jeudi 6 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-1908975 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | FRÖLICH |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 15 juillet 2019 et le 9 janvier 2020, la société Qualicom, représentée par Me Frölich, demande au tribunal :
1°) de condamner la commune de Clamart à lui verser la somme 360 900 euros hors taxes (HT) au titre de son manque à gagner sur l'exécution du marché du 4 juillet 2016 ayant pour objet des prestations de maintenance préventive et curative des équipements de vidéo surveillance, de contrôle d'accès, d'alarmes anti-intrusion et de visiophonie ;
2°) de condamner la commune de Clamart à lui verser les sommes de 45 900 euros HT et de 14 745,21 euros toutes taxes comprises (TTC) au titre du règlement du marché ;
3°) de condamner la commune de Clamart à lui verser la somme de 52 720 euros au titre des intérêts moratoires et de l'indemniré forfaitaire de recouvrement pour les retards de paiement ;
4°) de mettre à la charge de la commune de Clamart la somme de 4 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la commune a méconnu son droit d'exclusivité sur les prestations qui relevaient du périmètre du marché en passant deux commandes à d'autres sociétés, les 4 juin et 18 octobre 2018, et en relançant une consultation en 2018 avant le terme du marché ;
- ce manquement contractuel lui a causé un manque à gagner qui doit être indemnisé à hauteur de 360 900 euros HT ;
- le contrat, qu'elle a honoré dans le respect de ses obligations contractuelles, n'a pas été reconduit, ce qui lui a causé le même manque à gagner ;
- elle a exécuté une prestation d'astreinte durant toute la durée de validité du marché, dont elle est fondée à demander le règlement à hauteur de 45 900 euros HT ;
- cinq factures demeurent impayées, pour un montant total de 14 745,21 euros TTC ;
- soixante-huit factures ont été payées avec retard et elle est fondée à demander sur chacune de ces factures les intérêts moratoires au taux contractuel et l'indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement pour un montant total de 52 720 euros ;
- elle est fondée à demander au juge d'ordonner à la commune de Clamart, par un supplément d'instruction, de produire l'ensemble des documents relatifs aux commandes passées, pendant la durée de validité du marché, avec des sociétés tierces sur les prestations relevant du périmètre du marché, et à la consultation portant sur la fourniture et l'installation des systèmes de contrôle d'accès et d'alarmes intrusions dans cinq bâtiments scolaires de la ville de Clamart, dont la date limite de réception des plis a été fixée au 31 octobre 2018.
Par un mémoire en défense enregistré le 21 novembre 2019, la commune de Clamart conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- les conclusions aux fins d'injonction présentées par la société Qualicom sont irrecevables, faute pour elle d'avoir préalablement recueilli l'avis de la commission d'accès aux documents administratifs ;
- les prestations de fourniture et d'installation de matériels ne relèvent pas du périmètre du marché confié à la société, qui a pour objet la maintenance préventive et curative de ces équipements ;
- la commune pouvait engager les commandes et la consultation litigieuses sans méconnaître le droit d'exclusivité de la société Qualicom ;
- la société n'avait aucun droit à la reconduction du marché et n'a pas respecté ses obligations contractuelles ;
- l'astreinte constituait une exigence technique du cahier des clauses techniques particulières (CCTP), de sorte que la société Qualicom n'est pas fondée à en demander le règlement ;
- la commune n'a pas réglé les factures impayées car elles ne comportaient pas les mentions prévues au cahier des clauses administratives particulières (CCAP) permettant d'identifier les prestations réalisées ;
- la somme réclamée au titre des intérêts moratoires est disproportionnée au regard du délai moyen de paiement.
Par un courrier du 23 janvier 2020, le tribunal a proposé aux parties de régler leur litige par une médiation. La commune de Clamart a décliné cette proposition par un courrier reçu le 12 février 2020.
Par une ordonnance du 9 mars 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 12 avril 2022 à 12 heures.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des marchés publics ;
- la loi n° 2013-100 du 28 janvier 2013 ;
- le décret n° 2013-269 du 29 mars 2013 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Sitbon, conseiller ;
- les conclusions de M. Camguilhem, rapporteur public ;
- et les observations de Mme A pour la commune de Clamart.
