vendredi 7 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-1909073 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | VERNEREY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 16 juillet et 13 novembre 2019, Mme C B, représentée par Me Vernerey, demande au tribunal :
1°) de renvoyer son dossier à la juridiction qui lui plaira ;
2°) de condamner la commune d'Eaubonne à lui verser la somme totale de 370 000 euros, à parfaire après expertise, en réparation des préjudices subis du fait de l'inaction fautive de la commune ;
3°) d'enjoindre à la commune d'Eaubonne de fournir à la juridiction l'autorisation d'installation du système de guidage au sol au 1, rue Pierre Brossolette ainsi que les mesures d'émissions de signal ;
4°) de mettre à la charge de la commune de Eaubonne la somme de 4 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le tribunal de céans est partial dès lors qu'il a déjà pris position sur sa demande par une ordonnance de référé en date du 12 avril 2018 ;
- la commune d'Eaubonne a commis des fautes, d'une part, du fait de sa carence à mettre en œuvre les dispositions des articles L. 6362-2 du code des transports et R. 222-7 du code de l'aviation civile au regard des modifications de la circulation aérienne observées depuis 2016 et, d'autre part, du fait de sa carence à mettre en œuvre les droits qui lui sont reconnus au titre de l'article L. 142-4 du code de l'environnement ;
- ces fautes lui ont causé un préjudice financier du fait de la perte de valeur de son bien, ainsi qu'un préjudice moral ; ses différents préjudices doivent être estimés à la somme totale de 430 000 euros, à parfaire.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 octobre 2019, la commune d'Eaubonne, conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que :
- elle n'a commis aucune faute ;
- les préjudices allégués sont dépourvus de tout lien de causalité avec ses compétences ; ils ne sont pas établis.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Probert, premier conseiller ;
- et les conclusions de M. Charpentier, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C B, qui réside à Eaubonne, voit son domicile survolé par des avions en provenance ou à destination de l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle. Par une ordonnance en date du 12 avril 2018, le juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de désignation d'un expert présentée par l'intéressée au titre de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Mme B a présenté le 26 avril 2019 auprès de la commune d'Eaubonne une réclamation indemnitaire préalable reçue le 29 avril suivant, aux fins de se voir indemniser des préjudices subis du fait de l'inaction fautive de la commune face aux modifications alléguées de la circulation aérienne au survol d'Eaubonne. Par la présente requête, l'intéressée, qui sollicite " le dépaysement de la juridiction au bénéfice de la juridiction qui lui plaira " en mettant en cause l'impartialité du tribunal, doit être regardée comme présentant à titre principal des conclusions aux fins de renvoi pour suspicion légitime. Mme B demande en outre la condamnation de la commune d'Eaubonne à lui verser la somme de 370 000 euros, à parfaire, en réparation des divers préjudices qu'elle estime avoir subis.
2. Tout justiciable est recevable à demander à la juridiction immédiatement supérieure qu'une affaire, dont est saisie la juridiction compétente, soit renvoyée devant une autre juridiction du même ordre, parce que, pour des causes dont il appartient à l'intéressée de justifier, le tribunal compétent est suspect de partialité. Dans le cas d'une demande de renvoi d'une affaire présentée devant un tribunal administratif, la juridiction compétente pour en connaître est la cour administrative d'appel dans le ressort duquel est situé le tribunal administratif compétent.
3. En vertu des dispositions de l'article R. 351-3 du code de justice administrative, lorsqu'un tribunal administratif est saisi de conclusions qu'il estime relever de la compétence d'une juridiction administrative autre que le Conseil d'État, il transmet le dossier à la juridiction qu'il estime compétente.
4. Les conclusions de Mme B aux fins de renvoi pour suspicion légitime relèvent de la compétence de la Cour administrative d'appel de Versailles, dans le ressort duquel se situe le tribunal de céans. Par suite, il y a lieu, en application des dispositions de l'article R. 351-3 du code de justice administrative, de transmettre le dossier de la requête de Mme B à la Cour administrative d'appel de Versailles.
D É C I D E :
Article 1er : Le dossier de la requête présentée par Mme B est renvoyé à la Cour administrative d'appel de Versailles.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B et à la commune d'Eaubonne.
Délibéré après l'audience du 23 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Buisson, président,
M. Probert, premier conseiller,
Mme L'Hermine, conseillère,
Assistés de Mme Galan, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 octobre 2022.
Le rapporteur,
signé
L. Probert
Le président,
signé
L. BuissonLa greffière,
signé
M. A
La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026