LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-1909939

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-1909939

vendredi 3 février 2023

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-1909939
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation5ème Chambre
Avocat requérantADDA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés les 2 août 2019 et 1er juillet 2022, M. A B, représenté par Me Adda et Me Dalmasso, avocats, demande au Tribunal :

1°) de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales auxquelles il a été assujetti au titre de l'année 2014, et des pénalités correspondantes ;

2°) de lui accorder le bénéfice du sursis de paiement en application des dispositions de l'article L. 277 du livre des procédures fiscales ;

3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 200 euros, sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

M. B soutient que :

- la proposition de rectification qui lui a été adressée est insuffisamment motivée, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales, dès lors que l'administration fiscale était tenue d'y joindre ou d'y reproduire l'extrait de la comptabilité de la SARL BNI TRANSPORTS faisant apparaître le détail du compte courant d'associés ouvert dans les comptes de cette société, sur lequel sont fondées les impositions litigieuses ;

- c'est à tort que l'administration fiscale a réintégré la somme de 55 498 euros dans son revenu imposable au titre de l'année 2014, dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers, dès lors qu'elle n'établit pas qu'il aurait disposé de cette somme ; en effet, si cette somme figurait au débit du compte courant d'associés ouvert dans les comptes de la société BNI TRANSPORTS, ce compte est collectif et non nominatif ; par ailleurs, il ne peut être regardé comme maître de l'affaire au sein de la société BNI TRANSPORTS ;

- c'est à tort que l'administration fiscale a réintégré la somme de 4 116,87 euros dans son revenu imposable au titre de l'année 2014, dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers, dès lors que ce montant correspond à des sommes débitées du compte courant d'associés ouvert dans les comptes de la société BNI TRANSPORTS au cours de l'année 2013.

Par un mémoire enregistré le 12 mars 2020, la directrice départementale des finances publiques du Val-d'Oise conclut au rejet de la requête.

La directrice départementale des finances publiques du Val-d'Oise fait valoir que les moyens invoqués par M. B ne sont pas fondés et demande, a minima, que la somme de 21 500 euros soit réintégrée dans le revenu imposable de l'intéressé au titre de l'année 2014, dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers.

Les parties ont été informées le 11 octobre 2022, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de ce qu'en application des dispositions de l'article 6 du code général des impôts, M. et Mme B auraient dû être soumis à une imposition commune pour les revenus qu'ils avaient perçus en 2014.

M. B, représenté par Me Adda, avocat, a présenté un mémoire, enregistré le 18 octobre 2022, en réponse à ce moyen d'ordre public.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Chabauty, premier conseiller ;

- et les conclusions de M. Barraud, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. À la suite d'une vérification de comptabilité de la SARL BNI TRANSPORTS, dont les époux B sont associés à hauteur de 50 %, M. A B, par ailleurs gérant de cette société, s'est vu notifier, par une proposition de rectification en date du 19 février 2016, selon la procédure contradictoire, des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales au titre de l'année 2014, assorties des pénalités correspondantes. La troisième réclamation préalable de l'intéressé, en date du 5 mars 2019, a fait l'objet d'une décision de rejet du directeur départemental des finances publiques des Hauts-de-Seine en date du 21 juin 2019. Par la présente requête, M. B demande au tribunal de prononcer la décharge, en droits et pénalités, des impositions en litige, d'un montant global de 40 916 euros.

Sur les conclusions à fin de décharge :

2. Aux termes de l'article 111 du code général des impôts : " Sont notamment considérés comme revenus distribués : / a. Sauf preuve contraire, les sommes mises à la disposition des associés directement ou par personnes ou sociétés interposées à titre d'avances, de prêts ou d'acomptes () ". En application des dispositions précitées, doivent être regardés comme des revenus distribués, sauf preuve contraire, les montants des soldes débiteurs des comptes courants ouverts dans les écritures d'une société au nom de ses associés, actionnaires ou porteurs de parts au 31 décembre de l'année en cause. En cas de variation de ce solde d'une année civile sur l'autre, seule la différence positive entre ces deux soldes peut légalement être incluse dans le revenu imposable de l'associé, l'actionnaire ou le porteur de parts pour l'année en cause.

