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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-1910010

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-1910010

vendredi 3 février 2023

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-1910010
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation5ème Chambre
Avocat requérantBOVIS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés les 2 août 2019 et 1er septembre 2022, M. et Mme A B, représentés par Me Bovis, avocat, demandent au Tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :

1°) de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales auxquelles ils ont été assujettis au titre des années 2012 et 2013, et des pénalités correspondantes ;

2°) de mettre à la charge de l'État la somme de 10 000 euros, sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

M. et Mme B soutiennent que :

- la procédure dont ils ont fait l'objet est irrégulière, dès lors que, dans les propositions de rectification du 28 juillet 2015 qui ont été adressées à la SARL ANIKA et à la SCI RIYA, aucune mention n'est faite des distributions qui auraient été effectuées par ces deux sociétés ;

- l'administration fiscale n'est pas fondée à réintégrer, dans leurs revenus imposables au titre des années 2012 et 2013, des revenus qui leur auraient été distribués par les sociétés ANIKA et RIYA, dès lors qu'elle n'a pas constaté l'existence de distributions taxables par ces deux sociétés ;

- l'administration fiscale n'est pas fondée à réintégrer dans leur revenu imposable au titre de l'année 2013, sur le fondement des dispositions du 1° du 1. de l'article 109 du code général des impôts, les sommes qui leur auraient été distribuées par la SCI RIYA, dès lors que cette société était finalement déficitaire au titre de l'exercice clos en 2013 ; ces sommes ne peuvent être réintégrées dans leur revenu imposable au titre de l'année 2013 que sur le fondement des dispositions du 2° du 1. de l'article 109 du code général des impôts ;

- l'administration fiscale n'est pas fondée à réintégrer, dans leur revenu imposable au titre des années 2012 et 2013, des revenus qui leur auraient été distribués par la SARL ANIKA, dès lors qu'ils ne détiennent que 42 % des parts de cette société, que la présomption d'appréhension des distributions ne joue pas s'il y a deux maîtres de l'affaire et que l'administration fiscale n'établit pas que M. B serait le maître de l'affaire ;

- le montant des revenus qui leur auraient été distribués par la SARL ANIKA en 2012 doit être limité à la somme de 15 723 euros ;

- le montant des revenus qui leur auraient été distribués par la SCI RIYA doit être réduit compte tenu des modifications du résultat imposable de cette société, qui s'élève finalement à 87 325 euros au titre de l'exercice clos en 2012 et qui est déficitaire de 1 683 euros au titre de l'exercice clos en 2013 ;

- le montant des revenus qui leur auraient été distribués par la SCI ADRIEN IMMOBILIER doit être réduit compte tenu des modifications du résultat imposable de cette société, qui s'élève finalement à 133 682 euros au titre de l'exercice clos en 2012 et à 9 746 euros au titre de l'exercice clos en 2013.

Par des mémoires enregistrés les 10 février 2020 et 27 septembre 2022, l'administrateur général des finances publiques chargé de la direction de contrôle fiscal Île-de-France conclut, d'une part, au non-lieu à statuer à hauteur du dégrèvement prononcé le 7 février 2020 et, d'autre part, au rejet du surplus des conclusions de la requête.

L'administrateur général des finances publiques chargé de la direction de contrôle fiscal Île-de-France fait valoir que les moyens invoqués par M. et Mme B ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Chabauty, premier conseiller ;

- les conclusions de M. Barraud, rapporteur public ;

- et les observations de Me Romero, avocate, substituant Me Bovis.

Considérant ce qui suit :

1. Après avoir procédé à la vérification de comptabilité de la SARL ANIKA et des SCI RIYA et ADRIEN IMMOBILIER, dont les époux B étaient associés et dont M. B était le gérant, l'administration fiscale a estimé que les requérants avaient bénéficié de revenus distribués par ces trois sociétés au titre des années 2012 et 2013. M. et Mme B se sont donc vu notifier, par une proposition de rectification en date du 8 décembre 2015, selon la procédure contradictoire, des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales au titre des années 2012 et 2013, assorties des pénalités correspondantes. La première réclamation préalable des requérants, en date du 24 octobre 2017, a fait l'objet d'une décision d'acceptation partielle de l'administrateur général des finances publiques chargé de la direction de contrôle fiscal Île-de-France en date du 19 avril 2018, aboutissant à un dégrèvement d'une partie des impositions litigieuses, à hauteur de la somme de 242 022 euros. La seconde réclamation préalable des requérants, en date du 22 décembre 2018, a fait l'objet d'une décision de rejet de l'administrateur général des finances publiques chargé de la direction de contrôle fiscal Île-de-France en date du 13 juin 2019. Par la présente requête, M. et Mme B demandent au Tribunal de prononcer la décharge, en droits et pénalités, des impositions qui restent en litige, d'un montant global de 179 965 euros.

Sur l'étendue du litige :

2. Par une décision en date du 7 février 2020, postérieure à l'introduction de la requête, l'administrateur général des finances publiques chargé de la direction de contrôle fiscal Île-de-France a prononcé le dégrèvement, en droits et pénalités, d'une partie des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales auxquelles M. et Mme B avaient été assujettis au titre des années 2012 et 2013, à concurrence de la somme de 7 819 euros. Ainsi, les conclusions de la requête tendant à la décharge de ces impositions sont, à concurrence de cette somme, devenues sans objet.

Sur les conclusions à fin de décharge :

En ce qui concerne la procédure d'imposition :

3. Les moyens relatifs à la régularité de la procédure d'imposition suivie à l'encontre d'une société soumise au régime d'imposition des sociétés de capitaux sont inopérants au regard des impositions personnelles mises à la charge de l'un de ses associés. Dès lors, les époux B ne peuvent utilement faire valoir que, dans les propositions de rectification qui ont été adressées à la SARL ANIKA et à la SCI RIYA, dont il est constant qu'elles étaient toutes deux assujetties à l'impôt sur les sociétés durant les exercices clos en 2012 et 2013, aucune mention ne serait faite des distributions qui auraient été effectuées par ces deux sociétés.

En ce qui concerne le bien-fondé des impositions contestées :

S'agissant de la charge de la preuve :

4. Aux termes de l'article R. 194-1 du livre des procédures fiscales : " Lorsque, ayant donné son accord à la rectification ou s'étant abstenu de répondre dans le délai légal à la proposition de rectification, le contribuable présente cependant une réclamation faisant suite à une procédure contradictoire de rectification, il peut obtenir la décharge ou la réduction de l'imposition, en démontrant son caractère exagéré () ". Il est constant que M. et Mme B n'ont pas présenté d'observations à la suite de la proposition de rectification en date du 8 décembre 2015 par laquelle l'administration fiscale leur a notifié les impositions litigieuses. Par suite, les requérants supportent la charge de la preuve du caractère exagéré de ces impositions, en application des dispositions précitées de l'article R. 194-1 du livre des procédures fiscales.

S'agissant des revenus distribués :

5. Aux termes de l'article 109 du code général des impôts : " 1. Sont considérés comme revenus distribués : / 1° Tous les bénéfices ou produits qui ne sont pas mis en réserve ou incorporés au capital ; () ". Aux termes de l'article 110 du même code : " Pour l'application du 1° du 1 de l'article 109 les bénéfices s'entendent de ceux qui ont été retenus pour l'assiette de l'impôt sur les sociétés () ". Les sommes réintégrées par l'administration dans le résultat imposable d'une société ayant fait l'objet d'un redressement ne peuvent être regardées comme des revenus distribués au sens de ces dispositions que dans la mesure où elles ont été effectivement appréhendées par leur bénéficiaire. Toutefois, le contribuable maître d'une affaire est réputé avoir appréhendé les distributions réalisées par la société qu'il contrôle à la date de clôture de l'exercice au cours duquel l'existence de ces distributions a été constatée.

6. Il résulte de l'instruction, notamment de la proposition de rectification adressée aux époux B, que le service vérificateur a estimé que les intéressés avaient bénéficié de revenus distribués par la SARL ANIKA, à hauteur de 30 685 euros en 2012, par la SCI RIYA, à hauteur de 240 881 euros en 2012 et de 7 180 euros en 2013, et par la SCI ADRIEN IMMOBILIER, à hauteur de 226 795 euros en 2012 et de 13 169 euros en 2013. Il a donc réintégré les sommes correspondantes dans le revenu imposable des requérants au titre des années 2012 et 2013, dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers, sur le fondement des dispositions précitées du 1° du 1. de l'article 109 du code général des impôts.

