vendredi 3 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2000310 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | BAUCOMONT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, un mémoire et un mémoire récapitulatif enregistrés les 10 janvier et 20 septembre 2020, et le 8 novembre 2022, M. B A et Mme C A, représentés par Me Baucomont, avocat, demandent au Tribunal :
1°) d'annuler la décision par laquelle le préfet du Val-d'Oise a implicitement rejeté leur demande, en date 4 mai 2019, tendant au retrait de l'arrêté n° 2014-266 du 14 mars 2014 les mettant en demeure de mettre en sécurité les installations électriques de leur propriété à Survilliers, et au retrait du titre de perception du 10 décembre 2015 émis pour le recouvrement des sommes dépensées par l'État afin de réaliser les travaux de mise aux normes de l'installation électrique de ce logement ;
2°) de mettre à la charge de l'État la créance résultant des mesures d'exécution sur le fondement des articles L. 1331-30 et L. 1334-4 du code de la santé publique ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. et Mme A soutiennent que :
- la décision attaquée n'est pas une décision confirmative, dès lors que la demande qu'ils ont présentée le 4 mai 2019 a un objet distinct de celle présentée le 20 mars 2018, et qu'ils justifient de la découverte de circonstances de fait nouvelles entre ces deux dates ;
- leur demande tendant à l'annulation de l'arrêté n° 2014-266 du 14 mars 2014 n'est pas tardive, dès lors que la demande de retrait d'une telle décision, qui constitue une sanction, peut être contestée sans condition de délai ;
- le titre de perception en litige vise au recouvrement d'une créance illégale dès lors que les travaux à l'origine de la créance n'ont pas été précédés d'un arrêté en ordonnant l'exécution d'office ;
- l'exécution d'office des travaux n'a pas été précédée d'une visite préalable en méconnaissance des dispositions de l'article L. 1331-26-1 du code de la santé publique ;
- elle n'a pas été précédée d'une saisine du juge civil des référés en vue de fixer les modalités d'entrée dans les lieux ;
- les travaux exécutées n'ont pas fait l'objet d'un récolement, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 1331-28-3 du code de la santé publique ;
- le préfet du Val-d'Oise a illégalement délégué la maîtrise d'ouvrage à l'entreprise qui a réalisé les travaux en méconnaissance des dispositions du code de la commande publique ;
- le préfet du Val-d'Oise n'a pas prononcé la mainlevée de l'insalubrité une fois les travaux achevés ;
- l'arrêté n °2014-266 du 14 mars 2014 est insuffisamment motivé ;
- il méconnaît les dispositions de l'article L. 1331-24 du code de la santé publique dès lors qu'ils ne sauraient être regardés comme ayant mis leur immeuble à disposition puisqu'ils attendaient la mise en œuvre d'une procédure d'expulsion ;
- le délai de sept jours qui leur a été laissé pour réaliser les travaux prescrits par cet arrêté est manifestement insuffisant ;
- il y a lieu de mettre à la charge de l'État le coût des travaux, sur le fondement de l'article 1334-4 du code de la santé publique, dès lors que leur appartement était occupé par des personnes ayant fait l'objet d'un jugement d'expulsion.
Par des mémoires en défense enregistrés les 18 août et 29 décembre 2020, le préfet du Val-d'Oise conclut au rejet de la requête.
Le préfet du Val-d'Oise fait valoir que :
- la requête est irrecevable dès lors que la décision contestée est une décision confirmative, insusceptible de recours ;
- l'arrêté du 14 mars 2014 qui est devenu définitif n'est plus contestable, ni par voie d'action, ni par voie d'exception ;
- les conclusions dirigées contre le refus de retirer la mise en demeure de payer notifiée le 9 mars 2019 sont irrecevables faute de produire cette dernière décision ;
- la contestation du titre de perception est tardive, dès lors qu'elle n'a pas été effectuée dans le délai prévu à l'article 118 du décret n°2012-1246 du 7 novembre 2012 ;
- les moyens invoqués par les requérants ne sont pas fondés.
Le préfet du Val-d'Oise a produit un mémoire, le 2 décembre 2022, qui n'a pas été communiqué.
Les parties ont été informées le 2 janvier 2023, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le jugement était susceptible d'être fondé sur le moyen relevé d'office tiré de l'irrecevabilité des conclusions tendant à l'annulation de la décision par laquelle le préfet du Val-d'Oise a rejeté la réclamation de M. et Mme A dirigée contre le titre de perception du 10 décembre 2012, dès lors que cette réclamation, qui n'a pas été formée dans un délai raisonnable courant à compter de la notification de ce titre, est tardive.
Des observations en réponse au moyen d'ordre public, présentées pour le préfet du Val-d'Oise, ont été enregistrées le 5 janvier 2023.
Des observations en réponse au moyen d'ordre public, présentées pour M. et Mme A, ont été enregistrées le 18 janvier 2023.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Villette, conseiller ;
- et les conclusions de M. Barraud, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. et Mme A sont propriétaires d'une maison d'habitation située 88, rue Jean Mermoz, à Survilliers qui était occupée depuis 1996 par Mme D et ses sept enfants. Suite à un signalement réalisé par une assistante sociale du service social de la commune de Louvres, une visite des locaux a été effectuée par l'agence régionale de santé d'Île-de-France, le 7 janvier 2014, en présence des occupants. Au regard du rapport motivé du délégué territorial de l'agence régionale de santé d'Île-de-France, en date du 20 janvier 2014, le préfet du Val-d'Oise a, par un arrêté n°2014-266 du 14 mars 2014, pris sur le fondement de l'article L. 1331-26-1 du code de la santé publique, mis en demeure M. et Mme A de réaliser, dans un délai de sept jour, des travaux de réfection des installations électriques de cette habitation afin de faire cesser les risques pour la santé et la sécurité des occupants. Les requérants n'ayant pas réalisé les travaux prescrits dans les délais impartis, la direction départementale des territoires du Val-d'Oise les a informés, par une lettre du 6 mai 2014, que les travaux allaient être entrepris d'office et que les frais engagés seraient mis à leur charge. Le 10 décembre 2015, la direction départementale des finances publiques du Val-d'Oise a émis un titre de perception à l'encontre de M. et Mme A d'un montant de 10 072,50 euros correspondant au coût des travaux effectués par l'État. Par leur courrier du 4 mai 2019, adressé au préfet du Val-d'Oise, les requérants doivent être regardés comme ayant formé un recours gracieux tendant au retrait de l'arrêté du 14 mars 2014 et du titre de perception du 10 décembre 2015, qui a été implicitement rejeté. Par cette requête, M. et Mme A doivent être regardés comme demandant au Tribunal d'annuler la décision par laquelle le préfet du Val-d'Oise a implicitement rejeté leur demande, en date 4 mai 2019, tendant au retrait de l'arrêté n° 2014-266 du 14 mars 2014 les mettant en demeure de mettre en sécurité les installations électriques de leur propriété à Survilliers et au retrait du titre de perception du 10 décembre 2015 émis pour le recouvrement des sommes dépensées par l'État afin de réaliser les travaux de mise aux normes de l'installation électrique de ce logement, et de mettre à la charge de l'État la créance résultant des mesures d'exécution sur le fondement des article L. 1331-30 et L. 1334-4 du code de la santé publique.
Sur les fins de non-recevoir soulevées par le préfet du Val-d'Oise :
En ce qui concerne les conclusions dirigées contre la décision implicite de rejet du recours gracieux tendant au retrait de l'arrêté du 14 mars 2014 :
2. D'une part, aux termes du premier alinéa de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée () ". L'article R. 421-5 du même code dispose : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision. ".
3. D'autre part, l'exercice, au-delà du délai de recours contentieux contre un acte administratif, d'un recours gracieux tendant au retrait de cet acte ne saurait avoir pour effet de rouvrir le délai de recours. Par suite, le rejet d'une telle demande n'est, en principe, et hors le cas où l'administration a refusé de faire usage de son pouvoir de retirer un acte administratif obtenu par fraude, pas susceptible de recours.
