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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-1908974

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-1908974

jeudi 21 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-1908974
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation3ème Chambre
Avocat requérantCASSEL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 15 juillet 2019, 3 janvier 2022 et 16 juin 2022, la société Gaz Réseau Distribution France (société GRDF), représentée par Me Cassel, demande au tribunal :

1°) de condamner la société Freon à lui verser la somme de 14 015,28 euros, majorée des intérêts au taux légal à partir du 22 février 2017, en réparation des dommages subis à la suite de la dégradation d'une canalisation de gaz lors de travaux de dessouchage entrepris par la société Freon ;

2°) de mettre à la charge de la société Freon une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- les travaux publics entrepris par la société Freon à proximité du 57 route de Creil à Bernes-sur-Oise sont directement à l'origine des dommages causés aux canalisations dont GRDF a la jouissance exclusive ;

- la société GRDF a la qualité de tiers par rapport à ces travaux et bénéficie par conséquent d'un régime de responsabilité sans faute ;

- la société Freon a causé une faute en ne procédant pas à une déclaration d'intention de commencement de travaux (DICT) en méconnaissance de l'article L. 554-1 du code de l'environnement ;

- le préjudice matériel subi par la société GRDF s'élève à 14 015,28 euros, correspondant aux travaux de réparation de la canalisation et de remise en service.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 21 septembre 2021 et le 24 juin 2022, la société Freon, représentée par Me Azoulay, conclut, dans le dernier état de ses écritures :

1°) à titre principal, au rejet de la requête ;

2°) à titre subsidiaire, à la désignation d'un expert aux frais du demandeur ;

3°) à titre infiniment subsidiaire, à la condamnation de la société Eurovia à garantir la société Freon des éventuelles condamnations prononcées à son encontre ;

4°) à la mise à la charge des sociétés GRDF et Eurovia de la somme de 4 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- en l'absence de lien contractuel entre GRDF et la société Freon, la responsabilité de cette dernière ne peut être engagée qu'en cas de faute ;

- la société Freon n'a pas commis de faute dès lors qu'elle a pris toutes les précautions utiles et n'avait aucun moyen de connaître la localisation des canalisations en cause, que la société Eurovia a procédé à la déclaration d'intention de commencement de travaux (DICT) auprès de GRDF ;

- la réalisation de cette DICT incombait contractuellement à Eurovia ;

- la société GRDF ne justifie pas des dépenses qu'elle prétend avoir engagées au titre de la réparation des dommages dès lors qu'aucune expertise contradictoire n'a été réalisée ;

- elle ne justifie pas des frais de main d'œuvre engagés dès lors qu'elle n'établit pas la qualité des intervenants, la nature de leur intervention et le taux horaire appliqué ;

- elle n'apporte pas de justification des horaires et du périmètre des interventions réalisées ni de leur lien avec le dommage.

Par des mémoires enregistrés le 21 décembre 2021 et le 30 juin 2022, la société Eurovia, représentée par Me Chin-Nin, conclut à :

1°) à sa mise hors de cause ;

2°) au rejet des demandes d'appel en garantie et de condamnation solidaire formulées par la société Freon ;

3°) à titre subsidiaire, à la condamnation de la société Freon à garantir la société Eurovia des éventuelles condamnations prononcées à son encontre ;

4°) à mettre à la charge des parties perdantes la somme de 2 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- la société Freon était responsable de la réalisation de la déclaration d'intention de commencement de travaux ;

- la société Eurovia n'a commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité dans la survenance du dommage ;

- la société GRDF ne justifie pas du montant de la perte de gaz alléguée ;

- les frais correspondant aux travaux de terrassement ne sont pas suffisamment détaillés ;

- les frais de main d'œuvre ne sont pas justifiés dès lors que la qualité des intervenants, et la nature de leurs interventions ne sont pas précisées et qu'il existe des incohérences entre les fiches d'intervention.

Par ordonnance du 16 juin 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 1er juillet 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'environnement ;

- le code de santé publique ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme A,

- les conclusions de M. Camguilhem, rapporteur public ;

- et les observations de Me Romero, représentant la société Freon, et de Me Guerre, représentant la société Eurovia.

