LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-1912498

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-1912498

mardi 26 mars 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-1912498
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation2ème Chambre
Avocat requérantIFAC

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 4 octobre 2019 et le 22 septembre 2020, M. B A, représenté par Me Gourves, demande au tribunal :

1°) de prononcer la décharge, en droits et pénalités, des rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) auxquels il a été assujetti au titre des périodes correspondant aux années 2014, 2015 et 2016 ainsi qu'au titre de la période du 1er janvier au 31 août 2017 ;

2°) de prononcer la décharge en droits et pénalités des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux auxquelles il a été assujetti au titre des années 2014, 2015 et 2016 ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la procédure est irrégulière dès lors que l'agent vérificateur n'était pas compétent territorialement pour effectuer le contrôle fiscal ;

- c'est à tort que l'administration fiscale a intégré dans le chiffre d'affaires trois remises de chèque correspondant à des emprunts ;

- l'administration l'a privé à tort de l'abattement prévu à l'article 44 octies du code général des impôts dès lors que le critère de réalisation de 25 % du chiffre d'affaires en zone franche urbaine était respecté ;

- les conséquences de la déchéance d'exonération en matière de zone franche urbaine (ZFU), prévue à l'article 302 nonies du code général des impôts, sont disproportionnées par rapport aux manquements constatés et s'apparentent à une sanction ;

- la procédure d'établissement des pénalités pour manquement délibéré est irrégulière à défaut de pouvoir en identifier le signataire ; en outre la décision d'appliquer les pénalités est insuffisamment motivée ;

- ces pénalités ne sont pas justifiées ;

- la pénalité de 10% prévue par l'article 1758 A du code général des impôts ne lui a pas été notifiée.

Par un mémoire en défense, enregistré le 22 janvier 2020, la directrice départementale du Val d'Oise conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Froc, rapporteure,

- et les conclusions de M. Chabauty, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. M. B A, expert-comptable et commissaire aux comptes, a fait l'objet d'une vérification de sa comptabilité sur la période du 1er janvier 2014 au 31 décembre 2016, étendue jusqu'au 31 août 2017 en matière de taxe sur la valeur ajoutée. La procédure d'imposition d'office a été appliquée au titre de l'article L. 66-3 du Livre des procédures fiscales en matière de TVA sur la période du 1er janvier 2014 au 31 décembre 2015, la procédure de rectification prévue à l'article L. 55 du Livre des procédures fiscales a, quant à elle, été appliquée pour la période du 1er janvier 2016 au 31 août 2017 en matière de TVA et pour la détermination des bénéfices non commerciaux au titre des années 2014 à 2016. M. A a formulé des observations et a saisi la commission des impôts, à la suite de quoi, après avoir abandonné une partie des rectifications en matière d'impôt sur le revenu, l'administration a mis en recouvrement les impositions supplémentaires par un avis du 30 novembre 2018. M. A a déposé une réclamation en date du 29 janvier 2019 restée sans réponse. Par la requête susvisée, M. A demande la décharge des rappels ainsi mis à sa charge, en droits et pénalités.

Sur la régularité de la procédure d'imposition :

En ce qui concerne la compétence territoriale du vérificateur :