Quant aux distributions :

7. Il résulte de l'instruction, notamment des propositions de rectification du 28 juillet 2015 adressées aux sociétés ANIKA et RIYA, que le résultat imposable de la SARL ANIKA a été rehaussé à hauteur de la somme de 73 060 euros au titre de l'exercice clos en 2012 et que le résultat imposable de la SCI RIYA a été rehaussé à hauteur des sommes de 240 881 euros et de 7 180 euros, respectivement au titre des exercices clos en 2012 et 2013. Ainsi, les revenus distribués aux époux B en application des dispositions du 1° du 1. de l'article 109 du code général des impôts correspondent à des rehaussements des bénéfices des sociétés ANIKA et RIYA ayant été retenus pour l'assiette de l'impôt sur les sociétés dû par ces deux entreprises au titre des exercices clos en 2012 et 2013, conformément aux dispositions précitées de l'article 110 du code général des impôts.

8. M. et Mme B soutiennent que l'administration fiscale n'est pas fondée à réintégrer dans leur revenu imposable au titre de l'année 2013, sur le fondement des dispositions précitées du 1° du 1. de l'article 109 du code général des impôts, les sommes qui leur auraient été distribuées par la SCI RIYA, dès lors que cette société était déficitaire au titre de l'exercice clos en 2013. Il résulte de l'instruction, d'une part, que, par une décision du 23 avril 2018, l'administration fiscale a accepté partiellement la première réclamation préalable qui lui avait été présentée par la société RIYA et qu'elle a alors retenu que cette dernière avait réalisé un résultat net de 3 515 euros au titre de l'exercice clos en 2013. En conséquence, dans sa décision, en date du 19 avril 2018, d'acceptation partielle de la première réclamation préalable des requérants, elle a réduit le montant de la somme réintégrée dans le revenu imposable des intéressés au titre de l'année 2013, à raison de revenus distribués par la SCI RIYA, de 7 180 euros à 3 515 euros. D'autre part, par une décision du 1er juillet 2019, l'administration fiscale a accepté partiellement la seconde réclamation préalable qui lui avait été présentée par la SCI RIYA et a alors retenu que cette dernière avait réalisé un résultat net déficitaire de 1 683 euros au titre de l'exercice clos en 2013. Enfin, il ressort du mémoire en défense de l'administrateur général des finances publiques chargé de la direction de contrôle fiscal Île-de-France, en date du 10 février 2020, que ce dernier a pris en compte la circonstance que la SCI RIYA avait finalement réalisé un résultat déficitaire au titre de l'exercice clos en 2013 et qu'il a, en conséquence, abandonné la réintégration de la somme de 3 515 euros dans le revenu imposable de M. et Mme B au titre de l'année 2013, dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers, cet abandon ayant d'ailleurs donné lieu, pour partie, au dégrèvement des impositions litigieuses au titre de l'année 2013 mentionné au point 2 du présent jugement.

Quant à l'appréhension des sommes distribuées :

9. Il résulte de l'instruction, notamment de la proposition de rectification adressée aux époux B, que le service vérificateur a relevé que les intéressés sont associés de la SARL ANIKA à hauteur de 42 %, que M. B est le gérant de la société, que l'examen des chèques et virements établis par la SARL ANIKA fait apparaître que l'intéressé en est le signataire et qu'il a été le seul interlocuteur de la société lors de la vérification de comptabilité de celle-ci. Par ces constatations, non sérieusement contestées par les requérants, qui se bornent à faire valoir qu'ils ne détiennent que 42 % des parts de la SARL ANIKA et que la présomption d'appréhension des distributions ne joue pas s'il y a deux maîtres de l'affaire, l'administration fiscale établit que M. B a eu seul la maîtrise de l'affaire au cours de l'année 2012. Dans ces conditions, elle est fondée à regarder l'intéressé comme ayant appréhendé des distributions en provenance de la société ANIKA. Par suite, c'est à bon droit que l'administration fiscale a réintégré ces revenus distribués dans le revenu imposable des requérants au titre de l'année 2012, dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers, sur le fondement des dispositions du 1° du 1. de l'article 109 précité du code général des impôts.