Considérant ce qui suit :
1. Par un acte d'engagement conclu le 4 juillet 2016, la commune de Clamart (Hauts-de-Seine) a attribué à la société Qualicom un marché portant sur la maintenance préventive et curative des équipements de vidéosurveillance, de contrôle d'accès, d'alarmes anti-intrusion et de visiophonie des bâtiments communaux. Ce marché mono-attributaire, conclu pour une durée de douze mois, a été reconduit en juillet 2017 et juillet 2018 et comportait deux missions : des prestations de maintenance préventive des matériels, faisant l'objet d'un prix forfaitaire annuel de 71 740 euros HT et des prestations de maintenance curative, faisant l'objet de bons de commandes avec un montant maximum annuel fixé à 400 000 euros HT. Par un courrier du 11 février 2019, la commune de Clamart a informé la société Qualicom de la non-reconduction de ce marché, qui est arrivé à échéance le 10 juillet 2019. Après avoir vainement saisi la commune de Clamart d'une réclamation préalable du 19 mars 2019, la société Qualicom demande au tribunal de la condamner à l'indemniser de son manque à gagner, du règlement de prestations et de factures impayées, ainsi que des intérêts moratoires et de l'indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement correspondant aux retards de paiement des factures en cause.
Sur la fin de non-recevoir soulevée par la commune de Clamart :
2. En demandant au tribunal d'ordonner à la commune la communication de documents administratifs dans le cadre de l'instance, la société Qualicom se borne à solliciter du juge qu'il mette en œuvre ses pouvoirs d'instruction, sans présenter de conclusions distinctes à fin d'injonction. Par suite, la fin de non-recevoir soulevée par la commune en défense, tirée de ce que ces conclusions seraient irrecevables, ne peut qu'être écartée.
Sur les conclusions indemnitaires :
En ce qui concerne l'indemnisation du manque à gagner de la société Qualicom :
3. En premier lieu, aux termes de l'article 77 du code des marchés publics alors applicable : " I. Un marché à bons de commande est un marché conclu avec un ou plusieurs opérateurs économiques et exécuté au fur et à mesure de l'émission de bons de commande. () / Dans ce marché, le pouvoir adjudicateur a la faculté de prévoir un minimum et un maximum en valeur, ou un minimum, ou un maximum, ou prévoir que le marché est conclu sans minimum ni maximum. () / III. Pour des besoins occasionnels de faible montant, le pouvoir adjudicateur peut s'adresser à un prestataire autre que le ou les titulaires du marché, pour autant que le montant cumulé de tels achats ne dépasse 1 % du montant total du marché, ni la somme de 10 000 euros HT. Le recours à cette possibilité ne dispense pas le pouvoir adjudicateur de respecter son engagement de passer des commandes à hauteur du montant minimum du marché lorsque celui-ci est prévu. ".
4. Si le titulaire d'un marché dont le droit d'exclusivité a été méconnu peut prétendre à être indemnisé de la perte du bénéfice net dont il a été privé, il lui appartient d'établir la réalité de ce préjudice. Dans le cas d'un marché à bons de commande dont les documents contractuels prévoient un minimum en valeur ou en quantité, le manque à gagner ne revêt un caractère certain qu'en ce qu'il porte sur ce minimum garanti.
5. Si la société Qualicom soutient que des entreprises tierces ont été sollicitées par la commune de Clamart et une consultation relancée, au mépris de son droit d'exclusivité sur les prestations relevant du marché en litige, il résulte de l'instruction que ces prestations sont à prix unitaires et que le marché a été conclu sans minimum en valeur ou en quantité de commandes. Dès lors, et à supposer même que le droit d'exclusivité de la société Qualicom ait été méconnu, la seule circonstance que la commune se soit adressée, pour la satisfaction de son besoin, à d'autres opérateurs économiques ne démontre pas que ces commandes auraient été passées, de manière certaine, auprès de la société requérante si le manquement contractuel n'avait pas été commis. La commune, qui n'était pas tenue de s'adresser à la société Qualicom en l'absence de minimum contractuel, aurait donc pu, sans méconnaître son exclusivité, satisfaire son besoin par elle-même, en régie, ou en différer la réalisation. Dans ces conditions, et ainsi qu'il a été dit au point 4 du présent jugement, le manque à gagner allégué par la société Qualicom ne revêt pas un caractère certain. Ainsi, sans qu'il soit besoin de faire procéder au supplément d'instruction demandé, les conclusions de la société requérante présentées au titre de la violation de son droit d'exclusivité ne peuvent qu'être rejetées. Par ailleurs, et en tout état de cause, la société Qualicom n'a fourni aucun élément permettant de chiffrer son préjudice, en dépit de la demande qui lui a été adressée par le tribunal.