2. Aux termes des dispositions de l'article 350 terdecies de l'annexe III au code général des impôts : " I. Sous réserve des dispositions des articles 409 et 410 de l'annexe II au code général des impôts, seuls les fonctionnaires titulaires de la direction générale des impôts appartenant à des corps des catégories A et B peuvent fixer les bases d'imposition et liquider les impôts, taxes et redevances ainsi que notifier les redressements (). II. Les fonctionnaires mentionnés au premier alinéa du I peuvent exercer les attributions que ces dispositions leur confèrent à l'égard des personnes physiques ou morales ou groupements de personnes de droit ou de fait qui ont déposé ou auraient dû déposer dans le ressort territorial de leur service d'affectation une déclaration, un acte ou tout autre document ainsi qu'à l'égard des personnes ou groupements qui, en l'absence d'obligation déclarative, y ont été ou auraient dû y être imposés. III. Les fonctionnaires mentionnés au premier alinéa du I et compétents territorialement pour procéder aux contrôles visés à l'article L. 47 du livre des procédures fiscales d'une personne physique ou morale ou d'un groupement peuvent exercer les attributions définies à cet alinéa pour l'ensemble des impositions, taxes et redevances, dues par ce contribuable, quel que soit le lieu d'imposition ou de dépôt des déclarations ou actes relatifs à ces impositions, taxes et redevances. () V. Sans préjudice des dispositions des II, III et IV, les fonctionnaires mentionnés au premier alinéa du I peuvent exercer leurs attributions à l'égard des personnes physiques ou morales et des groupements liés aux personnes ou groupements qui relèvent de leur compétence. Les liens existants entre les personnes ou groupements s'entendent de l'appartenance ou du rattachement à un même foyer fiscal, de l'exercice d'un rôle de direction de droit ou de fait, d'une relation d'association, de subordination ou d'interposition, ou de l'appartenance à un même groupe d'intérêts. Les arrêtés d'attributions des services définissent, s'il y a lieu, la compétence des agents au regard des personnes unies par ces liens ()". Aux termes de l'article L. 45-0 A du livre des procédures fiscales : " Sans préjudice des dispositions de l'article 11 du code général des impôts, lorsque le lieu de déclaration ou d'imposition d'un contribuable a été ou aurait dû être modifié, les agents des impôts compétents à l'issue de ce changement peuvent également assurer l'assiette et le contrôle de l'ensemble des impôts ou taxes non atteints par la prescription ".

3. D'une part, M. A soutient que l'agent de la cinquième brigade de vérification de Paris nord qui a procédé à la vérification de sa comptabilité était territorialement incompétent pour diligenter ce contrôle au motif que le requérant exerçait son activité à Montfermeil. Toutefois, ainsi que le fait valoir l'administration, il ressort des déclarations effectuées auprès du centre de formalités des entreprises que M. A a déclaré l'établissement situé à Paris comme établissement principal et siège jusqu'au 16 octobre 2017. Si, par une déclaration du 14 juin 2017, le requérant a déclaré un autre établissement principal à Montfermeil, cette circonstance est sans incidence sur le siège social, lequel est demeuré inchangé jusqu'au 16 octobre 2017. Dans ces conditions, en application des dispositions précitées, le requérant aurait dû déposer ses déclarations professionnelles dans le ressort territorial de son siège social situé à Paris. Ainsi, contrairement à ce qui est soutenu, les agents de la cinquième brigade de Paris nord étaient compétents pour procéder à la vérification de la comptabilité du requérant.

4. D'autre part, M. A ne peut utilement invoquer une instruction fiscale à l'appui d'un moyen tiré de l'irrégularité de la procédure d'imposition. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du paragraphe 150 de l'instruction fiscale référencée BOI-CF-DG-30 doit être écarté.

Sur le bien-fondé de l'imposition :

S'agissant de la taxe sur la valeur ajoutée de la période du 1er janvier au 31 décembre 2014 :

5. Aux termes de l'article L. 193 du livre des procédures fiscales : " Dans tous les cas où une imposition a été établie d'office la charge de la preuve incombe au contribuable qui demande la décharge ou la réduction de l'imposition. ". Il appartient ainsi à M. A, qui ne conteste pas avoir été régulièrement taxé d'office au titre de la période du 1er janvier au 31 décembre 2014, d'établir l'exagération des rehaussements des bases d'imposition qu'il conteste.