Quant au montant des sommes appréhendées :

a) Sommes distribuées par la SARL ANIKA :

10. Il résulte de l'instruction que la somme de 30 685 euros, correspondant à des sommes distribuées par la SARL ANIKA en 2012, a été réintégrée dans le revenu imposable des époux B au titre de cette année, sur le fondement des dispositions du 1° du 1. de l'article 109 du code général des impôts. Si les requérants soutiennent que le montant des revenus qui leur auraient été distribués par la société ANIKA en 2012 doit être limité à la somme de 15 723 euros, ils ne l'établissent toutefois pas, alors que la charge de la preuve leur incombe, ainsi qu'il a été dit au point 4 du présent jugement.

b) Sommes distribuées par la SCI RIYA :

11. Il résulte de l'instruction, d'une part, que, par une décision du 23 avril 2018, l'administration fiscale a accepté partiellement la première réclamation préalable qui lui avait été présentée par la SCI RIYA et qu'elle a alors retenu que cette dernière avait réalisé un résultat net de 88 757 euros au titre de l'exercice clos en 2012. En conséquence, dans sa décision, en date du 19 avril 2018, d'acceptation partielle de la première réclamation préalable des requérants, elle a réduit le montant de la somme réintégrée dans le revenu imposable des intéressés au titre de l'année 2012, à raison de revenus distribués par la société RIYA, de 240 811 euros à 88 757 euros. D'autre part, par une décision du 1er juillet 2019, l'administration fiscale a accepté partiellement la seconde réclamation préalable qui lui avait été présentée par la SCI RIYA et a alors retenu que cette dernière avait réalisé un résultat net de 87 235 euros au titre de l'exercice clos en 2012. Enfin, il ressort du mémoire en défense de l'administrateur général des finances publiques chargé de la direction de contrôle fiscal Île-de-France, en date du 10 février 2020, que ce dernier a pris en compte la circonstance que la SCI RIYA avait finalement réalisé un résultat net de 87 235 euros au titre de l'exercice clos en 2012 et qu'il a, en conséquence, limité la réintégration de cette seule somme dans le revenu imposable de M. et Mme B au titre de l'année 2012, dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers, cet abandon ayant d'ailleurs donné lieu, pour partie, au dégrèvement d'une partie des impositions litigieuses au titre de l'année 2012 mentionné au point 2 du présent jugement.

12. Il résulte de ce qui est énoncé au point 8 du présent jugement que l'administration fiscale a pris en compte la circonstance que la SCI RIYA avait finalement réalisé un résultat déficitaire au titre de l'exercice clos en 2013 et qu'elle a, en conséquence, abandonné la réintégration de la somme de 3 515 euros dans le revenu imposable de M. et Mme B au titre de l'année 2013, dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers. Par suite, les requérants ne peuvent utilement faire valoir que le montant des revenus qui leur auraient été distribués par la SCI RIYA doit être réduit compte tenu des modifications du résultat imposable de cette société au titre de l'exercice clos en 2013.

c) Sommes distribuées par la SCI ADRIEN IMMOBILIER :

13. M. et Mme B soutiennent que le montant des revenus qui leur auraient été distribués par la SCI ADRIEN IMMOBILIER doit être réduit compte tenu des modifications du résultat imposable de cette société, qui s'élève finalement à 133 682 euros au titre de l'exercice clos en 2012 et à 9 746 euros au titre de l'exercice clos en 2013. Toutefois, il résulte de l'instruction, notamment de la décision en date du 19 avril 2018 par laquelle l'administrateur général des finances publiques chargé de la direction de contrôle fiscal Île-de-France a accepté partiellement la première réclamation préalable des requérants, que cette demande des époux B a déjà été satisfaite. Par suite, ce moyen doit être écarté comme inopérant.

14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin de décharge, présentées par M. et Mme B, doivent être rejetées.

Sur les frais liés à l'instance :

15. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État une somme de 1 000 (mille) euros au titre des frais exposés par M. et Mme B et non compris dans les dépens.

D E´ C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de M. et Mme B tendant à la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales auxquelles ils ont été assujettis au titre des années 2012 et 2013, en droits et pénalités, à hauteur de la somme de 7 819 euros.

Article 2 : L'État versera à M. et Mme B une somme de 1 000 euros, sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. et Mme B est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. et Mme A B et à l'administrateur général des finances publiques chargé de la direction de contrôle fiscal Île-de-France.

Délibéré après l'audience du 20 janvier 2023, à laquelle siégeaient :

M. Kelfani, président, M. Chabauty, premier conseiller, et M. Villette, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 février 2023.

Le rapporteur,

signé

C. ChabautyLe président,

signé

K. Kelfani

La greffière,

signé

A. Chanson

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

N°1910010

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