lundi 7 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2000328 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 8ème Chambre |
| Avocat requérant | GELPI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 11 janvier et 23 octobre 2020, M. E D et Mme A B épouse D, représentés par Me Gelpi, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 12 novembre 2019 par laquelle le président de l'établissement public territorial Vallée Sud - Grand Paris a décidé d'exercer le droit de préemption urbain et d'acquérir aux prix et conditions fixés dans la déclaration d'intention d'aliéner, un bâtiment à usage mixte situé 83, avenue Henri Barbusse, sur la parcelle cadastrée section C numéro 169 ;
2°) de mettre à la charge de l'établissement public territorial Vallée Sud - Grand Paris le versement d'une somme de 5 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
3°) de condamner l'établissement public territorial Vallée Sud - Grand Paris aux entiers dépens.
Ils soutiennent que :
- la décision en litige est entachée de vices de procédures dès lors qu'il n'est justifié ni que l'avis du service des domaines ait été sollicité, ni que la commune de Clamart ait été informée et consultée préalablement à son édiction ;
- elle est dépourvue de caractère exécutoire ;
- elle a été adoptée au terme d'une procédure irrégulière et est tardive ;
- cette décision est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît les dispositions des articles L. 210-1 et L. 300-1 du code de l'urbanisme dès lors qu'aucun projet d'action ou d'opération d'aménagement poursuivant un but d'intérêt général suffisamment précis n'est déterminé à la date de la préemption ;
- elle est entachée d'un détournement de procédure ;
- ils démontrent leur volonté de maintenir le commerce existant.
Par un mémoire en intervention enregistré le 10 août 2020, la commune de Clamart conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Par de mémoire en défense enregistré les 28 août et 17 novembre 2020, l'établissement public territorial Vallée Sud - Grand Paris, représenté par Me Aaron conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge de M. et Mme D au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir qu'aucun des moyens invoqués n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Weiswald, rapporteur ;
- les conclusions de Mme Chabrol, rapporteure publique ;
- les observations De Me Scetbon, substituant Me Gelpi, représentant M. et Mme D ;
- et les observations de Me Bordet, substituant Me Laurence, représentant l'établissement public territorial Vallée Sud - Grand Paris.
Une note en délibéré présentée pour M. et Mme D a été enregistrée le 19 octobre 2022.
Considérant ce qui suit :
1. Par un courrier reçu le 11 septembre 2019, M. E D et Mme A B épouse D, bénéficiaires d'une promesse de vente, ont adressé à la commune de Clamart une déclaration d'intention d'aliéner un bâtiment à usage mixte d'une superficie totale de 110 m² situé 83, avenue Henri Barbusse, sur la parcelle de la commune cadastrée section C numéro 169. Par une décision du 12 novembre 2019, le président de l'établissement public territorial Vallée Sud - Grand Paris a exercé le droit de préemption urbain sur cette parcelle au prix de 482 000 euros dont 17 352 euros de frais d'agence à la charge du vendeur. M. et Mme D, en leur qualité d'acquéreurs évincés, demandent l'annulation de cette décision.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article R. 213-21 du code de l'urbanisme : " Le titulaire du droit de préemption doit recueillir l'avis du service des domaines sur le prix de l'immeuble dont il envisage de faire l'acquisition dès lors que le prix ou l'estimation figurant dans la déclaration d'intention d'aliéner ou que le prix que le titulaire envisage de proposer excède le montant fixé par l'arrêté du ministre chargé du domaine prévu à l'article R. 1211-2 du code général de la propriété des personnes publiques () ". La consultation du service des domaines préalablement à l'exercice du droit de préemption par le titulaire de ce droit constitue une garantie tant pour ce dernier que pour l'auteur de la déclaration d'intention d'aliéner.
3. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que le service des domaines a été consulté préalablement à l'édiction de la décision en litige et a rendu un avis le 30 septembre 2019. Par suite, le moyen tiré de ce que faute de justifier de l'existence de cet avis, la décision du 12 novembre 2019 a été rendu aux termes d'une procédure irrégulière doit être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code de l'urbanisme : " Lorsque la commune fait partie d'un établissement public de coopération intercommunale y ayant vocation, elle peut, en accord avec cet établissement, lui déléguer tout ou partie des compétences qui lui sont attribuées par le présent chapitre. / Toutefois, la compétence d'un établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre, d'un établissement public territorial créé en application de l'article L. 5219-2 du code général des collectivités territoriales, ainsi que celle de la métropole de Lyon en matière de plan local d'urbanisme, emporte leur compétence de plein droit en matière de droit de préemption urbain. La métropole du Grand Paris est compétente de plein droit en matière de droit de préemption urbain, dans les périmètres fixés par le conseil de la métropole, pour la mise en œuvre des opérations d'aménagement d'intérêt métropolitain mentionnées à l'article L. 5219-1 du même code. Dans les périmètres ainsi identifiés, les aliénations nécessaires à la réalisation des opérations d'aménagement d'intérêt métropolitain mentionnées au même article L. 5219-1 ne sont plus soumises aux droits de préemption urbains de la commune de Paris et des établissements publics territoriaux créés en application de l'article L. 5219-2 du même code () ".
5. En l'espèce, en application des dispositions précitées de l'article L. 211-2 du code de l'urbanisme, la compétence plein droit en matière de plein droit en matière de droit de préemption urbain appartient à l'établissement public territorial Vallée Sud - Grand Paris, établissement public territorial créé en application de l'article L. 5219-2 du code général des collectivités territoriales, dont la commune de Clamart fait partie. Par suite, les requérants ne peuvent utilement soutenir que le conseil municipal de la commune de Clamart n'a pas été préalablement informé des conditions de réalisation de l'opération de préemption et ne s'est pas prononcé, par délibération, sur son intérêt pour la commune, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 213-2 du code de l'urbanisme : " Toute aliénation visée à l'article L. 213-1 est subordonnée, à peine de nullité, à une déclaration préalable faite par le propriétaire à la mairie de la commune où se trouve situé le bien. Cette déclaration comporte obligatoirement l'indication du prix et des conditions de l'aliénation projetée ou, en cas d'adjudication, l'estimation du bien ou sa mise à prix, ainsi que les informations dues au titre de l'article L. 514-20 du code de l'environnement. () / Le silence du titulaire du droit de préemption pendant deux mois à compter de la réception de la déclaration mentionnée au premier alinéa vaut renonciation à l'exercice du droit de préemption. / Le délai est suspendu à compter de la réception de la demande mentionnée au premier alinéa ou de la demande de visite du bien. Il reprend à compter de la réception des documents par le titulaire du droit de préemption, du refus par le propriétaire de la visite du bien ou de la visite du bien par le titulaire du droit de préemption. Si le délai restant est inférieur à un mois, le titulaire dispose d'un mois pour prendre sa décision. Passés ces délais, son silence vaut renonciation à l'exercice du droit de préemption. () ". Aux termes de l'article L. 2131-1 du code général des collectivités territoriales, rendu applicable aux établissements publics de coopération intercommunale par l'application de l'article L. 5211-3 du même code : " Les actes pris par les autorités communales sont exécutoires de plein droit dès qu'il a été procédé à leur publication ou affichage ou à leur notification aux intéressés ainsi qu'à leur transmission au représentant de l'Etat dans le département ou à son délégué dans l'arrondissement ".
7. Il résulte des dispositions mentionnées ci-dessus de l'article L. 213-2 du code de l'urbanisme que les propriétaires qui ont décidé de vendre un bien susceptible de faire l'objet d'une décision de préemption doivent savoir de façon certaine, au terme du délai de deux mois imparti au titulaire du droit de préemption pour en faire éventuellement usage, s'ils peuvent ou non poursuivre l'aliénation entreprise. Dans le cas où le titulaire du droit de préemption décide de l'exercer, les mêmes dispositions, combinées avec celles précitées du code général des collectivités territoriales, imposent que la décision de préemption soit exécutoire au terme du délai de deux mois, c'est-à-dire non seulement prise mais également notifiée au propriétaire intéressé et transmise au représentant de l'Etat. La réception de la décision par le propriétaire intéressé et le représentant de l'Etat dans le délai de deux mois, à la suite respectivement de sa notification et de sa transmission, constitue, par suite, une condition de la légalité de la décision de préemption.
8. D'une part, contrairement à ce que soutiennent les requérants, il ressort des pièces du dossier que la décision de préemption en litige a été transmise au contrôle de légalité et réceptionnée par le préfet des Hauts-de-Seine le 13 novembre 2019, soit antérieurement à l'expiration du délai de deux mois dont disposait la commune pour exercer son droit de préemption. Par suite, le moyen tiré de l'absence de caractère exécutoire de la décision de préemption du 12 novembre 2019 dans le délai légal doit être écarté.
9. D'autre part, il ressort également des pièces du dossier que la déclaration d'intention d'aliéner a été reçue par la commune de Clamart le 11 septembre 2019 et que le délai de deux mois mentionné à l'article L. 213-2 précité du code l'urbanisme a été suspendu jusqu'à la visite du bien le 17 octobre 2019 et prorogé jusqu'au 17 novembre suivant en application de ces mêmes dispositions. Par suite, le moyen soulevé par les époux D tiré de ce que la décision litigieuse du 12 novembre 2019, qui leur a été notifiée le 15 novembre de la même année, serait irrégulière car tardive manque en fait et doit, dès lors, être écarté.
10. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 210-1 du code de l'urbanisme, dans sa version applicable au litige : " Les droits de préemption institués par le présent titre sont exercés en vue de la réalisation, dans l'intérêt général, des actions ou opérations répondant aux objets définis à l'article L. 300-1 , à l'exception de ceux visant à sauvegarder ou à mettre en valeur les espaces naturels, à préserver la qualité de la ressource en eau, ou pour constituer des réserves foncières en vue de permettre la réalisation desdites actions ou opérations d'aménagement. () / Toute décision de préemption doit mentionner l'objet pour lequel ce droit est exercé. Toutefois, lorsque le droit de préemption est exercé à des fins de réserves foncières dans le cadre d'une zone d'aménagement différé, la décision peut se référer aux motivations générales mentionnées dans l'acte créant la zone () ". Aux termes de l'article L. 300-1 du même code, dans sa version alors applicable : " Les actions ou opérations d'aménagement ont pour objets de mettre en œuvre un projet urbain, une politique locale de l'habitat, d'organiser le maintien, l'extension ou l'accueil des activités économiques, de favoriser le développement des loisirs et du tourisme, de réaliser des équipements collectifs ou des locaux de recherche ou d'enseignement supérieur, de lutter contre l'insalubrité et l'habitat indigne ou dangereux, de permettre le renouvellement urbain, de sauvegarder ou de mettre en valeur le patrimoine bâti ou non bâti et les espaces naturels () ".
11. Il résulte des dispositions citées au point précédent que les collectivités titulaires du droit de préemption urbain peuvent légalement exercer ce droit, d'une part, si elles justifient, à la date à laquelle elles l'exercent, de la réalité d'un projet d'action ou d'opération d'aménagement répondant aux objets mentionnés à l'article L. 300-1 du code de l'urbanisme, alors même que les caractéristiques précises de ce projet n'auraient pas été définies à cette date, et, d'autre part, si elles font apparaître la nature de ce projet dans la décision de préemption. Par ailleurs, la mise en œuvre du droit de préemption urbain doit, eu égard notamment aux caractéristiques du bien faisant l'objet de l'opération ou au coût prévisible de cette dernière, répondre à un intérêt général suffisant. Le juge de l'excès de pouvoir vérifie si le projet d'action ou d'opération envisagé par le titulaire du droit de préemption est de nature à justifier légalement l'exercice de ce droit.
12. D'une part, la décision du 12 novembre 2019 en litige, qui vise les dispositions des articles L. 211-2 et L. 300-1 du code de l'urbanisme, fait état de la mise en œuvre par la commune de Clamart d'une politique de dynamisation des commerces depuis plusieurs années ainsi que la volonté de l'établissement public territorial Vallée Sud - Grand Paris d'assurer une politique de développement commercial plus attractive sur des secteurs stratégiques de la commune de Clamart en implantant de façon pérenne des commerces de proximité qui complèteront et assureront une armature commerciale de qualité. Elle indique également que le bien objet de la préemption correspond aux attentes de la ville de Clamart en matière de vitalisation du commerce de proximité. Par suite, la décision attaquée fait apparaître la nature du projet en vue duquel le droit de préemption est exercé et est, dès lors, suffisamment motivée au regard des exigences de l'article L. 210-1 du code de l'urbanisme précité.
13. D'autre part, ainsi qu'il a été dit au point précédent, la décision de préemption litigieuse est motivée par la volonté de l'établissement public territorial Vallée Sud - Grand Paris d'assurer une politique de développement commercial plus attractive sur des secteurs stratégiques de la commune de Clamart en implantant de façon pérenne des commerces de proximité. Il ressort en outre des pièces du dossier que le projet d'aménagement et de développement durable de la commune de Clamart fait état de la nécessité de la création ou du renforcement des polarités commerciales et des offres de commerce sur les pôles secondaires, dont l'avenue Henri Barbusse, et qu'une étude relative à l'équipement commercial de la ville réalisée en 2017 à la demande de la commune préconise de renforcer l'offre commerciale sédentaire sur son territoire. Enfin, l'établissement public territorial Vallée Sud - Grand Paris fait valoir sans être contesté que l'immeuble préempté, d'une superficie de 110 m² et qui comporte déjà un commerce, est situé à un emplacement stratégique au cœur du quartier résidentiel Percy-Schneider qui est sous doté en matière de commerces comme le souligne le rapport de présentation de la modification n° 1 du plan local d'urbanisme de la commune de Clamart. Ainsi, l'établissement public territorial Vallée Sud - Grand Paris justifie, à la date de la décision de préemption attaquée du 12 novembre 2019, de la réalité d'un projet de développement de l'offre commerciale de proximité qui s'insère dans une politique cohérente conduite par la municipalité de la commune de Clamart, alors même que les caractéristiques précises de ce projet n'avaient pas été définies à cette date. Il s'ensuit que le droit de préemption a été exercé en vue de la réalisation d'une opération répondant à un des objets définis par l'article L. 300-1 du code de l'urbanisme, conformément à l'article L. 210-1 du même code.
14. Enfin, il ne ressort pas des pièces du dossier et il n'est d'ailleurs pas allégué que le prix d'acquisition du bien, qui s'élève à 482 000 euros et qui est inférieure à l'estimation effectuée par le service des domaines dans son avis du 30 septembre 2019, serait disproportionné au regard des capacités financières de l'établissement public territorial Vallée Sud - Grand Paris. Ainsi, compte tenu du coût de l'opération, des caractéristiques du bien préempté et de la mise en œuvre de la politique locale de la commune de Clamart tendant à la revitalisation et de maintien des activités commerciales existante, l'exercice du droit de préemption urbain répond à un intérêt général suffisant de nature à justifier légalement la décision en litige.
15. Il résulte de ce qui précède que l'établissement public territorial Vallée Sud - Grand Paris justifiait, à la date à laquelle son président a exercé le droit de préemption urbain, de la réalité d'un projet dont la nature était précisée dans la décision en litige et qui répond, d'une part, à l'un des objets mentionnés à l'article L. 300-1 du code de l'urbanisme et, d'autre part, à un motif intérêt général suffisant. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article L. 210-1 et L. 300-1 du code de l'urbanisme doit être écarté.
16. En cinquième lieu, si les requérants font état de leur volonté de maintenir le commerce de restauration actuellement situé au rez-de-chaussée de l'immeuble préempté afin de concourir à l'équilibre économique de leur projet et d'accroître l'attractivité du quartier, cette seule circonstance est sans incidence quant à la légalité de la décision attaquée.
17. En dernier lieu, compte tenu de ce qui a été dit aux point 13 et 14 du présent jugement, il ne ressort pas des pièces du dossier que la décision de préempter aurait été prise pour des considérations extérieures au motif d'intérêt général qu'elle mentionne. Par suite, le moyen tiré de ce que cette décision serait entachée d'un détournement de procédure doit également être écarté.
18. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision du 12 novembre 2019 présentées par M. et Mme D doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
19. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'établissement public territorial Vallée Sud - Grand Paris, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme que M. et Mme D demandent au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens. Il en va de même de leurs conclusions relatives aux dépens qui sont d'ailleurs sans objet en l'absence de dépens dans la présente instance. Par ailleurs, il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de ces derniers la somme que demande l'établissement public territorial Vallée Sud - Grand Paris sur le fondement des mêmes dispositions.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. et Mme D est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de l'établissement public territorial Vallée Sud - Grand Paris présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. E D et Mme A B épouse D et à l'établissement public territorial Vallée Sud - Grand Paris.
Délibéré après l'audience du 14 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Féral, président, M. C et M. F, premiers conseillers, assistés de Mme Khalfaoui, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 novembre 2022.
Le rapporteur,
signé
J.-B. F
Le président,
signé
R. FéralLa greffière,
signé
M. G
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour ampliation
Le Greffier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026