6. Si le requérant soutient que trois remises de chèque, figurant sur ses comptes bancaires en 2014, pour des sommes de 40 000 euros, 4 000 euros et 5 680 euros doivent être soustraites du chiffre d'affaires car correspondant à des prêts, il résulte de l'instruction qu'aucun de ces prêts n'a fait l'objet d'un enregistrement auprès du service des impôts des entreprises permettant d'en donner date certaine. La seule production d'un extrait du grand livre de la société Jemeau Productions, ainsi que d'attestations de prêts, postérieures à la notification des rappels et émanant, pour la somme de 40 000 euros d'une associée de M. A dans diverses structures et pour les sommes de 5 680 euros et 4 000 euros de la gérante d'une société dont le comptable est M. A est insuffisante pour établir la réalité des prêts en cause. Par suite, le requérant, qui ne rapporte pas la preuve du caractère effectif des prêts allégués, n'établit pas l'exagération des bases d'imposition et n'est donc pas fondé à obtenir la décharge des rappels de TVA de la période du 1er janvier au 31 décembre 2014.

S'agissant des bénéfices non commerciaux des années 2014, 2015 et 2016 :

7. En premier lieu, en vertu de l'article 44 octies A du code général des impôts, dans sa rédaction applicable à l'année 2014, les contribuables qui ont créé des activités dans les zones franches urbaines sont exonérés d'impôts sur le revenu ou d'impôt sur les sociétés à raison des bénéfices provenant des activités implantées dans la zone si ces contribuables réalisent au moins 25 % de leur chiffre d'affaires auprès de clients situés dans les zones franches urbaines.

8. Il résulte de l'instruction qu'au titre des années 2014, 2015 et 2016, M. A a entendu bénéficier de l'exonération d'imposition des bénéfices non commerciaux au titre des activités exercées en zone franche urbaine (ZFU), selon les dispositions de l'article 44 octies A précitées du code général des impôts. Pour lui refuser le bénéfice de cette exonération au titre de l'année 2014, l'administration fiscale lui a opposé la circonstance que la reconstitution du chiffre d'affaires avait permis de révéler qu'il n'avait réalisé que 23,74% de celui-ci en ZFU, soit en deçà du seuil de 25% fixé par les dispositions de l'article 44 octies A du code général des impôts. Ainsi, et alors qu'il ne résulte pas de l'instruction que les sommes que M. A entend extourner de son chiffre d'affaires correspondraient à des prêts et non à des recettes professionnelles, c'est à bon droit que le service a remis en cause, au titre de l'année 2014, l'application du régime ZFU au motif que le chiffre d'affaires réalisé auprès de clients situés dans cette zone n'excédait pas 25 % du chiffre d'affaires total.

9. En second lieu, aux termes de l'article 302 nonies du code général des impôts : " Les allégements d'impôt sur le revenu ou d'impôt sur les sociétés prévus aux articles 44 septies, 44 octies, 44 octies A, 44 decies, 44 terdecies, 44 quaterdecies, 44 quindecies, 208 quater A et 208 sexies ne s'appliquent pas lorsqu'une ou des déclarations de chiffre d'affaires se rapportant à l'exercice concerné n'ont pas été souscrites dans les délais et qu'il s'agit de la deuxième omission successive ". Il résulte de ces dispositions que les entreprises qui ne remplissent pas leurs obligations déclaratives en matière de résultats posées par le II de l'article 44 octies et l'article 175 du code général des impôts, et à deux reprises en matière de chiffre d'affaires, ne peuvent prétendre au bénéfice de l'exonération instituée au profit des contribuables qui exercent ou qui créent des activités dans les zones franches urbaines.

10. D'une part, la remise en cause de l'avantage fiscal de faveur prévu aux dispositions de l'article 44 octies A du code général des impôts, au motif du non-respect des obligations déclaratives auxquelles est subordonné cet avantage par cet article et par l'article 302 nonies du code général des impôts, ne constitue pas une sanction contrairement à ce que soutient le requérant.

11. D'autre part, il résulte de l'instruction que pour lui refuser le bénéfice de l'exonération prévue à l'article 44 octies A du code général des impôts, pour les années 2015 et 2016, l'administration fiscale a opposé à M. A l'absence de déclaration de chiffre d'affaires souscrite dans les délais. M. A ne conteste pas utilement les rehaussements en litige et n'établit pas leur caractère disproportionné en se bornant à faire valoir que les dépôts tardifs des déclarations s'expliquent par la très forte activité de son cabinet lors de la période de dépôt des déclarations fiscales, et que le chiffre d'affaires réalisé en ZFU est supérieur à 25%.