6. En deuxième lieu, aux termes de l'article 16 du code des marchés publics : " () Un marché peut prévoir une ou plusieurs reconductions à condition que ses caractéristiques restent inchangés et que la mise en concurrence ait été réalisée en prenant en compte la durée totale du marché, périodes de reconduction comprises. / Le pouvoir adjudicateur prend par écrit la décision de reconduire ou non le marché. Le titulaire du marché ne peut refuser sa reconduction sauf stipulation contraire prévue dans le marché. ". L'article 4 de l'acte d'engagement du marché stipule que : " Le marché prendra effet à compter de la date de sa notification pour une durée de douze mois. Il pourra être reconduit trois fois par période de douze mois par décision expresse du Maire ; la durée totale du marché ne pouvant excéder quatre ans. (). Le titulaire sera tenu informé de la reconduction quatre mois avant la date anniversaire du marché par courrier recommandé avec avis de réception postal. Le titulaire ne pourra pas refuser la reconduction. ".
7. En vertu de ces dispositions et stipulations, la société Qualicom n'avait aucun droit au renouvellement du marché en litige. Elle ne saurait donc prétendre à l'indemnisation du préjudice né selon elle de la décision de la commune de Clamart de ne pas le renouveler, à concurrence au demeurant de la somme non justifiée de 360 900 euros dont il a été dit au point 5 ci-dessus qu'elle n'y avait pas droit.
En ce qui concerne le règlement des prestations et des factures impayées :
8. En premier lieu, aux termes de l'article 1.1.2 du CCTP applicable au marché : " () En dehors de ces heures ouvrées et pour le samedi, dimanche et jours fériés, il sera assuré une astreinte 24h/24 et 7 j/7 par le prestataire pour les dépannages (à chiffrer au BPU en annexe 1). Un numéro d'astreinte devra être communiqué par chaque prestataire. Ces interventions seront faites à la demande des services techniques (). ". L'article 5 du CCAP applicable au marché stipule que : " Les prix unitaires figurant au bordereau des prix comprennent, à l'exclusion de la taxe à la valeur ajoutée le bénéfice ainsi que tous les frais généraux, faux frais de toute nature, frais d'outils et d'appareils, assurances diverses, impôts, taxes et cotisation, signalisation de chantier et d'une façon générale toutes les dépenses et sujétions qui sont les conditions stipulées au présent marché, le Pouvoir Adjudicateur n'ayant rien à payer, en sus des prix fixés, sous quelque forme et prétexte que ce puisse être. ".
9. Il résulte de l'instruction que la prestation d'astreinte dont la société Qualicom demande le règlement est une prestation déclenchée par bons de commande. Les prix unitaires de cette prestation incluent tous les frais engagés pour sa réalisation. Dès lors, la société Qualicom, qui ne démontre pas ni même n'allègue que les factures émises pour l'exécution de cette prestation ne lui auraient pas été payées, n'est pas fondée à en demander le règlement.
10. En second lieu, il résulte de l'instruction, plus particulièrement du récapitulatif circonstancié des factures produit par la société Qualicom à l'appui de ses écritures, que les factures n° 017291, d'un montant de 145,51 euros TTC, n° 017295, d'un montant de 4 808,66 euros et n° 017315, d'un montant de 7 954,66 euros TTC, émises le 13 novembre 2018, ainsi que la facture n° 017522, d'un montant de 1 205,83 euros TTC, émise le 7 février 2019, et la facture n° 017526, d'un montant de 630,55 euros TTC, émise le 11 février 2019, ne lui ont pas été réglées. Si, pour s'en défendre, la commune de Clamart fait valoir que ces cinq factures, d'un montant global de 14 745,21 euros TTC, ne comportaient pas les mentions exigées par le CCAP permettant leur règlement, elle ne produit à cet égard aucun justificatif. Dans ces conditions, il y a lieu d'indemniser la société Qualicom à concurrence de la somme de 14 745,21 euros.
En ce qui concerne les retards de paiement et le droit au paiement des intérêts moratoires et de l'indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement :
11. D'une part, aux termes de l'article 5 du CCAP applicable au marché : " Le titulaire remet au pouvoir adjudicateur une facture précisant les sommes - hors taxe et toutes taxes comprises - auxquelles il prétend du fait de l'exécution du marché et donnant tous les éléments de détermination des sommes. La facture est établie en 3 exemplaires (). Les factures afférentes au marché seront établies en trois exemplaires originaux portant, outre les mentions légales, les indications suivantes : (). Le paiement s'effectuera suivant les règles de la compatibilité publique dans les conditions prévues au C.C.A.G applicable aux marchés publics de fournitures courantes et de services et dans le délai global maximum de 30 jours à compter de la date de réception de la demande de paiement par le pouvoir adjudicateur en application du décret 2013-269 du 29 mars 2013 pris en application du titre IV de la loi n° 2013-100 du 28 janvier 2013 portant diverses dispositions d'adaptation de la législation européenne en matière économique et financière. () Le défaut de paiement dans ce délai fait courir des intérêts moratoires au bénéfice du titulaire du marché (). Les intérêts moratoires courent à partir du jour suivant l'expiration du délai global de paiement jusqu'à la date de mise en paiement incluse. Ils sont calculés à partir du montant T.T.C., diminué le cas échéant de la retenue de garantie, des pénalités de retard et réfactions sur facture et/ou augmenté de la clause d'actualisation ou de révision du prix. Le taux des intérêts moratoires est égal au taux d'intérêt appliqué par la Banque centrale européenne à ses opérations principales de refinancement les plus récentes, en vigueur au premier jour du semestre de l'année civile au cours duquel les intérêts moratoires ont commencé à courir, majoré de huit points de pourcentage. Le montant de l'indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement est fixé à 40 euros. ".
12. D'autre part, aux termes de l'article 39 de la loi n° 2013-100 du 28 janvier 2013 portant diverses dispositions d'adaptation de la législation au droit de l'Union européenne en matière économique et financière alors applicable : " Le retard de paiement fait courir, de plein droit et sans autre formalité, des intérêts moratoires à compter du jour suivant l'expiration du délai de paiement ou l'échéance prévue au contrat. Ces intérêts moratoires sont versés au créancier par le pouvoir adjudicateur. () Le taux des intérêts moratoires est fixé par décret. ". Selon l'article 40 de cette même loi : " Le retard de paiement donne lieu, de plein droit et sans autre formalité, au versement d'une indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement, dont le montant est fixé par décret. ". L'article 7 du décret n° 2013-269 du 29 mars 2013 relatif à la lutte contre les retards de paiement dans les contrats de la commande publique, alors applicable, dispose que : " Lorsque les sommes dues en principal ne sont pas mises en paiement à l'échéance prévue au contrat ou à l'expiration du délai de paiement, le créancier a droit, sans qu'il ait à les demander, au versement des intérêts moratoires et de l'indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement prévus aux articles 39 et 40 de la loi du 28 janvier 2013 susvisée. ". Selon le I de l'article 8 de ce même décret : " I. - Le taux des intérêts moratoires est égal au taux d'intérêt appliqué par la Banque centrale européenne à ses opérations principales de refinancement les plus récentes, en vigueur au premier jour du semestre de l'année civile au cours duquel les intérêts moratoires ont commencé à courir, majoré de huit points de pourcentage / Les intérêts moratoires courent à compter du jour suivant l'échéance prévue au contrat ou à l'expiration du délai de paiement jusqu'à la date de mise en paiement du principal incluse. Les intérêts moratoires appliqués aux acomptes ou au solde sont calculés sur le montant total de l'acompte ou du solde toutes taxes comprises, diminué de la retenue de garantie, et après application des clauses d'actualisation, de révision et de pénalisation ". Aux termes de son article 9 : " Le montant de l'indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement est fixé à 40 euros ". Enfin, l'article 10 précise que : " Les intérêts moratoires et l'indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement sont payés dans un délai de quarante-cinq jours suivant la mise en paiement du principal. ".
13. Il résulte de ces stipulations et dispositions que le pouvoir adjudicateur doit mandater d'office les intérêts moratoires et l'indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement, sans même être tenu d'attendre une demande en ce sens de son créancier.