4. Il ressort des pièces du dossier que l'arrêté n°2014-266 du 14 mars 2014 mettant en demeure M. et Mme A de mettre en sécurité les installations électriques de leur propriété leur a été notifié le 19 mars 2014, et que celui-ci comportait la mention des voies et délais de recours ouverts à son encontre. Dès lors, les requérants ne sont pas recevables à demander l'annulation de la décision rejetant leur demande de retrait de l'arrêté de mise en demeure, formée après l'expiration du délai de recours contentieux contre cet acte.
En ce qui concerne les conclusions dirigées contre la décision implicite de rejet de la réclamation formée à l'encontre du titre de perception du 10 décembre 2015 :
5. Aux termes de l'article 118 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique : " En cas de contestation d'un titre de perception, avant de saisir la juridiction compétente, le redevable doit adresser cette contestation, appuyée de toutes pièces ou justifications utiles, au comptable chargé du recouvrement de l'ordre de recouvrer. Le droit de contestation d'un titre de perception se prescrit dans les deux mois suivant la notification du titre ou, à défaut, du premier acte de poursuite qui procède du titre en cause. / Le comptable compétent accuse réception de la contestation en précisant sa date de réception ainsi que les délais et voies de recours. Il la transmet à l'ordonnateur à l'origine du titre qui dispose d'un délai pour statuer de six mois à compter de la date de réception de la contestation par le comptable. A défaut d'une décision notifiée dans ce délai, la contestation est considérée comme rejetée () ".
6. Il résulte de ces dispositions, d'une part, que le titre de perception par lequel l'administration porte à la connaissance de son débiteur l'existence d'une créance dont il demande le paiement doit mentionner l'existence et le caractère obligatoire, à peine d'irrecevabilité d'un éventuel recours juridictionnel, de la réclamation prévue à l'article 118 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique, ainsi que les délais de forclusion dans lesquels le contribuable doit présenter cette réclamation et, d'autre part, que le non-respect de l'obligation d'informer l'intéressé sur les voies et les délais de recours ou l'absence de preuve qu'une telle information a été fournie est de nature à faire obstacle à ce que les délais prévus par l'article 118 de ce décret lui soient opposables.
7. Toutefois le principe de sécurité juridique, qui implique que ne puissent être remises en cause sans condition de délai des situations consolidées par l'effet du temps, fait obstacle à ce que puisse être contestée indéfiniment une décision administrative individuelle qui a été notifiée à son destinataire, ou dont il est établi, à défaut d'une telle notification, que celui-ci a eu connaissance. Dans le cas où le recours juridictionnel doit obligatoirement être précédé d'un recours administratif, celui-ci doit être exercé, comme doit l'être le recours juridictionnel, dans un délai raisonnable. Le recours administratif préalable doit être présenté dans le délai prévu par l'article 118 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique, prolongé, sauf circonstances particulières dont se prévaudrait le contribuable, d'un an. Dans cette hypothèse, le délai de réclamation court à compter de l'année au cours de laquelle il est établi que le contribuable a eu connaissance de l'existence de la créance.
8. Il n'est pas contesté que M. et Mme A ont par deux courriers, en date du 4 mai 2019, formé une réclamation, auprès du préfet du Val-d'Oise et de la directrice départementale des finances publiques du Val-d'Oise, devant être regardée comme dirigée contre le titre de perception du 10 décembre 2015, et que la directrice départementale des finances publiques leur a indiqué, par un courrier du 1er juillet 2019, que le préfet disposait, en application des disposition du décret du 7 novembre 2012 précité, d'un délai de six mois pour se prononcer sur leur réclamation. Toutefois, il résulte de l'instruction, et notamment de la mention manuscrite portée sur la copie du titre de perception en litige produite par les requérants, que M. et Mme A ont eu connaissance de cet acte au plus tard le 8 janvier 2016. Ils pouvaient, compte tenu de ce qui a été dit aux points 6 et 7 ci-dessus, former leur réclamation dans un délai qui expirait le 8 janvier 2017. La réclamation adressée au préfet du Val-d'Oise et au comptable public, le 4 mai 2019, était, en conséquence, tardive et, par suite, les conclusions dirigées contre la décision par laquelle le préfet du Val-d'Oise a implicitement rejeté cette réclamation sont irrecevables.
9. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres fins de non-recevoir soulevées par le préfet du Val-d'Oise, que les conclusions, présentées par M. et Mme A, tendant à l'annulation de la décision par laquelle le préfet du Val-d'Oise a implicitement rejeté leur recours gracieux dirigé contre l'arrêté de mise en demeure du 14 mars 2014 et leur réclamation dirigée contre le titre de perception du 10 décembre 2015 sont irrecevables et doivent, par suite, être rejetées.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 1334-4 du code de la santé publique :
10. Aux termes de l'article L. 1331-30 du code de la santé publique, dans sa rédaction alors applicable : " I. - Lorsque l'autorité administrative se substitue au propriétaire défaillant et fait usage des pouvoirs d'exécution d'office qui lui sont reconnus par les articles L. 1331-22, L. 1331-24, L. 1331-26-1, L. 1331-28 et L. 1331-29, elle agit en lieu et place des propriétaires, pour leur compte et à leurs frais. / Les dispositions du quatrième alinéa de l'article L. 1334-4 sont applicables () ". Aux termes du quatrième alinéa de l'article L. 1334-4 de ce code, dans sa rédaction alors applicable : " Lorsque les locaux sont occupés par des personnes entrées par voie de fait ayant fait l'objet d'un jugement d'expulsion devenu définitif et que le propriétaire ou l'exploitant du local d'hébergement s'est vu refuser le concours de la force publique pour que ce jugement soit mis à exécution, le propriétaire ou l'exploitant du local d'hébergement peut demander au tribunal administratif que tout ou partie de la créance dont il est redevable soit mis à la charge de l'Etat ; cette somme vient en déduction de l'indemnité à laquelle peut prétendre le propriétaire en application de l'article 16 de la loi n° 91-650 du 9 juillet 1991 portant réforme des procédures civiles d'exécution. ".
11. Il est constant qu'à la date de l'exécution des travaux prescrits par l'arrêté du 14 mars 2014, pris sur le fondement de l'article L. 1331-26-1 du code de la santé publique, le logement de M. et Mme A était occupé par Mme D et ses sept enfants, et ce depuis 1996. Il résulte de l'instruction, et notamment de l'ordonnance, en date du 27 février 1997, du président du Tribunal d'instance de Gonesse, que cette occupation était fondée sur un contrat de bail. Par ailleurs, si en 1997, les requérants ont réquisitionné le sous-préfet de Montmorency, aux fins de procéder à l'expulsion de Mme D et de sa famille, il résulte de l'instruction que, par une lettre du 22 décembre 2000, M. et Mme A ont informé le sous-préfet que les loyers de la famille D avaient été réglés, depuis novembre 1997, par l'ADSEA, organisme de tutelle. Dès lors, le logement des requérants ne saurait être regardé comme ayant été occupé par des personnes entrées dans les lieux par voie de fait. Par suite. M. et Mme A ne sont pas fondés à se prévaloir des dispositions du quatrième alinéa de l'article L. 1334-4 du code de la santé publique.
12. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation et celles présentées par M. et Mme A sur le fondement de l'article L. 1334-4 du code de la santé publique doivent être rejetées.
Sur les conclusions aux fins d'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de l'État, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante. Les conclusions présentées à ce titre par les requérants doivent, par suite, être rejetées.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. et Mme A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Mme C A et au préfet du Val-d'Oise.
Délibéré après l'audience du 20 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
M. Kelfani, président, M. Prost, premier conseiller, et M. Villette, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 février 2023.
Le rapporteur,
signé
G. VILLETTE
Le président,
signé
K. KELFANILa greffière,
signé
A. CHANSON
La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026