Considérant ce qui suit :

1. La société Freon a été chargée de la réalisation de travaux de dessouchage (carrotage) au niveau du 57 route de Creil à Bernes-sur-Oise (95) le 10 janvier 2017, au cours desquels elle a endommagé une canalisation de gaz, dont la société GRDF avait la jouissance exclusive en sa qualité de concessionnaire de service public. Cette dernière a procédé aux réparations du réseau et a adressé à la société Freon, le 22 février 2017, une facture de 14 015,28 euros correspondant aux travaux de réparation réalisés. La société GRDF demande au tribunal de condamner la société Freon à réparer l'entier préjudice résultant de l'endommagement de l'ouvrage qu'elle exploite et qu'elle évalue à la somme de 14 015,28 euros.

Sur la responsabilité :

2. Une entreprise est responsable, même en l'absence de faute, des dommages que l'exécution des travaux publics dont elle est chargée pour le compte d'une collectivité publique peut causer aux tiers. Elle ne peut dégager sa responsabilité que si elle établit que ces dommages résultent de la faute de la victime ou d'un cas de force majeure.

3. Il résulte de l'instruction, et notamment du constat contradictoire établi le 10 janvier 2017 entre un représentant de la société GRDF et un représentant de la société Freon, qu'une canalisation dont GRDF, concessionnaire de service public, avait la jouissance exclusive, a été endommagée à l'occasion d'opérations de dessouchage exécutées par la société Freon au niveau du 57 route de Creil à Bernes-sur-Oise. Ces travaux, qui étaient réalisés pour le compte d'une collectivité publique dans un but d'intérêt général, avaient le caractère de travaux publics. Ainsi, le lien de causalité entre les travaux publics exécutés par la société défenderesse et le dommage causé à l'ouvrage du réseau dont la société GRDF est concessionnaire est établi. Dès lors, même en l'absence de faute de sa part, et indépendamment de l'existence d'un lien contractuel avec eux, la société Freon est responsable vis-à-vis des tiers des dommages causés à ceux-ci par l'exécution de ces travaux. Les dommages causés par la société Freon à la canalisation litigieuse sont donc de nature à engager sa responsabilité sans faute.

Sur les causes exonératoires :

4. Aux termes de l'article L. 554-1 du code de l'environnement : " I. - Les travaux réalisés à proximité des ouvrages constituant les réseaux souterrains, aériens ou subaquatiques de transport ou de distribution ou à proximité des ouvrages mentionnés à l'article L. 562-8-1 sont effectués dans des conditions qui ne sont pas susceptibles de porter atteinte à leur intégrité, sécurité ou continuité de fonctionnement, à l'environnement, à la sécurité des travailleurs et des populations situées à proximité du chantier ou à la vie économique. / II. - Lorsque des travaux sont réalisés à proximité d'un ouvrage mentionné au I, des dispositions techniques et organisationnelles sont mises en œuvre, dès le début du projet et jusqu'à son achèvement, sous leur responsabilité et à leurs frais, par le responsable du projet de travaux, par les exploitants des ouvrages et par les entreprises exécutant les travaux. / Ces dispositions peuvent comprendre : - la consultation du guichet unique mentionné à l'article L. 554-2 ; - la déclaration préalable des travaux par le responsable du projet et les exécutants des travaux auprès des exploitants des ouvrages ; - des investigations ou actions de localisation des ouvrages en amont des travaux lorsque la position des ouvrages n'est pas connue avec une précision suffisante ; - la mise en place de précautions particulières à l'occasion des travaux ; - la déclaration, par son auteur, de tout dommage ou dégradation causé à un ouvrage auprès de son exploitant. () ".

5. Il ne résulte pas de l'instruction que la société Freon, qui d'ailleurs ne l'allègue pas, aurait adressé à la société GRDF une déclaration d'intention de commencement de travaux pour ces opérations, en application des dispositions précitées, qui aurait permis à celle-ci de lui indiquer la localisation précise de la conduite de gaz endommagée. Dès lors, en l'absence d'une telle déclaration, la société Freon ne saurait être fondée à soutenir que la société GRDF aurait commis une faute de nature à l'exonérer de sa responsabilité dans la survenance du dommage.

6. Il résulte de ce qui précède que la responsabilité de la société Freon est engagée au titre des dommages causés à la canalisation litigeuse vis-à-vis de GRDF, qui en a la jouissance et a la qualité de tiers par rapport à ces travaux, sans qu'aucune faute de la victime ni aucun cas de force majeure ne puisse l'en exonérer.

Sur la demande d'expertise :

7. Il ressort de l'instruction que les dommages causés à la canalisation litigieuse ont fait l'objet d'un constat contradictoire en présence des sociétés Freon et GRDF, le 10 janvier 2017 à 14h23. En outre, les pièces produites par la société GRDF dans le cadre du présent litige, qui ont été versées au débat contradictoire, permettent au tribunal d'évaluer le préjudice qu'elle a subi. Dans ces conditions, la demande d'expertise formée par la société Freon ne présente pas de caractère utile et le tribunal peut se prononcer sur la requête de la société GRDF, sans qu'il y ait lieu de faire droit à la demande présentée par la société Freon tendant à la désignation avant dire-droit d'un expert.

Sur l'indemnisation des préjudices :

8. La société GRDF sollicite le remboursement des travaux de réparation qu'elle a dû effectuer pour remettre en état la canalisation de gaz endommagée, qu'elle chiffre à la somme de 14 015,28 euros dont 2 150 euros au titre du gaz perdu, 2 288 euros au titre des travaux de terrassement, 440,60 euros au titre des frais des heures supérieures majorées des assistants, 2 730,84 euros au titre des frais de main d'œuvre des assistants et 6 405,84 euros au titre des frais de main d'œuvre des opérateurs.

9. L'indemnité susceptible d'être allouée à la victime d'un dommage de travaux publics a pour vocation de replacer cette dernière, autant que faire se peut, dans la situation qui aurait été la sienne, si le dommage ne s'était pas produit. En sa qualité de gestionnaire du réseau, elle était en droit de procéder elle-même aux réparations en cause. A ce titre, si elle est en droit d'obtenir l'indemnisation de l'intégralité des préjudices, qui sont en lien direct et certain avec les travaux incriminés, il lui incombe de justifier par tous moyens de la réalité et du quantum de ses préjudices, tant dans leur principe que dans leur montant.

10. Il résulte de l'instruction que le dommage causé à la canalisation de gaz a causé une perte de fluide pendant une durée d'une heure et quarante-cinq minutes. La société requérante produit un document mentionnant les éléments de calcul établis de nature à identifier le montant de la somme réclamée que ce soit le débit de fuite, la durée de la fuite, la quantité de gaz perdu et les éléments de tarification. La somme de 2 150 euros réclamée au titre de la perte de gaz n'étant pas contestée sérieusement en défense et établie par les pièces produites, elle sera mise, à ce titre, à la charge de la société Freon.

11. La société GRDF justifie sa demande au titre du préjudice lié aux travaux de terrassement nécessaires à la réparation de la canalisation de gaz par la production d'une facture qui, contrairement à ce qui est soutenu en dépense, vise un bon de commande listant les prestations réalisées, soit le terrassement dans le cadre d'un dommage aux ouvrages ayant impliqué une fouille d'une dimension de trois mètres par un mètre quatre-vingt par quatre-vingt centimètres correspondant à la zone endommagée. Par conséquent, la réalité de la somme réclamée de 2 288 euros est établie par les pièces produites et sera mise, à ce titre, à la charge de la société Freon.

12. La société GRDF demande ensuite le remboursement de frais de personnels, pour un nombre total de 116 heures d'intervention pour un montant total de 9 577,28 euros, ainsi que cela résulte de la facture n° 2017T9526431 établie le 20 février 2017 mentionnant l'intervention d'opérateurs et d'assistants en heures normales et en heures supplémentaires majorées à 50 % et à 100%, suivant l'heure d'intervention. La société GRDF produit, pour justifier des dépenses d'intervention de ces personnels, deux bons de travaux et quatorze extraits d'heures précisant les objets des interventions. L'extrait d'heures du 10 janvier 2017 justifie de l'intervention de cinq agents pour la coupure du gaz pour une durée d'intervention de 21,75 heures. Elle produit en outre deux bons de travaux du 11 janvier 2017 relatifs à la remise en service, qui précisent les adresses et l'objet des interventions et font état de dix agents intervenant pour une durée totale de soixante-dix-huit (78) heures qui peuvent également être considérées comme établies.

13. La société GRDF produit en outre quatorze extraits d'heures des 11, 12, 13 et 17 janvier 2017 relatifs à des remises en service de clients après coupure.

14. Il y a lieu cependant d'écarter les extraits d'heures du 11 janvier 2017 mentionnant l'intervention d'un agent dont l'intervention de 8h à 17h est déjà prise en compte par l'un des bons travaux du 11 janvier 2017 sans qu'il soit précisé si ces interventions, qui ont lieu le même jour et portant sur le même objet, à savoir la remise en service des clients à la suite du sinistre, sont distinctes de celles prévues par ce bon. Il y a également lieu d'écarter deux extraits d'heures du 12 janvier 2017 mentionnant deux interventions d'une heure, par un même agent, à 10h10 et 10h35 d'une durée d'une heure après une intervention à 10h09 d'une durée d'une heure également. Il y a enfin lieu d'écarter un extrait d'heure du 12 janvier 2017 qui mentionne une intervention d'une durée d'une heure à 14h26 incompatible avec une intervention d'une même durée à 14h25 par ce même agent.

15. Au total, la société GRDF justifie ainsi de 83,75 heures d'interventions d'opérateurs dont 71,5 heures au tarif horaire de base s'élevant à 76,26 euros, 6,25 heures au tarif horaire majoré de 50% s'élevant à 86,13 euros, et 6 heures au tarif horaire majoré de 100% s'élevant 95,99 euros pour un total de 6 566,84 euros. Elle justifie également de 83,75 heures d'interventions d'assistants dont 13 heures au tarif horaire de base s'élevant à 97,53 euros, 6 heures au tarif horaire majoré de 50% s'élevant à 110,15 euros, et 5 heures au tarif horaire majoré de 100% s'élevant 122,77 euros pour un total de 2 542,64 euros.

16. Ainsi, le préjudice de la société GRDF s'établit à la somme de 9 109,48 euros s'agissant des dépenses de personnels.

17. Il résulte de tout ce qui précède, que la société GRDF est fondée à demander la condamnation de la société Freon à lui verser la somme de 13 547,48 euros en réparation de son préjudice.

Sur les intérêts :

18. La société GRDF a droit aux intérêts au taux légal correspondant à l'indemnité de 13 547,48 euros à compter du 22 février 2017, date du premier envoi de sa demande et de la facture, non contestée par la société Freon.

Sur les appels en garantie :

19. Il résulte des dispositions citées au point 4 du présent jugement que l'exécutant de travaux publics doit procéder à une déclaration d'intention de commencement de travaux réalisés à proximité de réseaux enterrés, même dans l'hypothèse où le responsable des travaux aurait procédé à cette déclaration. La circonstance que la société Eurovia, qui lui sous-traitait les travaux de débroussaillage et dessouchage dans le cadre d'un projet réalisé pour le compte du département du Val-d'Oise, se soit contractuellement engagée à procéder à cette déclaration n'est pas de nature à exonérer la société Freon de son obligation de procéder elle-même à une déclaration d'intention de commencement de travaux, ni de sa responsabilité, qui lui incombe même en l'absence de faute, dans la survenance du dommage. Il n'est au surplus pas établi que la société Freon n'ait pas eu connaissance de la localisation des réseaux enterrés dont la cartographie est annoncée en annexe de rapport de géolocalisation de ces réseaux, établi par la société Néoconcept VRD, qui est produit en défense sans ses annexes. Par suite, la société Freon n'est pas fondée à soutenir que la société Eurovia a commis une faute contractuelle de nature à engager sa responsabilité dans la survenance du dommage.

20. La responsabilité de la société Eurovia dans la survenance du dommage n'étant pas engagée, il y a lieu de rejeter les conclusions tendant à ce qu'elle soit condamnée à garantir la société Freon des condamnations prononcées à son encontre.

21. Le présent jugement ne prononce aucune condamnation à l'encontre de la société Eurovia. Par suite, il n'y a pas lieu de se prononcer sur ses conclusions aux fins d'appel en garantie.

Sur les frais liés au litige :

22. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge des sociétés GRDF et Eurovia, qui ne sont pas les parties perdantes, une somme au titre des frais liés à l'instance et non compris dans les dépens. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu, en revanche, de mettre à la charge de la société Freon la somme de 1 500 euros à verser à la société GRDF, et la somme de 1 500 euros à verser à la société Eurovia, au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Par ces motifs, le tribunal décide :

Article 1 : La société Freon versera à la société GRDF la somme de 13 547,48 euros, avec intérêts au taux légal à compter du 22 février 2017 en réparation des préjudices subis.

Article 2 : La société Freon versera à la société GRDF une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et à la société Eurovia une somme de 1 500 euros sur ce même fondement.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à société Gaz Réseau Distribution France, à la société Freon et à la société Eurovia.

Délibéré après l'audience du 7 juillet 2022, à laquelle siégeaient :

Mme Bailly, présidente,

Mme Coblence, première conseillère, et Mme Moinecourt, conseillère,

Assistées de Mme Ricaud, greffière.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 juillet 2022.

La rapporteure,

Signé

L. A

La présidente,

Signé

P. BaillyLa greffière,

Signé

V. Ricaud

La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour ampliation,

La greffière

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