3. Il résulte de l'instruction que le service vérificateur, après avoir relevé que le compte courant collectif d'associés ouvert dans les comptes de la SARL BNI TRANSPORTS présentait un solde débiteur de 110 996,37 euros au 31 décembre 2014, a estimé que chacun des époux B avait disposé, à hauteur de sa participation dans le capital de la société, des sommes correspondant à la variation de ce solde débiteur. En conséquence, il a réintégré la somme de 55 498 euros dans le revenu imposable du requérant au titre de l'année 2014, dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers, sur le fondement des dispositions précitées du a. de l'article 111 du code général des impôts. Toutefois, l'inscription d'une somme sur un compte courant collectif d'associés ne peut être regardée par elle-même comme constatant la répartition entre les associés de sommes mises à leur disposition. Par ailleurs, il ne résulte pas de l'instruction que les statuts de la SARL BNI TRANSPORTS prévoiraient des modalités de fonctionnement du compte courant collectif d'associés ouvert dans les comptes de cette société. Enfin, si l'administration fiscale fait valoir que les époux B peuvent être qualifiés de " maîtres de l'affaire à parts égales ", il est constant que les intéressés ont fait l'objet d'impositions distinctes au titre de l'année 2014, en application des dispositions du c. du 4 de l'article 6 du code général des impôts. Par suite, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, M. B est fondé à soutenir que l'administration fiscale ne pouvait estimer qu'il avait disposé de la moitié de la somme correspondant à la variation du solde débiteur du compte courant d'associés ouvert dans les comptes de la SARL BNI TRANSPORTS constatée à la clôture de l'exercice 2014 et qu'elle ne pouvait donc pas réintégrer la somme de 55 498 euros dans son revenu imposable au titre de l'année 2014.

4. Dans son mémoire enregistré le 12 mars 2020, la directrice départementale des finances publiques du Val-d'Oise demande, a minima, que la somme de 21 500 euros soit réintégrée dans le revenu imposable de M. B au titre de l'année 2014, dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers. Elle fait ainsi valoir que l'intéressé a appréhendé directement la somme de 9 000 euros, correspondant à des écritures mentionnant son nom, et la somme de 12 500 euros correspondant à une écriture portant la mention " remboursement apports ". Toutefois, il ressort de l'examen de l'extrait du compte courant d'associés ouvert dans les comptes de la SARL BNI TRANSPORTS que, d'une part, si une somme de 2 500 euros a été enregistrée au débit de ce compte le 30 décembre 2013 sous le libellé " Chq 2717152 Perso Abdel ", cette somme ne peut légalement être incluse dans le revenu imposable de M. B au titre de l'année 2014, dès lors qu'elle ne résulte pas d'une variation du solde débiteur de ce compte constatée entre le 1er janvier et le 31 décembre 2014. D'autre part, si des sommes de 1 500 euros, de 12 500 euros et de 5 000 euros ont été enregistrées au débit dudit compte courant d'associés, respectivement le 23 janvier 2014 sous le libellé " B Perso ", le 5 juin 2014 sous le libellé " Remboursement apports " et le 14 juin 2014 sous le libellé " B ", ces seuls éléments ne permettent pas d'établir que ces sommes auraient été mises à la disposition personnelle du requérant. Par suite, la demande présentée, à titre subsidiaire, par la directrice départementale des finances publiques du Val-d'Oise doit être rejetée.

5. Il résulte de ce qui précède que M. B est fondé à demander la décharge, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales auxquelles il a été assujetti au titre de l'année 2014.

Sur la demande de sursis de paiement :

6. Le présent jugement se prononce sur le fond de l'affaire. Les conclusions de la requête tendant au sursis de paiement des impositions contestées se trouvent donc privées d'objet. Par suite, il n'y a pas lieu d'y statuer.

Sur les frais liés à l'instance :

7. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État une somme de 1 000 (mille) euros au titre des frais exposés par M. B et non compris dans les dépens.

D E´ C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la demande de sursis de paiement formulée par M. B.

Article 2 : M. B est déchargé des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales auxquelles il a été assujetti au titre de l'année 2014, et des pénalités correspondantes.

Article 3 : L'État versera une somme de 1 000 euros à M. B sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la directrice départementale des finances publiques du Val-d'Oise.

Délibéré après l'audience du 20 janvier 2023, à laquelle siégeaient :

M. Kelfani, président, M. Chabauty, premier conseiller, et M. Villette, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 février 2023.

Le rapporteur,

signé

C. ChabautyLe président,

signé

K. KelfaniLa greffière,

signé

A. Chanson

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

N°1909939

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions