vendredi 14 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-1912586 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | CABINET BARBIER ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 8 octobre 2019 et le 3 juin 2021, M. A B C, demande au tribunal :
1°) la condamnation du centre hospitalier de Gonesse à lui verser les sommes de 1 500 euros au titre des souffrances endurées et de 505 euros au titre du déficit fonctionnel temporaire résultant de l'accident de service dont il a été victime le 11 janvier 2018 ;
2°) de mettre à la charge du centre hospitalier de Gonesse la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 mai 2021, le centre hospitalier de Guyane conclut au rejet de la requête et demande la condamnation de M. B à lui verser la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 351-3 du code de justice administrative : " Lorsqu'une cour administrative d'appel ou un tribunal administratif est saisi de conclusions qu'il estime relever de la compétence d'une juridiction administrative autre que le Conseil d'État, son président, ou le magistrat qu'il délègue, transmet sans délai le dossier à la juridiction qu'il estime compétente. () ".
2. Aux termes de l'article R. 221-3 du code de justice administrative : " Le siège et le ressort des tribunaux administratifs sont fixés comme suit : () Cayenne : Guyane ; () ". Aux termes de l'article R. 312-12 du code de justice administrative : " Tous les litiges d'ordre individuel, y compris notamment ceux relatifs aux questions pécuniaires, intéressant les fonctionnaires ou agents de l'État (), relèvent du tribunal administratif dans le ressort duquel se trouve le lieu d'affectation du fonctionnaire ou agent que la décision attaquée concerne ".
3. Il ressort des pièces du dossier que M. B C, qui exerçait les fonctions d'assistant social éducatif titulaire de la fonction publique hospitalière a, le 13 septembre 2018, par l'intermédiaire de son assureur auprès duquel il a souscrit une garantie de protection juridique formée une demande préalable indemnitaire qu'il a réitéré par l'intermédiaire de son conseil par courrier du 16 avril 2019 reçu le 19 juin 2019. En l'absence de réponse du centre hospitalier de Gonesse des décisions implicites de rejet sont donc nées et en dernier lieu le 19 août 2019. Il ressort des pièces du dossier que l'intéressé était affecté par la voie du détachement auprès de la collectivité territoriale de Guyane à compter du 1er août 2018. Puis, à titre de régularisation, par arrêté du 24 juin 2020, il a été réintégré pour ordre et placé en disponibilité du 5 décembre au 9 décembre 2018 par arrêté du 24 juin 2020, et muté au centre hospitalier de Kourou à compter du 10 décembre 2018. Il n'est pas contesté qu'ainsi l'intéressé, à la date de la décision attaquée née en dernier lieu le 19 août 2019, exerçait ses fonctions par voie de mutation au centre hospitalier de Kourou. Dès lors en application des dispositions susrappelées du code de justice administrative, le tribunal administratif compétent pour juger de la demande de M. B C est le tribunal administratif de Guyane. Il s'ensuit que le jugement de la requête de M. B C doit être attribué au tribunal administratif de Guyane territorialement compétent pour en connaître.
O R D O N N E:
Article 1er : Le dossier de la requête susvisée de M. A B C est transmis au tribunal administratif de Guyane.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au président du tribunal administratif de Guyane, à M. A B C et au centre hospitalier de Gonesse.
Fait à Cergy, le 14 avril 2023.
La présidente de la 9ème chambre,
signé
H. LE GRIEL
Pour ampliation, la greffière.
N°1912586
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026