14. Il résulte de l'instruction que la facture n° 016022 émise le 14 septembre 2016 a été réglée le 15 novembre 2016 avec un retard de paiement de 32 jours. La facture n°016091 émise le 5 octobre 2016 a été réglée le 1er décembre 2016 avec un retard de paiement de 27 jours. La facture n° 016093, émise le 7 octobre 2016, a été réglée le 23 novembre 2016 avec un retard de paiement de 17 jours. La facture n° 016096, émise le 10 octobre 2016, a été réglée le 2 décembre 2016 avec un retard de paiement de 23 jours. La facture n° 016139, émise le 26 octobre 2016, a été réglée le 27 février 2017 avec un retard de paiement de 94 jours. La facture n° 016173, émise le 21 novembre 2016, a été réglée le 16 février 2017 avec un retard de paiement de 57 jours. La facture n° 016199, émise le 30 novembre 2016, a été réglée le 16 février 2017 avec un retard de paiement de 48 jours. La facture n° 016201, émise le 2 décembre 2016, a été réglée le 6 mars 2017 avec un retard de paiement de 64 jours. La facture n° 016244, émise le 28 décembre 2016, a été réglée le 11 avril 2017 avec un retard de paiement de 74 jours. La facture n° 016344, émise le 23 janvier 2017, a été réglée le 6 mars 2017 avec un retard de paiement de 12 jours. La facture n° 016350, émise le 30 janvier 2017, a été réglée le 7 mars 2017 avec un retard de paiement de 6 jours. La facture n° 016355, émise le 3 février 2017, a été réglée le 7 mars 2017 avec un retard de paiement de 2 jours. La facture n° 016394, émise le 20 février 2017, a été réglée le 24 mars 2017 avec un retard de paiement de 2 jours. La facture n° 016448, émise le 10 mars 2017, a été réglée le 24 mai 2017 avec un retard de paiement de 45 jours. La facture n° 016449, émise le 10 mars 2017, a été réglée le 25 avril 2017 avec un retard de paiement de 16 jours. La facture n° 016467, émise le 27 mars 2017, a été réglée le 25 mai 2017 avec un retard de paiement de 29 jours. La facture n° 016468, émise le 27 mars 2017, a été réglée le 11 mai 2017 avec un retard de paiement de 15 jours. La facture n° 016494, émise le 10 avril 2017, a été réglée le 1er juin 2017 avec un retard de paiement de 22 jours. La facture n° 016495, émise le 10 avril 2017, a été réglée le 11 juillet 2017 avec un retard de paiement de 62 jours. La facture n° 016567, émise le 24 avril 2017, a été réglée le 1er juin 2017 avec un retard de paiement de 8 jours. La facture n° 016606, émise le 10 mai 2017, a été réglée le 12 juin 2017 avec un retard de paiement de 3 jours. La facture n° 016636, émise le 15 mai 2017, a été réglée le 20 juillet 2017 avec un retard de paiement de 36 jours. La facture n° 016637, émise le 22 mai 2017, a été réglée le 4 août 2017 avec un retard de paiement de 44 jours. La facture n° 016640, émise le 6 juin 2017, a été réglée le 13 juillet 2017 avec un retard de paiement de 7 jours. La facture n° 016657, émise le 8 juin 2017, a été réglée le 13 juillet 2017 avec un retard de paiement de 5 jours. La facture n° 016718, émise le 17 juillet 2017, a été réglée le 22 août 2017 avec un retard de paiement de 6 jours. La facture n° 016739, émise le 25 juillet 2017, a été réglée le 30 août 2017 avec un retard de paiement de 6 jours. La facture n° 016754, émise le 16 août 2017, a été réglée le 15 décembre 2017, avec un retard de paiement de 91 jours. La facture n° 016758, émise le 8 septembre 2017, a été réglée le 6 novembre 2017 avec un retard de paiement de 29 jours. La facture n° 016763, émise le 18 septembre 2017, a été réglée le 6 novembre 2017 avec un retard de paiement de 19 jours. La facture n° 016804, émise le 2 novembre 2017, a été réglée le 13 février 2018 avec un retard de paiement de 73 jours. La facture n° 016805, émise le 2 novembre 2017, a été réglée le 19 décembre 2017 avec un retard de paiement de 17 jours. La facture n° 016806, émise le 2 novembre 2017, a été réglée le 15 décembre 2017 avec un retard de paiement de 13 jours. La facture n° 016807, émise le 2 novembre 2017, a été réglée le 15 décembre 2017 avec un retard de paiement de 13 jours. La facture n° 016858, émise le 18 décembre 2017, a été réglée le 13 février 2018, avec un retard de paiement de 27 jours. La facture n° 016859, émise le 18 décembre 2017, a été réglée le 13 février 2018 avec un retard de paiement de 27 jours. La facture n° 016874, émise le 22 décembre 2017, a été réglée le 13 février 2018 avec un retard de paiement de 23 jours. La facture n° 016958, émise le 13 février 2018, a été réglée le 21 mars 2018 avec un retard de paiement de 6 jours. La facture n° 017017, émise le 9 mars 2018, a été réglée le 11 avril 2018 avec un retard de paiement de 3 jours. La facture n° 017018, émise le 9 mars 2018, a été réglée le 16 avril 2018 avec un retard de paiement de 8 jours. La facture n° 017051, émise le 5 avril 2018, a été réglée le 17 mai 2018 avec un retard de paiement de 12 jours. La facture n° 017121, émise le 7 mai 2018, a été réglée le 4 juillet 2018 avec un retard de paiement de 28 jours. La facture n° 017121, émise le 25 juin 2018, a été réglée le 31 août 2018 avec un retard de paiement de 37 jours. La facture n° 017125, émise le 28 juin 2018, a été réglée le 31 août 2018 avec un retard de paiement de 34 jours. La facture n° 017133, émise le 10 juillet 2018, a été réglée le 24 août 2018 avec un retard de paiement de 15 jours. La facture n° 017134, émise le 10 juillet 2018, a été réglée le 20 août 2018 avec un retard de paiement de 11 jours. La facture n° 017237, émise le 10 octobre 2018, a été réglée le 2 janvier 2019 avec un retard de paiement de 54 jours. La facture n° 017238, émise le 10 octobre 2018, a été réglée le 28 décembre 2018 avec un retard de paiement de 49 jours. La facture n° 017239, émise le 10 octobre 2018, a été réglée le 6 décembre 2018 avec un retard de paiement de 27 jours. La facture n° 017287, émise le 9 novembre 2018, a été réglée le 15 février 2019 avec un retard de paiement de 68 jours. La facture n° 017288, émise le 13 novembre 2018, a été réglée le 15 février 2019 avec un retard de paiement de 64 jours. La facture n° 017289, émise le 13 novembre 2018, a été réglée le 15 février 2019, avec un retard de paiement de 64 jours. La facture n° 017290, émise le 13 novembre 2018, a été réglée le 15 février 2019 avec un retard de paiement de 64 jours. La facture n° 017292, émise le 13 novembre 2018, a été réglée le 15 février 2019 avec un retard de paiement de 64 jours. La facture n° 017293, émise le 13 novembre 2018, a été réglée le 15 février 2019 avec un retard de paiement de 64 jours. La facture n° 017294, émise le 13 novembre 2018, a été réglée le 14 février 2019 avec un retard de paiement de 63 jours. La facture n° 017297, émise le 13 novembre 2018, a été réglée le 15 février 2019 avec un retard de paiement de 64 jours. La facture n° 017298, émise le 13 novembre 2018, a été réglée le 15 février 2019 avec un retard de paiement de 64 jours. La facture n° 017323, émise le 27 novembre 2018, a été réglée le 21 février 2019 avec un retard de paiement de 56 jours. La facture n° 017401, émise le 4 janvier 2019, a été réglée le 14 février 2019 avec un retard de paiement de 11 jours. La facture n° 017523, émise le 7 février 2019, a été réglée le 12 mars 2019 avec un retard de paiement de 3 jours.
15. Les délais de paiement ayant été dépassés pour chacune des factures mentionnées ci-dessus, à l'exception de la facture n° 016376, émise le 14 février 2017 et réglée le 16 mars 2017, la société Qualicom est fondée à demander, dans les conditions prévues aux points 11 et 12 du présent jugement, le versement des intérêts moratoires et de l'indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement sur chacune des factures en cause. Il en va de même pour la somme de 14 745,21 euros non encore réglée mentionnée au point 10 ci-dessus, au paiement de laquelle la commune de Clamart est condamnée.
Sur les frais du litige :
16. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de la commune de Clamart la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par ces motifs, le tribunal décide :
Article 1er : La commune de Clamart versera à la société Qualicom la somme de 14 745,21 euros TTC, majorée des intérêts moratoires et de l'indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement pour chacune des cinq factures mentionnées au point 10 du présent jugement, dans les conditions prévues à ses points 12 et 13.
Article 2 : La commune de Clamart versera à la société Qualicom les intérêts moratoires et l'indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement pour chacune des soixante-deux factures mentionnées au point 14 du présent jugement, dans les conditions prévues à ses points 12 et 13.
Article 3 : La commune de Clamart versera à la société Qualicom la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la société Qualicom est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à la société Qualicom et à la commune de Clamart.
Délibéré après l'audience du 22 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Oriol, présidente,
Mme B et M. Sitbon, conseillers,
Assistés de Mme Ricaud, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 octobre 2022.
La présidente,
Signé
C. Oriol
Le rapporteur
Signé
J. Sitbon La greffière,
Signé
V. Ricaud
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour ampliation,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026