Sur les pénalités :

12. En premier lieu, aux termes de l'article L. 80 E du livre des procédures fiscales : " La décision d'appliquer les majorations et amendes prévues aux articles 1729, 1732 et 1735 ter du code général des impôts est prise par un agent de catégorie A détenant au moins un grade fixé par décret qui vise à cet effet le document comportant la motivation des pénalités ". Aux termes de l'article R. 80 E-1 du même code : " La décision d'appliquer les majorations et amendes mentionnées à l'article L. 80 E est prise par un agent ayant au moins le grade d'inspecteur divisionnaire ".

13. Il résulte de l'instruction que la proposition de rectification, laquelle comporte la décision d'appliquer les pénalités de l'article 1729 du code général des impôts, est visée, de manière identifiable, par la cheffe de la cinquième brigade de Paris Nord, détenant le grade d'inspectrice principale, supérieur à celui d'inspecteur divisionnaire. Dès lors, le requérant, qui ne saurait utilement invoquer un défaut dans le visa porté sur des documents ultérieurs, n'est pas fondé à se prévaloir d'une méconnaissance des dispositions précitées de l'article L. 80 E du livre des procédures fiscales.

14. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 80 D du livre des procédures fiscales : " Les décisions mettant à la charge des contribuables des sanctions fiscales sont motivées au sens des articles L. 211-2 à L. 211-7 du code des relations entre le public et l'administration, quand un document ou une décision adressés au plus tard lors de la notification du titre exécutoire ou de son extrait en a porté la motivation à la connaissance du contribuable () ".

15. Le vérificateur a clairement mentionné les motifs de droit et de fait pour lesquels il a décidé d'appliquer tant la pénalité pour manquement délibéré que la majoration de 10 % prévue par l'article 1758 A du code général des impôts. Le moyen tiré de ce que ces sanctions seraient insuffisamment motivées manquent donc en fait.

16. Aux termes de l'article 1729 du code général des impôts : " Les inexactitudes ou les omissions relevées dans une déclaration ou un acte comportant l'indication d'éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt ainsi que la restitution d'une créance de nature fiscale dont le versement a été indûment obtenu de l'État entraînent l'application d'une majoration de : / a. 40 % en cas de manquement délibéré ; / () ". Aux termes de l'article L. 195 A du livre des procédures fiscales : " En cas de contestation des pénalités fiscales appliquées à un contribuable au titre des impôts directs (), la preuve de la mauvaise foi et des manœuvres frauduleuses incombe à l'administration. ".

17. Pour justifier de l'application de la majoration de 40%, l'administration fait valoir que le requérant, qui a la qualité d'expert-comptable, a omis de comptabiliser au titre des exercices 2014, 2015, 2016 et 2017 une part des recettes comprises entre 8 et 30 % des recettes encaissées, ce qui n'est pas contesté par le requérant. Par suite, eu égard au caractère récurrent et important des infractions relevées et aux fonctions de M. A, l'administration apporte la preuve, qui lui incombe, de l'existence d'une volonté délibérée de l'intéressé d'éviter le paiement de l'impôt dû, justifiant l'application aux droits en litige de la pénalité de 40 % prévue par les dispositions précitées du a. de l'article 1729 du code général des impôts.

18. Il résulte de l'instruction que l'administration n'a pas cumulé la pénalité de 40% prévue par les dispositions de l'article 1729 du code général des impôts avec la pénalité de 10% prévue par les dispositions de l'article 1728 du code précité.

19. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin de décharge présentées par M. A doivent être rejetées.

Sur les frais du litige :

20. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme demandée par M. A au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

DÉCIDE :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au directeur départemental des finances publiques du Val d'Oise.

Délibéré après l'audience du 12 mars 2024, à laquelle siégeaient :

M. Huon, président,

M. Viain, premier conseiller,

Mme Froc, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 mars 2024.

La rapporteure,

signé

E. FROCLe président,

signé

C.HUON

La greffière,

signé

A.TAINSA

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions