.
6. D'autre part, si le requérant a produit, le 27 août 2020, une attestation, établie par le nouvel expert-comptable des sociétés du groupe B, ainsi que des extraits de la comptabilité de la SCI Credo pour établir que le crédit bancaire de 5 000 euros, taxé dans la catégorie des revenus d'origine indéterminée, correspond à un prélèvement sur la quote-part des résultats de la société qui lui a été affectée, il ressort des termes mêmes de cette attestation en date du 23 février 2020, qu'elle a été établie sur la base d'éléments comptables qui ont été transmis par l'ancien expert-comptable du groupe familial au nouvel expert-comptable le 31 mars 2017. À cet égard, le requérant n'apporte aucune explication sur les raisons pour lesquelles il ne s'est pas prévalu de ces pièces comptables avant le 27 août 2020, date de leur production dans le cadre de la présente instance, alors au demeurant qu'il faisait valoir dans sa requête introductive d'instance, enregistrée le 3 avril 2019, soit postérieurement à la date de remise des documents comptables au nouvel expert-comptable du groupe familial, qu'il ne disposait d'aucune pièce comptable justificative. Dans ces conditions, il n'est pas démontré que les éléments comptables, produits pour la première fois le 27 août 2020, n'auraient pas été établis postérieurement aux périodes d'imposition en litige. Ainsi, l'attestation produite et les éléments comptables joints ne présentent pas de valeur probante suffisante. Par suite, M. B, qui ne conteste d'ailleurs pas que la SCI Credo a déclaré un résultat nul au titre de l'année 2011 et qu'elle était défaillante au titre des années 2012 et 2013, n'apporte pas la preuve que le crédit du 28 novembre 2013 de la SCI Crédo n'était pas imposable.
7. En deuxième lieu, M. B soutient que le crédit du 19 décembre 2012 d'un montant de 4 800 euros, provenant de la société allemande Bahala Berliner Hafen, taxé dans la catégorie des revenus d'origine indéterminée, correspond au remboursement partiel d'une somme investie dans une société. Toutefois, l'attestation du 8 octobre 2012 produite par le requérant, rédigée en allemande et accompagnée d'une traduction libre, fait apparaître que la somme en cause était destinée à la SARL France Real Estate Investment, l'administration fiscale faisant valoir sans être contestée que M. B n'était pas actionnaire de cette SARL à la date du versement. Ainsi, le requérant, qui n'apporte aucun élément tendant à établir qu'il aurait reversé cette somme à la SARL France Real Estate Investment, n'établit pas la nature et la cause du versement dont il a bénéficié et, par suite, le caractère non imposable de ce crédit.
8. En troisième lieu, si M. B soutient que la somme de 9 200 euros émanant de la SCI Saint Georges du Vievre, taxée au titre de l'année 2012 dans la catégorie des revenus d'origine indéterminée, a déjà été imposée au titre des bénéfices fonciers provenant de cette société, il ne l'établit pas alors que l'administration fiscale fait valoir sans être contester que cette société n'a déclaré aucun bénéfice en 2012. Ainsi, le requérant n'établit pas la nature et la cause de ce crédit et, par suite, son caractère non imposable.
9. En quatrième lieu, si le requérant fait valoir que, pour les autres crédits injustifiés, les recherches de justificatifs sont en cours, il n'a apporté aucune explication ni aucun élément de nature à établir que les sommes correspondantes ne seraient pas imposables.
En ce qui concerne les pénalités :
10. Aux termes de l'article 1729 du code général des impôts : " Les inexactitudes ou les omissions relevées dans une déclaration ou un acte comportant l'indication d'éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt ainsi que la restitution d'une créance de nature fiscale dont le versement a été indûment obtenu de l'État entraînent l'application d'une majoration de : / a. 40 % en cas de manquement délibéré ; / () ".
11. D'une part, contrairement à ce que fait valoir M. B, la majoration prévue par ces dispositions n'a pas été appliquée à des rectification en matière de revenus de capitaux mobiliers, aucune rectification n'ayant été opérée au titre des années en litige dans cette catégorie. En outre, il résulte de l'instruction que la pénalité pour manquement délibéré, appliquée aux droits supplémentaires résultant des rectifications opérées au titre de l'année 2013 dans la catégorie des revenus d'origine indéterminée, a été abandonnée au stade la réponse aux observations du contribuable en date du 5 août 2015.
12. D'autre part, pour justifier l'application de la pénalité pour manquement délibéré aux droits résultant des rectifications opérées au titre de l'année 2012 dans la catégorie des revenus d'origine indéterminée, l'administration s'est fondée notamment sur la circonstance que l'analyse des comptes bancaires de M. B montre que les sommes figurant au crédit de ses comptes bancaires constituaient l'essentiel de ses ressources financières et lui permettaient de faire face à ses dépenses de train de vie. Elle s'est également fondée sur le fait que l'intéressé ne pouvait ignorer l'importance des sommes créditées sur ses comptes bancaires et leur dépôt régulier ainsi que leur incohérence avec ses revenus déclarés au titre de l'année 2012, à hauteur de 54 154 euros. Si le requérant soutient que le manquement délibéré ne peut résulter de la seule importance du redressement, il ne résulte pas de l'instruction que l'administration fiscale se soit fondée sur ce seul élément pour justifier de son intention d'éluder l'impôt. En outre, alors même que M. B n'aurait aucun antécédent fiscal et n'aurait jamais été redressé pour des faits similaires par le passé, il résulte de l'instruction qu'il a omis de déclarer au titre de l'année 2012 d'importants revenus sans être en mesure de justifier de leur caractère non imposable. Ainsi, en se fondant sur l'importance des revenus non déclarés et sur l'absence de justification de l'origine des sommes taxées dans la catégorie des revenus d'origine indéterminée, l'administration doit être regardée comme apportant la preuve de l'intention délibérée de M. B d'éluder l'impôt et du bien-fondé des pénalités appliquées sur le fondement des dispositions du a. de l'article 1729 du code général des impôts.
13. En second lieu, le requérant n'est pas fondé à se prévaloir, sur le fondement de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales, du paragraphe 40 de la documentation administrative de base référencée BOI-CF-INF-10-20-20, qui ne donne pas une interprétation différente de la loi fiscale de celle dont il est fait application.
14. Il résulte de toute ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander la décharge des impositions en litige.
Sur les frais liés au litige :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas partie perdante dans la présente instance, la somme que M. B demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et au directeur départemental des finances publiques du Val-d'Oise.
Délibéré après l'audience du 11 octobre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Bertoncini, président,
M. Amazouz, premier conseiller,
Mme Cuisinier-Heissler, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 novembre 2023.
Le rapporteur,
signé
S. AmazouzLe président,
signé
T. BertonciniLa greffière,
signé
M. E
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour ampliation, la greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
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01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
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