mardi 23 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-1912263 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | LARTIGUE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée 30 septembre 2019, M. A, représenté par Me Lartigue, demande au tribunal :
1°) de joindre la présente procédure avec celle engagée sous le n° 1910931 ;
2°) de prononcer la réduction des cotisations supplémentaires à l'impôt sur le revenu et à la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus auxquelles il a été assujetti au titre des années 2014, 2015 et 2016.
Il soutient que :
- les rehaussements qui lui ont été assignés d'office dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux doivent être limités aux sommes mentionnées dans ses déclarations rectificatives, soit 60 000 euros au titre de chacune des années en litige ;
- compte tenu de ses ressources et de ses charges, il n'est pas en mesure des régler les impositions qui lui sont réclamées.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 mars 2020, l'administrateur général des finances publiques chargé de la direction de contrôle fiscal Île-de-France conclut au rejet de la requête comme mal fondée.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Huon,
- et les conclusions de Chabauty, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. En réponse à un droit de communication exercé auprès du cercle de jeux l'association Cercle Clichy Montmartre, cette association a désigné M. D A comme banquier du cercle et a communiqué à l'administration les chiffres transcrits sur les registres de banquier et les registres de cagnottes, faisant apparaître les gains retirés par l'intéressé de cette activité. Ces gains, déduction faite des charges justifiées par le contribuable, ont été arrêtés à 415 897,50 €, 831 794,90 € et 1 397 208,88 € respectivement au titre des années 2014, 2015 et 2016. Aux termes de propositions de rectification des 18 et 19 décembre 2017, le service vérificateur a taxé lesdites sommes - affectées du coefficient multiplicateur de 1,25 institué par le 1° du 7 de l'article 158 du code général des impôts - à l'impôt sur le revenu dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux selon la procédure d'évaluation d'office prévue par les dispositions combinées du 1° de l'article L. 66, du 1° de l'article L. 73 et du 3° de l'article L. 68 du livre des procédures fiscales. Les suppléments d'impôt correspondants, assortis de la majoration de 80 % applicable, en vertu du c. du 1 de l'article 1728 du code général des impôts, en cas de découverte d'une activité occulte, ont été mis en recouvrement le 30 septembre 2018. A la suite du rejet de sa réclamation, M. A sollicite la réduction des impositions ainsi mises à sa charge.
Sur la jonction :
2. M. A ne saurait utilement demander la jonction de la présente requête avec celle enregistrée sous le n° 1910931 et relative à l'imposition de ses revenus de l'année 2017, dès lors que cette dernière affaire a fait l'objet d'une ordonnance en date du 15 novembre 2021 par laquelle le président de la 5ème chambre du tribunal a pris acte du désistement des conclusions du requérant.
Sur le bien-fondé des impositions :
3. En application des dispositions des L. 193 et R. 193-1 du livre des procédures fiscales, il appartient à M. A, qui ne conteste pas avoir été régulièrement taxé d'office, de démontrer le caractère exagéré des impositions mises à sa charge.
4. En premier lieu, M. A soutient que les gains retirés de son activité de banquier du cercle de jeu doivent être limités à 60 000 euros pour chacune des trois années en litiges, ainsi qu'il l'a mentionné dans ses déclarations de résultats rectificatives. Toutefois, par elles-mêmes, ces seules déclarations, non appuyées de justificatifs sont dépourvues de valeur probante et ce, d'autant, ainsi que le fait valoir le service sans être contesté, qu'elles sont en totale contradiction avec les informations obtenues dans le cadre du droit de communication mentionné au point 1.
5. En second lieu, si M. A fait valoir que, compte tenu de ses ressources et de ses charges, il n'est pas en mesure des régler les impositions qui lui sont réclamées, cette circonstance, à la supposer établie, est sans incidence sur le bien-fondé des impositions en litige.
6. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A ne peut qu'être rejetée.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D A et à l'administrateur général des finances publiques chargé de la direction de contrôle fiscal Île-de-France.
Délibéré après l'audience du 9 mai 2023 , à laquelle siégeaient :
M. Huon, président,
M. C et M. B, premiers conseillers,
Assistés de Mme Tainsa, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 mai 2023 .
L'assesseur le plus ancien,
signé
S. C
Le président,
signé
C. HUON
La greffière,
signé
A. TAINSA
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2520806
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B... A... comme manifestement irrecevable. La requérante contestait le refus de la commission d’accès aux documents administratifs de lui communiquer le dossier personnel de son arrière-grand-père. Saisi en plein contentieux, le tribunal a constaté que la requête n'était pas accompagnée de la décision attaquée et que Mme B... A..., résidant en Algérie, n'avait pas élu domicile sur le territoire national comme l'exige l'article R. 431-8 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation restée sans effet, ces vices n'ont pas été corrigés, justifiant le rejet sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2609206
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait d’enjoindre au ministre de l’intérieur de lui délivrer un certificat d’immatriculation pour son véhicule. Le juge a estimé que la mesure sollicitée était manifestement irrecevable car elle aurait pour effet de faire obstacle à l’exécution de la décision administrative de refus d’immatriculation déjà prise. En conséquence, la requête a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2601156
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi par M. A... d’une requête en plein contentieux visant à contester le rejet implicite de sa demande de communication des listes électorales des communes du Puy-de-Dôme et à obtenir une injonction de transmission. Le requérant s’est désisté de son instance par un mémoire du 25 avril 2026, désistement pur et simple. Par ordonnance du 1er juin 2026, la présidente du tribunal a donné acte de ce désistement en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune décision au fond n’a donc été rendue sur la légalité du refus préfectoral.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2601189
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand a rejeté l'opposition formée par Mme A... contre une contrainte émise par France Travail pour le recouvrement d'un indu d'allocation solidarité spécifique de 3 463,33 euros. La requérante invoquait sa bonne foi et sa situation de précarité financière, mais ces moyens ont été jugés inopérants dans le cadre d'une opposition à contrainte. En application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans débat contradictoire.
01/06/2026